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Laura, opératrice régleur dans l'industrie

Passionnée d'aéronautique et de mécanique, Laura est opératrice régleur sur machine dans l'industrie aéronautique. Dans un milieu de plus en plus informatisé, Laura règle les machines, établit des process et suit la production de pièces de fixation qui seront montées sur les ailes des avions. La jeune femme a su trouver sa place dans ce milieu à majorité masculine.
Je m'appelle Laura. Je bosse à LISI depuis maintenant 7 ans. J'ai démarré en intérim pendant 6 mois. Puis s'en est suivi un CDI qu'on m'a proposé et que j'ai accepté tout de suite. Je suis une grande passionnée
d'aéronautique. Mon papa m'a transmis sa passion pure de l'aéronautique.
J'ai voulu travailler dans le domaine de la mécanique, puisque c'était ma passion. C'est toujours ma passion. J'en suis arrivée au poste
d'opérateur régleur sur machine, parce que ça reste de la mécanique.
Ça reste de la mécanique, c'est actif, on est polyvalent, on bouge,
et là, actuellement, je fais des pièces de fixation qui sont montées
sur les ailes, donc c'est un bon moyen pour moi d'allier les deux.
Je suis opérateur régleur sur machine, donc mon métier consiste à produire, en tant qu'opératrice. Mon superviseur peut me dire :
"Aujourd'hui, j'ai besoin de toi, il faut me régler ce process-là."
Et après, on suit l'évolution de son réglage, en produisant.
Ça nous permet de voir s'il y a des anomalies, si ça fonctionne bien ou moins bien. Si ça fonctionne moins bien, on remédie à ces problèmes-là.
Ma vie professionnelle, en 7 ans, a eu un grand impact sur moi-même.
Quand j'ai commencé, j'étais vraiment toute timide, toute réservée.
Je ne savais pas du tout où je mettais les pieds.
J'étais impressionnée, parce que, comme on dit, beaucoup d'hommes, très peu de femmes. Je sortais tout juste du lycée, le diplôme pas encore en poche, et j'avais très peur.
Puis petit à petit, j'ai commencé à prendre confiance en moi,
à m'affirmer également, à réfléchir un peu plus
et à m'apercevoir que oui, c'est pas difficile.
Je suis devenue quelqu'un de très positif, qui aime chercher, qui aime réfléchir. Et du coup, voilà, je pense que ça joue aussi
sur ce que je fais, parce que je ne m'en lasse pas, j'adore ce que je fais. Mon père me disait que ça allait être difficile, que j'étais une femme et qu'il valait mieux s'orienter
vers des domaines de femmes. C'est comme tout, j'ai appris.
On m'a montré, on m'a expliqué, j'ai appris.
Quand je suis arrivée il y a 7 ans, par exemple,
tous nos moyens de contrôler nos pièces étaient sur papier.
Donc c'était un vrai journal, qu'il fallait remplir
avec toutes les données. Maintenant, on est arrivés au stade du tout informatisé. Donc chaque poste de travail a son ordinateur et son pupitre de travail. Ce qui m'a rendue le plus fière, c'est la première fois où j'ai réussi à faire un réglage sur une machine de A à Z toute seule.
Donc là, j'étais vraiment très contente. Le premier conseil que j'aurais : tous ceux qui vont te dire que c'est has-been, que c'est pas fait pour toi, tu oublies. Je suis fière, fière de ce que je fais
dans ce métier.

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Alliance pour l'industrie du futur

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