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Cheffe de production automobile

Morgane est cheffe de production dans une entreprise de production automobile. Son rôle est de gérer la production des voitures tout en s’assurant de la qualité, en maintenant la sécurité et en respectant les délais. Pour cela, elle manage des chefs d’équipe, qui managent eux mêmes des techniciens, des ouvriers… Ce sont en tout 300 personnes que la jeune femme encadre et « coach » jour après jour pour maintenir les objectifs de l’entreprise.  


Je m’appelle Morgane, je suis cheffe de production dans une entreprise de production automobile à Valenciennes. Ça consiste à gérer la production des voitures en maintenant la sécurité, la qualité et livrer les voitures dans les délais.
Quand j’ai commencé dans l’entreprise, j’avais 30 personnes, j’étais groupe leader. Actuellement, je suis assistant manager et j’ai 300 personnes.
Au quotidien, je travaille avec les opérateurs de production qu’on appelle chez nous "team member", avec des "team leaders" qui sont des animateurs d’équipe qui animent à peu près une équipe de quatre, cinq personnes, avec des "group leaders" qui, eux, sont chefs de ligne de production et qui ont une trentaine de personnes. Je travaille vraiment avec les trois corps de métier, avec un peu plus de travail avec les" group leaders" puisque c’est moi, leur chef direct et que je dois les coacher. Une journée type, c’est le démarrage pour voir si l’effectif est au complet pour pouvoir démarrer. Ensuite, je vais sur le terrain et je regarde les différents problèmes qu’on a pu avoir, soit la veille, soit le jour.
C'est ca le défaut ? oui, c'est ca. Il s'est passé quoi là? On peut avoir eu un défaut sur la voiture, donc je vais aller voir sur ligne ce qui s’est passé, pourquoi la personne a fait le défaut et analyser la partie technique du process. Toujours creuser pourquoi.
Bonjour tout le monde.
Ensuite, on embraye sur la réunion avec les 'group leaders' pour figer les priorités de la journée et de la semaine et timer tout ça. On est en train de voir avec Patricia. On ne les neutralisera pas parce qu’il fallait s’organiser pour les faire avant. Par contre, dès que c’est le mois de mars et qu’on en refait, n’hésitez pas à les inscrire.
Au cours de la journée, c'est énormément de suivi de production, savoir si les voitures sortent en temps voulu, s’il y a des arrêts de lignes, des complications et des choses comme ça.
Là, on a le programme de production. On devrai actuellement faire 264 voitures. Là, on n’en a fait que 249 avec l’arrêt qu’on a eu tout à l’heure quand on était en châssis au mariage moteur. On a un ratio de 87.4. Normalement, l’objectif, c’est 90. Donc là, on est un peu en dessous avec l’arrêt qu’on avait fait. Le métier d’ingénieur a deux facettes. On peut croire qu’il n’y a qu’une facette technique, mais en fait, non. Il y a aussi une facette managériale. Moi, j’ai choisi la partie managériale parce que je préférais discuter avec les gens et avoir de l’interaction. C’est un travail où il faut beaucoup marcher, où il y a du bruit. On a les protections auditives et tout ça, mais on n’est pas assis à son bureau, ça, c’est sûr.
J’avais choisi de faire une école d’ingénieur. Ce que j’ai fait, c’est que je l’ai fait en alternance. Ça m’a permis d’avoir de l’action et de tenir justement jusqu’au Bac +5. Quand je suis arrivée, j’avais 24 ans. C’est vrai qu’au début, gérer 30 personnes, ce n’est pas forcément facile. Il faut faire ses preuves, tout simplement. Il faut être humble. Du coup, ça s’est bien passé par la suite. Mais c’est vrai qu’au début, ça peut faire un peu peur. Alors moi, ce que j’aime dans mon métier, c’est que j’assure la production des véhicules, donc je résous les problèmes. Et à la fin, je suis sûre que le client va rouler en toute sécurité. Et quand je vois passer la voiture dans la rue, je suis très fière de ça.

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