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CAP Réalisation en chaudronnerie industrielle

Apprenti en deuxième année de CAP, Tony réalise des ouvrages à partir de feuilles de métal. Au programme de la formation, traçage et lecture de plans, dessin sur ordinateur, découpe de la tôle, roulage, pliage, soudage, meulage... "Le métier de chaudronnier est très complet, explique un formateur. Il permet de réaliser des pièces de A à Z".
CAP RÉALISATION EN CHAUDRONNERIE INDUSTRIELLE

Tony (apprenti 2e année) :

J'ai choisi de faire la chaudronnerie tout simplement parce que je trouvais intéressant le fait de partir de rien, juste d'une tôle basique et ensuite, avec ça, pouvoir former, avec plusieurs procédés, de partir de rien, pour ensuite arriver à une grosse pièce au final.

Gilbert Morvan (formateur) :

C'est un métier qui est très complet, c'est-à-dire qu'un jeune ou un ouvrier est capable de faire une pièce de A à Z, c'est-à-dire du tracé, voire de l'étude, dans certains cas, à l'élaboration, la fabrication du produit et faire le montage, bien sûr, sur chantier.

Tony :

Ici, au CFA, on a comme cours le traçage, qui consiste à tracer des plans, tout simplement. On a communications de techniques, tout ce qui est travail sur ordinateur, par exemple, sur SolidWorks. C'est un logiciel qui permet de fabriquer des pièces en 3D. On a de la techno, qui consiste à nous apprendre tout ce qui est base. Calculer un développé d'une pièce, par exemple. Quand on a un cylindre, sur le plan, qui est déjà fait en cylindre, pour pouvoir calculer la tôle qu'il nous faut, il faut passer par certains calculs, pour pouvoir trouver la bonne dimension dont on aura besoin.

Gilbert Morvan :

Dans certains cas, lorsqu'il y a une pièce qui coulisse à l'intérieur, la priorité, ce sera bien la cote intérieure. Dans ce cas-là, il n'y aura pas à enlever des épaisseurs. En technologie, nous abordons les différentes techniques de formage, ne serait-ce que, par exemple, le pliage, les différentes règles et surtout aussi la sécurité liée à tous ces procédés de formage.

Tony :

Ensuite, on a la pratique. Là, en atelier, on nous donne un plan. On prend une tôle. Par nos propres moyens, on calcule ce qu'on doit faire. On passe par la cisaille pour découper la pièce et du roulage pour la cintrer, la plieuse pour pouvoir plier la pièce et du soudage ensuite pour tout assembler. Il faut avoir une bonne vision dans l'espace, une bonne imagination pour tout ce qui est pièce 3D, qu'on regarde le plan, de la patience, et surtout énormément de précision dans ce qu'on fait. Si on ne respecte pas une cote, ça va se répartir sur d'autres pièces et la pièce ne sera pas bonne.

Gilbert Morvan :

Après leur formation, bien sûr, certains d'entre eux vont poursuivre, puisque leur métier leur a plu et ils essayent de poursuivre en bac pro ce qui est un prolongement de leur formation, et puis dans certains cas, ils sont embauchés par leur entreprise puisque dans le domaine de la chaudronnerie, il y a quand même un manque.

Tony :

Après le CAP, personnellement, je compte partir en bac pro.

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Onisep Bretagne

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