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NOEMIE BRIAND JOAILLIÈRE, ENTREPRENEURE

Joaillière, Noémie Briand est aussi entrepreneure. A partir des métaux les plus précieux, elle fabrique «à la cheville» les bijoux qu’elle conçoit pour sa clientèle : des pièces uniques minutieusement élaborées.

Noémie Briand, joaillière entrepreneure Noémie Briand : Je m'appelle Noémie Briand. J'ai créé ma société de joaillerie, qui s'appelle Noémie Briand, en 2013. J'ai 29 ans. Je suis joaillière, donc je fabrique, sur mesure, des pièces de joaillerie pour la clientèle. Les clients viennent me voir essentiellement pour de belles occasions, donc fiançailles, mariage, mais aussi naissance, anniversaire de mariage, Noël, St-Valentin. Je fabrique des bijoux pour des beaux souvenirs. Ce qui est intéressant quand on est à son compte, c'est que le métier est varié. On n'est pas tout le temps à l'établi, on doit aussi gérer la relation clientèle, le dessin. Donc, il faut aussi s'adapter à la vision du client. À partir du moment où le croquis et son devis ont été validés, je passe aux étapes de fabrication. Tout d'abord, il faut partir d'un lingot d'or ou de platine, que je vais ensuite travailler avec différentes machines, différents outils. Il faut anticiper le mouvement du métal, bien faire les calculs, avec un pied à coulisse qui est au dixième de millimètre. Ça nous montre bien l'importance de la précision. La définition du joaillier, c'est toujours la quête du mouvement idéal qui demande également un apprentissage sur le long terme. Ça fait 9 ans bientôt que je suis dans le métier et j'apprends encore des choses. C'est un apprentissage de tous les jours et c'est ce qui rend le métier passionnant. Le quart de mon métier, c'est donc la fabrication de bijoux sur mesure, mais en parallèle, tous les deux ans, je fabrique une collection de pièces uniques entièrement faites à la main, que je présente dans différents salons ou expositions. Grâce à ma 1re collection, j'ai été lauréate des jeunes talents du Carrousel du Louvre 2014. J'ai également été finaliste du trophée créatrice d'avenir, qui valorise l'entreprenariat féminin. Historiquement, les personnes qui travaillent à la cheville, donc, la cheville, c'est cette pièce de bois qui permet d'avoir un support pour travailler le métal, cette place, est traditionnellement réservée aux hommes. Mais c'est vrai que maintenant, il y a énormément de jeunes femmes et de femmes qui travaillent à la cheville. Maintenant, le métier est tout à fait féminisé. Il n'y a plus du tout de souci à ce niveau-là. Pour qu'une pièce unique en joaillerie soit bien aboutie, il faut être entouré de plusieurs corps de métier de grand talent. Plusieurs sertisseurs, des graveurs, et de nombreux fournisseurs parisiens en métaux précieux, en perles, en pierres. Je travaille également avec une polisseuse qui va donner l'éclat final aux pièces. Je travaille aussi avec une laqueuse, puisque j'aime beaucoup le travail de la laque. Moi qui suis joaillière indépendante, là, c'est encore autre chose. En plus de cette recherche de précision, il faut également aimer le challenge de l'entreprenariat qui n'est pas très simple. Mais c'est vrai que c'est une belle aventure et ce métier est juste passionnant. Une fois qu'on a touché au métal, on ne peut plus lâcher.