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Conseillère en économie sociale et familiale

Budget, alimentation, santé... autant de domaines où intervient, au quotidien, le conseiller en économie sociale et familiale (CESF). Sa mission : aider les personnes en situation précaire à résoudre leurs difficultés.
Je m’appelle Cécile Jourdan, j’ai 35 ans et je suis conseillère en économie sociale et familiale.

Les conseillères en économie sociale et familiale sont des travailleurs sociaux, c’est un bac +3. On fait un BTS en économie sociale et familiale et après on fait une année spécifique pour obtenir le diplôme d’Etat de conseillère ESF. Pour ma part, le BTS je l’ai fait en alternance, c’est-à-dire qu’en parallèle de ma formation, j’ai travaillé 2 ans en contrat de qualification dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale.

On nous interpelle vraiment pour tout ce qui est problématique au logement. C’est un accompagnement global. Il y a souvent d’autres problématiques sociales ou de santé donc effectivement on est amené à parler de choses qui n’ont rien à voir avec le logement mais tout est en interaction, ça a forcément des incidences sur le logement.

On est totalement en interface entre les bailleurs et les locataires. On peut être aussi en interface entre d’autres services sociaux et les familles. Quand on n’a pas la connaissance nécessaire, on a le réflexe d’appeler des associations, d’autres structures qui sont spécialisées notamment sur le plan juridique au niveau du logement.
On travaille régulièrement avec la DIL qui est l’association Départementale d’Information sur le Logement.
Après ça peut être des associations, ponctuellement, avec lesquelles on peut être amené à travailler, notamment pour organiser un déménagement, faire appel à un chantier d’insertion.

Chacun a des familles qui lui sont attribuées donc on travaille chacun avec notre propre suivi. Maintenant, effectivement on est une équipe. On n’hésite pas à échanger entre nous pour des échanges de conseil, d’astuce.

Il faut être curieux des autres, s’intéresser à l’autre, à son mode de vie et aimer tout ce qui est relationnel que ce soit avec les usagers avec lesquels on travaille, avec l’équipe comme avec les partenaires.

Pour moi, il n’y a pas de routine parce que toutes les familles sont différentes. On en apprend tous les jours. Chaque famille rencontrée, c’est une nouvelle problématique donc c’est toujours se poser la question, comment on va travailler avec elle ? Quelle orientation on va prendre ? C’est toujours se renseigner à droite, à gauche. C’est important de se dire qu’on arrivera à trouver des solutions même si les gens lorsqu’on les rencontre, ils sont au bord de l’expulsion, à partir du moment où ils se mobilisent, des solutions sont possibles.

Je pense que je n’ai pas encore fait le tour de ce que je fais, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre même si j’ai quand même assez de connaissances pour être à l’aise. Je me vois encore effectuer ce travail dans les années à venir, il n’y a pas de souci.

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produite par

Onisep Occitanie - Site de Montpellier Région Languedoc Roussillon / Midi Libre

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