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Kevin, technicien de maintenance dans l'industrie

Kevin est technicien de maintenance dans l'industrie. "Dépannage, diagnostic, maintenance préventive": Il sait réparer les pannes mais également les anticiper. Dans un milieu en pleine évolution technologique, Kévin doit être polyvalent et savoir passer de la caisse à outil à la tablette numérique.
Je m'appelle Kévin Blot, j'ai 28 ans. Cela fait maintenant 5 ans
que je suis chez CLAAS Tractors, et j'occupe le poste de technicien de maintenance. J'ai fait un Bac STI Génie Electrotechnique, au lycée Touchard-Washington, au Mans. Par la suite, j'ai fait un BTS Maintenance industrielle. C’était un BTS en alternance. Ce que j'aimais dans l'alternance, c'était d'allier une partie théorique à la parie pratique, avec une expérience professionnelle, et bien sûr, l'aspect rémunération. Derrière cela, j'ai fait une Licence professionnelle Maintenance des systèmes automatisés. Ce qui me plaît dans le métier aujourd'hui,
c'est que c'est jamais la même chose, il n'y a pas de routine.
On peut passer d'une technologie à une autre dans la même journée.
Cela peut être quelque chose de simple comme très compliqué à la fois.
Je peux être amené dans un premier temps, à faire soit du terrain, soit du bureau. Quand c'est la partie terrain, cela peut être du diagnostique
Du dépannage, de la maintenance préventive. Ce sont des actions qui visent à prévenir une panne avant qu'elle n'arrive. Naturellement, je suis plutôt terrain. Là ou je suis vraiment très fort, c'est le diagnostic. C’est là ou je m’épanouis. La maintenance d'aujourd'hui n'a rien à voir avec la maintenance d'il y a 20 ans. J’ai un opérateur qui m’a récemment dit. "Avant, quand on voyait arriver la maintenance, c’était avec une caisse à outils, aujourd’hui c’est avec des ordinateurs ». J'ai également une caisse à outils. Je fais aussi du dépannage un peu plus à l'ancienne, avec du démontage, de l'analyse, de l'expertise. Je suis polyvalent. Je passe de la caisse à outils à la tablette, au PC, au bureau... Je n'ai pas que l'aspect terrain. Ça, ça me plaît. Suit à un projet de modernisation de l'usine, on démarre une nouvelle ligne de montage composée d’un ensemble de véhicules automatiques. Le positionnement se fait par wi-fi et donc, on a la possibilité, en cas de sortie de piste de ces de les prendre en manuel
via une tablette. En cas de panne sur le système, toute l'équipe maintenance a été formée à comment régir, par exemple comment remplacer
un véhicule en production, dans les règles de l'art et en respectant la sécurité. La plupart de nos lignes aujourd'hui sont équipées de remontage de défauts par SMS. La machine va être capable, si elle se détecte en panne, de nous avertir. Donc c'est très utile sur les installations
qui sont plus autonomes, sans conducteur de ligne, et en dehors des heures de production, la nuit et le week-end. La maintenance, c'est un vrai travail d’équipe. On compte les uns sur les autres. On ne laissera pas un collègue bloqué sur une panne, par exemple. Ce que j'aurais à dire à un jeune qui cherche une formation, c’est que la maintenance est un milieu extrêmement intéressant. C'est jamais la même chose. Cela va beaucoup évoluer avec les technologies. Ce qui me rend fier dans le métier, c’est d’être capable d’établir un diagnostic face à une panne complexe. Ca, c'est vraiment la fierté du technicien. Clairement, je suis fier de mon métier aujourd'hui.

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Alliance pour l'industrie du futur

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