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Kart adapté : Clémence et Stuart

Clémence Samaille et Stuart Senebier, atteints d?un handicap différent, partagent une même passion : le kart. Sportive de haut niveau dans plusieurs disciplines, Clémence roule vite, très vite? Stuart progresse doucement, mais sûrement ! Leurs parents nous parlent des retentissements de cette activité sur leur vie personnelle.
Clémence, je vais bientôt avoir 19 ans. J'aime beaucoup le sport. Je fais du ski, du kart et de la natation le soir.

Je suis le papa de Clémence qui est trisomique. Clémence a été double championne olympique de ski en Corée du Sud. Elle fait aussi également de la natation. Elle a été aussi à Los Angeles. Elle a eu une médaille de bronze aux Special olympics il y a quatre ans. C'est une sportive de haut niveau en ski, en natation et en karting. Il n'y a pas de compétition de karting en sport adapté.

J'aime la compétition. J'aime bien gagner. J'adore doubler les gens aussi et j'aime bien faire les têtes-à-queues.

Le sport a forcément un impact sur la confiance en elle.On le voit aujourd'hui. Elle arrive, elle est tout à fait à l'aise avec tout le monde. Dès qu'elle arrive, elle s'habille, on ne s'occupe même pas d'elle. Elle est comme les autres.

Au niveau du karting il y a des adaptations. On a des karts biplace adaptés aux personnes qui ont un handicap physique ou un handicap intellectuel, avec des doubles commandes. Aujourd'hui on fait rouler en karting, des autistes, des trisomiques, plein d'enfants et d'adultes handicapés.

Avec des gens comme Clémence ou des enfants trisomiques, ils arrivent assez bien à comprendre les consignes, mais il faut des consignes simples.

Pour les enfants autistes, on travaille beaucoup avec le mimétisme. Aujourd'hui par exemple il y a des enfants non handicapés, des enfants valides, qui roulent avec des enfants handicapés et un enfant autiste au milieu de 15 enfants valides, ben il va faire comme eux en fait.

Stuart, c'est un gamin qui est autiste et il a commencé à être en biplace et a commencé à conduire sans le frein et sans la pédale de gaz. Maintenant après quatre ans, ce matin, il a pu tourner tout seul dans un kart.
Le sport ça lui apporte dans la vie quotidienne, comme il peut prendre des initiatives. Il veut faire tout seul les choses et il est plus dynamique dans sa vie quotidienne qu'il pouvait être avant. Il était plus en retrait. Quand je vois les progrès que Stuart il peut faire et quand je vois ce ,que ça lui apporte. Et le contact avec les autres qui ne sont pas en situation de handicap justement ici, je trouve que c'est très très très bénéfique, et je ne peux que conseiller d'attaquer le sport, le ski, le kart, la voile. Tout ce qui se présente, quand on à l'occasion, il faut sauter dessus.

Ca les rend très heureux et ça le grandit. Voilà.

Les jeunes aujourd'hui qui côtoient Clémence et qui voient déjà que Clémence va aussi vite qu'eux, ben déjà ils sont impressionnés et ils ont pas le même regard sur le handicap quand ils ont vu Clémence rouler ou d'autres. Ces enfants là dans le monde d'adultes et dans le monde de l'entreprise après, quand ils verront arriver une personne en situation de handicap, ils se souviendront de Clémence qui aura fait du kart avec eux, que ces personnes elles ont un potentiel intéressant, qu'il faut adapter bien sur, c'est toujours un peu plus compliqué, mais on y arrive. C'est ça qui est intéressant.

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Onisep Auvergne-Rhône Alpes - Site de Grenoble

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