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Paracyclisme : Florian Chapeau

Dans cette vidéo, on suit Florian, atteint d'un handicap, lors de son entraînement avec un groupe de cyclistes valides, sur un mur d'escalade avec les élèves de sa section sportive escalade. Sa maman et ses entraîneurs témoignent sur son handicap, son parcours, ses projets. Actuellement en compétition avec la Fédération française de cyclisme, Florian, a pour objectif les jeux paralympiques de Paris 2024 !
Je suis la maman de Florian Chapeau qui est cycliste au sein de La Motte Cervolex cyclisme, en compétition chez les valides. Il est aussi en sport études escalade. J'ai préféré mettre Florian sur une activité qui lui permettait de rééduquer le bas du corps. On a commencé par l'école de vélo.
On est parti sur route pour faire mon échauffement et après, j'ai fait des exercices de force sur l'entraîneur.
Florian a un accident vasculaire cérébral depuis la naissance, dû à un syndrome transfuseur-transfusé avec son jumeau.
J'ai les plateaux qui sont ici, les vitesses qui sont ici, et là, j'ai une poignée double frein.
Le stage de jeunes à haut potentiel par la Fédération handisport. Lorsqu'il a rencontré de nombreux handicapés de tous handicaps différents, il s'est dit : "Ah là, en fait, j'ai du potentiel".
C'est sur le plan national. C'est le cas de Florian, sur les stages jeunes à potentiel qui sont organisés par la Fédération, multisports souvent, qui vont enclencher véritablement un vrai suivi de leurs activités et de leurs performances. La grande nouveauté, depuis plusieurs années, c'est l'intégration dans les clubs valides.
Rouler avec des valides, ça me fait encore plus progresser que si je roulais avec des handis.
Florian, on l'a mis sur un entraîneur avec ce qu'on appelle un capteur de puissance. On peut mesurer la déficience de la jambe, la faire travailler un petit peu plus.
Je progresse à chaque entraînement. J'ai remusclé ma jambe droite.
Son handicap va le pénaliser quand il y a de grandes descentes qui bougent beaucoup où il n'est qu'avec un bras. Il faut quand même s'en rendre compte. En plus, dans les pelotons, quand ça frotte, quand ça bouge un peu, on se tape contre les coudes. Il y a le guidon qui frotte et tout. Florian, forcément, est pénalisé là-dedans.
On s'était mis à rechercher un autre sport qui lui permettrait de prendre conscience de son haut du corps et de rééduquer sa main, son bras.
Je pense que l'escalade lui apporte beaucoup, surtout au niveau rééducation, notamment pour son bras, puisque le vélo, tout est posé, il ne bouge pas. Il ne peut équiper qu'avec son bras valide. Il faut qu'il libère son bras valide. Il faut qu'il ait des prises très crochetantes pour son bras handicapé. Ce qui fait qu'il y a des voies qu'il ne peut pas faire. C'est quelqu'un qui a un gros mental. C'est quelqu'un qui, s'il n'avait pas son handicap, serait dans les deux, trois meilleurs de la section. Ce qui fait qu'il s'intègre bien dans le groupe.
Ça lui a permis de combler, au niveau moteur, ce qu'il était capable de demander à ses bras et à ses mains.
Il est totalement inclus, et ça change le regard par rapport à la différence. On peut faire en adaptant. On donne quand même priorité au plan compétitif au cyclisme.
Grâce au sport, Florian s'assume, n'a pas honte, n'a pas peur et a entièrement confiance en lui. Au niveau études, c'est de faire un bac professionnel agricole avec une classe à horaires aménagés pour pouvoir continuer ses études sportives.
Florian sera sur les courses cadet FFC qui sont ce qu'il y a de mieux actuellement en cyclisme.
La vocation, ce sont les Jeux paralympiques.
Mon objectif, ce sont les JO de Paris 2024, avoir la médaille d'or.

Une vidéo
produite par

Onisep Auvergne-Rhône Alpes - Site de Grenoble

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