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Paysagiste

Voilà longtemps que le paysagiste ne se contente plus de fleurir les carrefours. En véritable architecte de l'espace, il modèle les milieux, urbains comme ruraux. Puisant dans sa créativité sans jamais perdre le sens des réalités, il s'efforce d'améliorer notre cadre de vie.
Je m’appelle Cécile. J’ai 40 ans et j’exerce le métier de paysagiste concepteur.
Je suis travailleur indépendant donc en profession libérale. Je travaille depuis 7 ans et je me suis un peu spécialisée dans la commande publique, c’est-à-dire je travaille beaucoup avec des mairies, des départements et la région.

Le métier de paysagiste, on pourrait dire c’est de modeler l’espace, le paysage urbain ou de la campagne. Le paysagiste n’intervient pas que seulement sur les espaces verts en ville. Il a vraiment une mission d’intervenir sur le cadre de vie, c’est-à-dire que dès qu’il y aura un nouvel aménagement en ville notamment mais aussi à la campagne, il sera appelé.

Il peut y avoir une dimension d’étude, c’est-à-dire comprendre un territoire, quel paysage existe. Il y a une autre partie du métier qui est la maîtrise d’œuvre, c’est-à-dire à ce moment là, il y a vraiment les études, le dessin, l’esquisse au début, le croquis, les idées qu’on a jusqu’à la réalisation, c’est-à-dire le modelé terrain, la plantation et l’entretien de cet espace.

C’est un métier d’équipe, donc il y a souvent ceux qui commandent, ce sont les élus. Et puis moi je forme une équipe avec d’autres experts, des architectes, des bureaux d’études techniques.
Il faut avoir une sensibilité au vivant. Pourquoi telle plante pousse avec telle autre. Pourquoi on a ce paysage là. Il faut avoir un imaginaire et être un peu créatif.

Une des contraintes de paysagiste concepteur, c’est d’être souvent à l’intérieur. C’est-à-dire qu’on passe beaucoup de temps derrière son ordinateur à dessiner des plans, à répondre à des courriers. On passe aussi pas mal de temps au téléphone. On passe peut-être ¾ du temps à l’intérieur et ¼ du temps à l’extérieur.
Une autre contrainte liée à l’exercice libéral c’est d’avoir un emploi du temps assez chargé où on ne compte pas beaucoup ses heures. Et il faut répondre à des échéances donc ça génère un petit peu de stress et il faut arriver à le gérer.

Ce que j’aime dans ce métier, c’est que je travaille avec une matière vivante donc qui est complexe, aléatoire. Un jardin, je dis toujours on le met en place et il va vivre et il atteindra son apogée peut-être 20 ans après. Il y a une échelle de temps qui est assez intéressante, qu’on fait pour l’avenir.

J’ai fait l’école nationale supérieure du paysage où l’on rentre avec un bac+2 sur concours. Les études durent 4 ans et l’on sort avec un diplôme d’état.
Je pourrai évoluer vers de la commande privée, c’est-à-dire faire des jardins pour des particuliers.

L’autre possibilité serait de s’orienter vers du salariat et de passer le concours de la fonction publique territoriale et de travailler au sein d’une mairie ou d’un département.

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produite par

ONISEP Région Languedoc Roussillon / Midi Libre

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