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BOTANISTE

Botaniste tropicaliste, Vincent Droissart est chercheur à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Son unité de recherche, basée à Montpellier, regroupe des spécialistes d'autres disciplines et organismes de recherche pour étudier les plantes et leur biodiversité. Il mène ses recherches sur les orchidées entre son labo en France, ses missions à l'université de Yaoundé et sur le terrain, au Cameroun.

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BOTANISTE Vincent Droissart : Je m'appelle Vincent Droissart, je suis chercheur. Je travaille pour l'institut de recherche pour le développement, donc l'IRD, qui a essentiellement vocation à travailler au sud. Et donc moi, je suis botaniste tropicaliste, donc je travaille sous les tropiques. Je suis actuellement rattaché ce que l'on appelle une unité mixte de recherche. Elle regroupe à la fois des botanistes, mais également des mathématiciens, des écologues... On travaille pour essayer de mieux comprendre comment fonctionnent les plantes, comment elles se diversifient. Mon métier consiste essentiellement à identifier des échantillons de plantes que je vais collecter sur le terrain, en Afrique Centrale. Je travaille essentiellement au Cameroun. Le principal sujet de mes recherches, c'est une grande famille végétale qui sont les orchidées. Ces recherches, elles vont au départ me mener à décrire de nouvelles espèces, parce que dans les endroits où on travaille, ce sont des endroits extrêmement diversifiés. Ce sont des milieux qui sont en pleine transformation actuellement. On exploite le bois, on exploite les ressources du sol, et donc les forêts dans lesquelles on travaille sont actuellement menacées par l'Homme, par les changements climatiques, aussi. Et donc l'idée c'est de décrire cette biodiversité pour pouvoir mieux la conserver, la gérer après dans le futur. Dans le contexte, je pense que tu devrais avoir tes objectifs, les objectifs de ta thèse, aussi. Mais en trois grands points, et puis après faire référence à tes objectifs pour... D'abord j'ai fait une licence en biologie végétale, j'ai continué avec un master une spécialisation en botanique tropicale, dans une autre université en Belgique. J'ai également fait mon doctorat dans cette université. Je terminais tous juste ma thèse, et donc on m'a dit qu'il y avait des ouvertures, il y a des appels à candidatures à l'IRD chaque année pour recruter de nouveaux chercheurs. Et donc juste quand je terminais ma thèse, on cherchait un chercheur spécialiste en botanique tropicale en Afrique, et donc voilà, je suis tombé au bon endroit, au bon moment. Les plantes peuvent être cultivées comme ça, pendant de nombreuses années. Il faut, je pense, de la persévérance, parce que c'est un métier aussi où on fait beaucoup de choses. On ne fait pas que collecter des plantes. Moi, je passe, disons, 30 % de mon temps à faire de la recherche, aller collecter des plantes, j'ai 30% de mon temps où je fais de l'encadrement d'étudiants et encore 30, 40 % où je recherche des financements pour les projets que je mène. On décrit des plantes, on doit pouvoir les décrire de manière très succincte, de manière très précise, pour que ça puisse faire référence pour les autres chercheurs qui vont venir travailler sur le matériel ou sur les travaux, les articles qu'on a faits à partir de ce matériel. On a vraiment besoin des botanistes, on est à la base, en fait, de beaucoup d'études, que ce soit en écologie, que ce soit sur des produits cosmétiques, pharmaceutiques, on cherche de nouvelles molécules dans les plantes. Mais, voilà, on est encore très peu, on est très peu de botanistes justement à aller sur le terrain et à collecter, il y a un manque de botanistes. Malheureusement, il y a aussi un manque d'emplois, je pense, voilà, il n’y a pas énormément de places. Mais c'est un métier d'avenir, oui, on a toujours besoin du botaniste pour aller collecter les plantes.