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Ouvrier horticole

L'horticulteur cultive les jardins potagers, floraux et d'agrément. C'est pourquoi derrière cette appellation, on regroupe aussi d'autres spécialistes, tels que le floriculteur, le pépiniériste, le maraîcher et l'arboriculteur.
Jérémy Bonnet, ouvrier horticole depuis septembre 2000. Tout petit déjà, moi, j’ai habité à la campagne et j’ai passé toute ma jeunesse à la campagne. Toujours dans les champs, dans le jardin, et c’est vrai que toujours aider ma mère, mon père, toujours des petits outils pour moi dans un coin pour pouvoir réaliser mes premières œuvres.
C’est un métier, bien sûr, mais c’est surtout une passion, ce qui me permet de le développer au maximum. Alors être ouvrier horticole, c’est avant tout procéder au suivi d’une culture quelle qu’elle soit. C’est-à-dire, on va tout maîtriser de la multiplication à la vente en passant bien sûr par le repiquage et le distançage tout en maîtrisant l’arrosage, la fertilisation et le suivi phytosanitaire ,c’est les 3 points essentiels dans le suivi d’une culture.
Travailler sous serre, c’est fabriquer son climat. C’est le gérer, mais ce n’est pas fabriqué seulement 1 climat, c’est fabriquer différents climats. Et c’est là que c’est difficile. On doit rentrer différents paramètres, selon les blocs de serre, selon les plantes qu’il y a à l’intérieur puisque elles n’ont pas toutes les mêmes exigences.
Alors d’une part, faut être très rigoureux dans son travail, faut vraiment avoir une conscience professionnelle. Faut avoir un énorme sens d’analyse, toujours anticiper le végétal, faut toujours le maîtriser parce que sinon c’est lui qui nous maîtrise.
Pour le sentir, faut vraiment vivre en osmose, c’est vrai, c’est vraiment le bon mot vivre en osmose avec la plante. Et nous on doit prévoir à l’avance, les éventuelles évolutions de la plante.
C’est un travail qui se fait en équipe. On est toujours amené à être plusieurs sur un même chantier par souci de productivité aussi mais chaque personne a quand même son rôle. Chacun apporte sa petite pierre à l’édifice, mais on travaille beaucoup en équipe.
Il y a un énorme plaisir quand on la produit comme on l’imaginait au départ. Là, on est au sommet de notre art. Une fois qu’on a réussi à obtenir ce qu’on voulait au départ, c’est qu’on a réussi à passer au-dessus de tous les obstacles.
J’ai encore beaucoup de choses à apprendre. C’est infini, on apprend tout le temps. Même à la veille de ma retraite, j’aurai encore des choses à apprendre parce que un végétal on n’arrive pas à l’exploiter au maximum. Mais si c’était à refaire, je le referai volontiers, pareil, je changerai rien.

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produite par

Educagri Editions Onisep Centre-Val de Loire

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