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Technicien de maintenance automobile

Clément est technicien de maintenance dans l’industrie automobile. Il s’occupe d’un parc de 13 robots de peinture. Son rôle est de s’assurer que la ligne de production ne s’arrête jamais. Pour cela il agit avant la panne, c’est ce qu’on appelle, le préventif mais aussi dans l’urgence, c’est le curatif. Dans ces situations, le sang froid est une qualité essentielle pour gérer la pression !


Je m’appelle Clément, j’ai 23 ans, je suis technicien de maintenance dans une entreprise d’assemblage automobile dans la région des Hauts-de-France. Technicien de maintenance, ça consiste à faire des contrôles sur notre atelier. Dans une usine de construction automobile, il y a énormément d’équipements. Notre métier à nous, technicien de maintenance, ce sera d’assurer que cette ligne ne s’arrête jamais. Les robots qui sont le cœur de l’atelier, ce sont les robots de peinture qui vont appliquer les différentes couches sur les pare-chocs. Mon parc est de 13 robots et de différentes machines et process. Il y a une partie de la journée qui va être passation de consignes entre techniciens, donc entre personnes du même niveau.
On va souder ici également. Et au niveau du poids, il n’y a pas trop de poids en plus, j’espère. Il va falloir regarder les documentations techniques pour voir si le robot peut accueillir cette charge-là.
La plupart des documentations techniques sont en anglais. Parler anglais, c’est très important pour les intervenants étrangers, pour les ingénieurs étrangers. C’est un atout qui est, je pense, très valable dans une entreprise comme ça.
Toute la journée, on va être amené à travailler avec les équipes de production. On va travailler avec les cadres et les ingénieurs, et forcément, avec notre animateur d’équipe. Une seconde partie qui va être une ronde journalière. Je vais avoir une liste d’équipements donnée à aller contrôler, soit des pressions, des pertes de charge, des tensions. Il y a énormément de valeurs qu’on va contrôler et ça va permettre de garantir l’aspect qualitatif, sécurité ou production de mon poste. Il y a une troisième partie qui va être plus dans l’analyse, dans le préventif. On va faire de la recherche sur les équipements et sur les éventuelles pannes qu’on peut rencontrer toute la semaine ou le jour J.
En dehors de cette partie de ronde et d’inspection journalière, on a un aspect qui est dans l’urgence, où des pannes qui sont inconnues, et qui surviennent rarement apparaissent. C’est là où la pression s’installe et où je vais devoir redémarrer la ligne en sécurité le plus vite possible.
Ce site d’assemblage est organisé en 3x8. Quand je suis du matin, je travaille tôt de 5 heures à 14 heures. Quand je suis de l’après-midi, je fais 13h30 à 22 heures. C’est un rythme à prendre au début, mais qui offre des avantages d’avoir une semaine sur deux, toute une après-midi libre pour ses activités personnelles ou le sport. C’est un aspect qui est intéressant.
Après le lycée, j’ai voulu faire des études courtes en BTS et je me suis surtout rapproché de l’industrie. Une ligne automobile, entre guillemets, qui ne s’arrête jamais, c’était assez impressionnant pour un jeune de 19, 20, 21 ans. Ça va faire deux ans que j’occupe ce poste, donc oui, je me sens mieux et c’est beaucoup plus facile pour moi aujourd’hui.
Ce qui me plaît dans mon métier, c’est l’aspect challenge. Ça va beaucoup évoluer dans les années qui arrivent. J’ai encore du travail à faire, j’en suis conscient, mais éventuellement, partir à l’étranger ou pour un projet, vu que mon atelier va être sujet à des modifications et à des améliorations, j’aurai, je pense, l’occasion de partir à l’étranger. Donc ça, c’est quelque chose qui me plairait énormément.

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