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Mon Micro lycée

Après un passage difficile dans leur scolarité, Charlotte et Éric, poursuivent leurs études au micro-lycée du lycée Georges Pompidou de Castelnau-le-Lez (34). Nous les avons rencontrés au moment où ils préparaient sereinement les épreuves du bac.
Initialement, j'étais au Lycée Jean-Monnet sur Montpellier et j'étais en rupture avec l'établissement scolaire suite à une dépression. Après quelques années, j'ai décidé de reprendre l'enseignement… de reprendre en tant qu’élève. Avec une assistante sociale, j'ai été dirigé vers le micro-lycée.
J'ai eu des problèmes avec des camarades au collège et j'ai une phobie scolaire. J'ai tenté de faire une seconde dans un lycée privé à Montpellier, je n’ai pas réussi. Ma mère a fait des recherches pour voir comment je pourrais m'en sortir autrement, vu que je n’arrivais pas à aller dans une classe normale. C’est là qu’elle a trouvé le micro-lycée et qu'elle a contacté madame Boulenc, la responsable. J’ai fait d'abord une seconde générale, ensuite, une première ES et une terminale ES.


Pourquoi créer le micro-lycée dans un établissement ? Parce que je voulais donner une chance supplémentaire aux élèves en grande difficulté. C'est vrai que les élèves en grande difficulté, dans le système normal, malgré l'accompagnement qu'on peut mettre en place dans ce lycée : on fait de l'accompagnement le samedi matin, le soir après les cours… Malgré cet accompagnement, il fallait une structure pédagogique différente.

Ça n’a pas été une bonne expérience. On ne peut pas appeler ça une expérience enrichissante.

Déjà, les effectifs sont beaucoup plus réduits par rapport à une classe dite classique. On est à peu près une dizaine. On n'a pas la même relation avec les professeurs que dans une classe normale. C'est beaucoup plus personnalisé. Ils sont beaucoup plus à l'écoute.
Ce qui m'a plu, c'est que ça m'a été présenté comme non pas une école de la dernière chance, mais une possibilité de reprendre les études dans un autre cadre que celui proposé par l'ensemble des lycées, à savoir des horaires plutôt aménagés, des classes plus petites et un enseignement bien plus suivi au cas par cas.

La première année, lorsqu'on a mis ça en place, sur quatre élèves qui ont passé le bac, les quatre avaient réussi. Lorsqu'on met les moyens en fin de compte, de la coordination et de la concertation entre les différentes équipes, on arrive à un résultat qui fait que ces élèves qui doivent avoir une prise en charge particulière arrivent à réussir.

Je ne me voyais pas réintégrer une classe conventionnelle de par déjà ma différence d'âge. Ensuite, les mentalités ne sont pas les mêmes également. Il y a une certaine maturité, autre, dans cet établissement.

J'avais beaucoup d'appréhension, de stress de savoir comment ça allait se passer. Au fil des mois, ça s’est… J’ai beaucoup moins d’appréhension et j'ai même du plaisir à aller en cours, ce que j'avais perdu des années auparavant. J'apprécie beaucoup étudier ici et le micro-lycée a vraiment été la chance de ma vie. Je ne sais pas comment je m'en serais sortie sans le micro-lycée. Ça m’a vraiment beaucoup aidée. J'étais dans une période assez noire et ça m'a redonné goût à la vie, entre guillemets.

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Onisep Occitanie - Site de Montpellier

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