2181 vues

Cursus Master en Ingénierie: le parcours de Lise, en première année de doctorat

Lise est en première année de doctorat en informatique et robotique.

En deuxième année de licence elle a intégré le cursus Master en Ingénierie en informatique.

Elle nous explique ce qui lui a plus dans cette formation et ce qu’elle lui a apporté d’un point de vue professionnel. 


J'ai fait un bac scientifique option SVT. J'étais plutôt une bonne élève. J'étais intéressée par toutes les sciences. Je n'avais pas une dominante en particulier. J'adorais la physique, la bio. Après le bac, j'ai choisi l'informatique, justement parce que j'ai découvert qu'avec l'informatique, j'allais pouvoir être dans l'interdisciplinarité facilement, que j'allais faire de l'informatique et peut-être de la neuro, informatique et psycho. Le deuxième aspect, c'est juste de la curiosité, parce que l'informatique, on en a tous les jours autour de nous, dans nos vies, dans notre téléphone et notre ordinateur. J'avais juste envie de comprendre comment ça fonctionnait. Je pensais déjà à faire de la recherche en rentrant à la fac.

La première fois que j'ai entendu parler du CMI, c'est quand j'étais en deuxième année d'université. Ce qui m'a intéressé, c'étaient tous les stages qu'on allait avoir en plus, notamment des stages de recherche. On me l'a aussi présenté comme une formation par la recherche. C'était parfait pour moi, c'était exactement ce que je voulais. Et tout ce qui était apprentissage par problèmes.

On appelle ça situation de problèmes ou situation de projet. On va confronter, dès le début, les étudiants à un problème donné. Par exemple, les étudiants derrière moi doivent réaliser un dispositif robotique de tracking en utilisant le traitement d'image et la vision. Ils sont avertis dès le début de la partie projet qu'ils ont à faire, des objectifs et des résultats qui sont attendus. Ils doivent travailler en équipe sur la réalisation de cet objet en quelque sorte ou de ce produit.

C'est complètement différent d'un cours magistral. On ne s'ennuie pas. On tisse des liens. On apprend à travailler en groupe. C'est plus formateur parce que quand c'est vous qui avez trouvé la réponse et vous qui avez fait la démarche de la trouver, vous allez plus facilement la retenir que quand c'est juste un prof qui va vous l'écrire au tableau.

En deuxième année, j'étais sûre que je voulais faire de la recherche, mais j'étais consciente que je n'avais pas du tout vu le côté entreprise. J'étais donc contente de faire un stage en entreprise pendant ma troisième année. C'était plutôt sur des sujets de R et D. Ça m'a plu. C'étaient d'autres aspects. Il y avait d'autres contraintes que la recherche en laboratoire. En entreprise, c'est extrêmement appliqué. Vous développez une solution. Elle est mise sur le robot et vous voyez le résultat. Vous ne vous posez pas de grandes questions sur le fonctionnement de l'être humain. En recherche fondamentale, il faut admettre qu'on n'aura pas forcément tout de suite un résultat.

Par rapport à Lise, j'ai été d'abord son enseignant parce que je l'ai connue, elle était en licence deuxième année. Etant son chargé de cours et de TD, j'ai pu voir très vite qu'elle avait de grandes capacités. Petit à petit, nous avons commencé à parler sciences dès qu'elle était en deuxième année de licence. Elle voulait déjà s'orienter vers des neurosciences, vers de la recherche, etc.

Le sujet de ma thèse, c'est : "Les synchronisations non-intentionnelles et les processus intentionnels dans les interactions homme machine." Il y a une partie robotique et il y a toute une partie psycho, compréhension du fonctionnement de l'être humain. En l'occurrence, c'est plutôt la science du mouvement.
Avec la recherche fondamentale, il n'y a pas forcément tout de suite une application, demain. Il n'y aura pas une application ou un robot parfaitement synchronisé, mais l'idée, c'est déjà de comprendre les phénomènes, et ensuite de pouvoir adapter les IHM. On peut imaginer que dans un futur pour tout ce qui est rééducation ou quoi que ce soit, ça peut être intéressant d'avoir des robots capables de synchroniser.
Là-dessus, le CMI a été un énorme tremplin. Comme je vous l'ai dit, tous les stages, la relation qu'on a avec les professeurs, ils vont penser à vous pour vous proposer un sujet de stage ou ils vont penser à vous pour faire un doctorat. C'est un réseau formidable. Normalement, vous avez réussi à être en CMI, ça veut dire que vous avez quand même un certain niveau et certaines notes. Ça signifie, en théorie, que vous avez le niveau théorique qui va avec et qui va vous permettre de réussir.

Pour le le passage entre une thèse, c'est-à-dire la fin du doctorat, et l'entreprise, le passage peut être délicat dans certains domaines, mais pas vraiment dans le nôtre. On reste un domaine technique. Evidemment, ce sont d'excellents candidats pour la recherche, mais aussi pour l'entreprise, notamment sur tout le côté R&D.

Vu que je suis au début de mon doctorat, c'est à peine le début. Dans trois ans, je serais sûrement plus fixée si j'ai envie de continuer ou si l'entreprise m'attire. Pour l'instant, je n'ai que des portes ouvertes. Je n'ai pas encore fait mon choix.

Une vidéo
produite par

ONISEP

Liste des vidéos

Retour en haut