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Opératrice en confection

Rencontre avec deux opératrices en confection, chargées de la fabrication de vêtements pour de grandes marques de luxe.
Opératrice en confection

Cynthia :

Bonjour, je m'appelle Cynthia. Je suis opératrice en confection. Mon parcours de formation était premièrement un BEP en métiers de la mode et industries connexes.

Ensuite, j'ai passé un bac pro en alternance. J'ai fait aussi une formation de trois mois et demie pour être intégrée dans l'entreprise et après, un contrat de professionnalisation.

Tout ce qui était manuel m'intéressait, mais je ne savais pas trop où me situer. Je me suis dit : "Tiens, pourquoi pas le vêtement ?" Du coup, je me suis dit : "J'essaye, si jamais ça ne me plaît pas, je changerai en cours de route". Puis finalement, ça m'a plu, donc j'ai continué.

Christelle Gillot :

Je suis opératrice en confection. Mon parcours de formation a été un CAP BEP habillement et une formation complémentaire dans l'habillement. Aujourd'hui, dans l'atelier, je prépare un manteau. Je monte des cols. Je fais les surpiqures du vêtement. Je suis plus en fin de chaîne.

Cynthia :

Actuellement, je travaille sur une veste, donc je fais les poches. C'est assez divers. On fait beaucoup d'opérations. On ne fait jamais la même chose. Je peux faire des manches, des poches, comme faire un doublage, c'est vraiment très varié. Les outils qu'on utilise pour travailler sont les machines industrielles, donc piqueuse plate, surfileuse, boutonnière à points invisibles, un gabarit patronage pour savoir bien positionner les surpiqures, les boutons, les boutonnières.

Christelle Gillot :

Comme on travaille pour des marques de luxe, on est obligés de travailler au millimètre près. Ça met une petite pression, parce que c'est vrai que le premier vêtement qu'on envoie, il faut qu'il soit impeccable, et la série aussi.

Cynthia :

On peut avoir un tissu léger comme un tissu lourd. Il faut s'adapter. C'est d'essayer, par exemple, on va passer d'un tissu lourd à un tissu léger. Du coup, il faut changer complètement les méthodes de travail. Il faut s'habituer à tous les tissus, toutes les matières.

Christelle Gillot :

Ce qui est intéressant dans l'entreprise, c'est que quand une jeune personne rentre, qu'elle sort d'une école, ils intègrent des formations internes dans l'entreprise, ce qui permet de développer les métiers opérations, apprendre plusieurs opérations, ce qui n'était pas le cas il y a quelques années. Quand les personnes étaient dans l'entreprise, on faisait toujours la même opération. Toujours des poches, des manches. Quand on a notre opération... Et là, ça permet d'évoluer dans l'entreprise, sur les modèles.

Cynthia :

Ce qui est plus intéressant aussi. Les qualités nécessaires sont, je pense, avoir la minutie, et aimer ça, aussi, parce que si on n'aime pas, on ne peut pas faire quelque chose de bien.

Christelle Gillot :

Dans ce métier, il faut de la patience. Bien écouter ce qu'on nous dit aussi, parce que c'est vrai qu'il y a des gens qui sont là pour nous montrer le travail si on ne le sait pas. Ne pas hésiter à demander conseil. Et la précision.

Cynthia :

C'est un métier qu'on peut conseiller, parce qu'on ne fait jamais la même chose. Après, niveau création, c'est vrai que c'est bien. C'est gratifiant de travailler pour des marques de luxe.

Christelle Gillot :

C'est un métier très intéressant. Après, c'est vrai que ce n'est pas facile, mais ça se met en place. C'est vrai qu'on a besoin aussi de personnel.

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