Accompagner ses enfants à l’orientation - Onisep TV
Accompagner ses enfants à l’orientation
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Bonjour, bienvenue dans ce webinaire Onisep sur la thématique de l'accompagnement de ses enfants dans ses choix d'orientation. Nous sommes trois intervenants de l'Onisep des Pays-de-la-Loire qui allons vous parler pendant une heure d'accompagnement à l'orientation de vos enfants. On vous disait que le webinaire était organisé par l'Onisep, qui est un office C'est un organisme public qui signifie Office national d'information sur les enseignements et les professions. C'est un organisme public créé en 70 et qui met à la disposition des élèves, des familles et des équipes pédagogiques de ressources sur l'orientation, les parcours de formation et sur les métiers. Alors, nous sommes trois à intervenir, deux en face de vous, en conversation, et un collègue qui va reprendre tous les éléments liés au chat, qui répondra à des questions éventuelles dans le chat. Je m'appelle Jean-François Castel, je suis directeur territorial et je suis psychologue de l'éducation nationale à l'ONISEP Pays de la Loire. Et moi, je suis Gaëlle , je suis responsable d'accompagnement pédagogique et psychologue de l'éducation nationale également à l'ONISEP Pays de la Loire. Alors juste pour des questions pratiques, on vous a coupé vos caméras et vos micros parce que vous êtes très nombreux ce soir et donc si vous voulez intervenir, vous avez le tchat et nous avons notre collègue Pierre-Olivier Rey qui s'occupera du tchat et nous relayera vos questions. Je redonne la parole à monsieur Castel. Alors, on va vous présenter quelques éléments, on va dire d'ordre méthodologique, qui concernent le webinaire. Alors, juste pour vous dire que, comme disait Gaël, vous êtes très nombreux. Normalement, on a 1000 inscrits, donc je vois qu'actuellement il y a 142 personnes qui sont connectées. Donc, vous êtes très nombreux à vous connecter pour suivre ce webinaire. et nous vous emmartions. Alors l'objectif de ce webinaire, avant de démarrer, c'est quoi ? C'est pas de faire de vous des professionnels de l'orientation, c'est pas ça, mais c'est plutôt de vous aider à mieux comprendre ce qu'on appelle le processus d'orientation. C'est de vous permettre d'identifier quels sont les enjeux de ce processus d'orientation pour les adolescents, mais aussi pour vous. C'est de vous donner quelques pistes de réflexion sur la posture d'accompagnement. de son enfant et dans son parcours de notation, c'est également de vous fournir quelques ressources pour vous aider à accompagner votre adolescent. Alors, on vous rappelle que le chat est là pour recevoir les questions éventuelles. On tâchera d'y répondre en fin de session. On a calé à peu près une heure d'intervention pour ça et un petit quart d'heure pour les questions. À noter, quelque chose de très important, quand on fait des interventions auprès des parents, on est sensibilisé, on est en face de personnes qui cherchent à poser des questions précises sur l'accompagnement personnel. On ne peut pas répondre en une heure de temps à ce type de questionnement. Donc ce webinaire ne prendra pas en compte les questions d'orientation qui sont liées à des situations personnelles. Pour ça, on vous donnera à la fin du webinaire le nom de professionnel, de service également, qui reçoivent les jeunes et les parents pour des entretiens d'orientation, etc. On aura une dizaine de minutes à gagner pour ces éléments-là. De même, on n'abordera pas, et c'est une question d'actualité pourtant, les questions concernant les procédures d'affectation d'admission telles que Parcoursup ou Affelnet, parce qu'effectivement, il y a déjà des webinaires qui exigent ces questions-là. Nous, on est vraiment sur quelque chose qui concerne l'accompagnement au sens large, l'accompagnement des parents. Et encore une fois, on ne cherchera pas à vous transformer en psychologue de l'éducation sociale ou en conservation. Donc là, vous avez affiché le déroulé et donc toutes les thématiques, les étapes que nous allons voir au cours de ce webinaire. Et on va commencer par vous faire intervenir à travers un petit sondage puisqu'on va aborder ce qu'on appelle les idées reçues sur l'orientation parce qu'on a tous forcément des croyances et des idées reçues par rapport à l'orientation et on voudrait vous faire expérimenter ces idées reçues. Donc vous avez un QR code qui vous permet d'accéder à un sondage. On va vous mettre également le lien dans la conversation. Si tu pouvais mettre le lien, Pierre. Alors, c'est Jean-François qui va le faire. Et si vous accédez via le lien, vous allez arriver sur une première question. Ce n'est pas vraiment une question, c'est plutôt une affirmation par rapport à l'orientation. Et on va vous demander de dire si pour vous c'est vrai ou c'est faux. Vous allez en avoir trois. Donc, on commence par la première. à peu près une minute pour y répondre, pour vous positionner. Et puis ensuite, on passera à la deuxième. Normalement, le sondage est ouvert. Oui, je vois que les collègues, les parents se sont connectés. Donc, on vous laisse un petit peu de temps, bien sûr. Alors, je peux la lire à voix haute, peut-être. Donc, la première affirmation, c'est pour choisir son orientation, il est nécessaire de connaître beaucoup de formations et de métiers. Ne vous inquiétez pas, on a un contrôle de ce que vous voyez. On a une inscription, on a pris sur la liste d'Emile, on a pris une inscription de parents pour voir. Donc, on voit exactement ce que vous voyez. Ne vous inquiétez pas. Quand il y a une difficulté technique, si vous ne le voyez pas, vous pouvez recharger éventuellement la page. Alors, on vous propose peut-être d'avancer maintenant Gaëlle. On va passer sur la deuxième question. Tu peux la lire si tu veux. Oui, deux minutes. Alors, deuxième question, enfin deuxième affirmation plutôt, parce que ce n'est pas vraiment une question. Une seule orientation correspond à mon profil. Est-ce que vous êtes plutôt d'accord ou pas du tout d'accord avec cette affirmation ? Donc on vous laisse cocher, prenez votre temps, vous échangez si vous êtes à plusieurs. Il n'y a pas de souci par rapport à ça. Donc on vous laisse une trentaine de secondes à peu près. Voilà, ne vous inquiétez pas. On espère que tout le monde voit bien. Le lien a été mis dans le chat, alors on peut le remettre si vous voulez. Voilà, on vous le remet. Ah ! Pouvez-vous clarifier cette affirmation ? La 2 ? Alors, c'était la 2. Une seule orientation correspond à mon profil. Si je clarifie, par exemple, il y a une seule filière d'études ou un seul métier qui correspondrait à mon profil. En dehors de cette filière, je ne peux pas m'orienter correctement. Voilà, je ne sais pas si on est plus clair. Alors, on peut peut-être avancer ? Oui, on va avancer. Ne vous inquiétez pas, c'est des affirmations. Je passe la troisième. Donc la troisième, les professeurs et les professionnels de l'orientation savent mieux que moi quelle est l'orientation qui me correspond. encore un petit peu et puis on va... Alors on voulait donc... Alors, écoutez, par rapport à ces affirmations, si je reprends la première affirmation qui était pour, comment dire, pour choisir mon orientation, je dois connaître l'ensemble, enfin l'ensemble, je dois connaître beaucoup de formations et beaucoup de métiers. Alors, je ne sais pas si vous voyez ce qui a été affiché. Je vais le partager. Voilà, mon collègue va partager l'écran. pour vous voyer à peu près comment vous avez répondu. Est-ce que... voilà attendez... oui ça y est ça va apparaître. Ça met un petit peu de temps à charger. Alors on voit qu'il y a à peu près... alors 60... 64% on est à moitié-moitié. Alors c'est très intéressant parce qu'effectivement... il y a cette idée que je dois connaître vraiment un ensemble de formations et de métiers pour pouvoir bien choisir, que finalement, l'information est importante pour faire mon choix. C'est vrai que c'est important, mais ça n'a pas un caractère essentiel, c'est-à-dire que est-ce que je dois connaître énormément de formations, énormément de métiers pour bien choisir ? Pas nécessairement. Peut-être qu'il faut plutôt voir pour cibler ces recherches d'information sur les métiers et les formations. Et comment je cible ces recherches ? Je cible en me posant des questions sur moi, sur mes intérêts, sur mes capacités, là où je me sens le plus à l'aise. Peut-être que plutôt que d'aller chercher un maximum d'informations, il faut peut-être plutôt essayer de cibler ces recherches d'information. Donc ça, c'est effectivement une croyance qui est assez forte et on a souvent le sentiment de ne pas être assez informé avant de choisir. Donc ça, c'est une première croyance. Deuxième affirmation, on était sur une seule, voilà, une seule orientation correspond à mon profil. Alors là, effectivement, je vois que c'est faux et c'est vrai que, enfin, c'est vrai que c'est faux. Nous sommes tout à fait d'accord avec ça. Il n'y a pas une seule orientation, une seule filière qui correspond à mon profil, surtout que c'est souvent bien difficile de définir son profil. sachant qu'on est sur des jeunes et puis tout individu évolue au cours des années. Il y aurait un peu des fois cette idée que ce serait l'orientation comme un prince charmant, comme une orientation magique qui correspondrait à mon profil et que j'attendrais avec beaucoup d'expectatives cette orientation. Et enfin la dernière croyance, qui était les professionnels et les professeurs sont mieux à même de savoir quelle orientation me correspond. Et je vois que vous êtes une majorité avoir répondu faux. Effectivement, les professionnels et les professeurs sont plutôt là pour accompagner, pour aider, mais ils ne sont pas détenteurs du savoir de quelle orientation me correspond le mieux. Donc voilà, on va revenir à notre diaporama. Je reprends la main. Partager. Voilà. Ça prend quelques secondes, le temps que ça s'affiche pour vous. Je patiente un petit peu parce que j'ai l'impression que ça ne s'affiche pas. Voilà, ça y est, ça arrive. Par rapport à ces croyances, ce qu'il est important de noter c'est que ces idées reçues, ces croyances, elles ont un terme plus scientifique qui s'appelle les représentations. et nous avons tous des représentations par rapport à l'orientation. Ces représentations, ce sont soit des pensées positives ou négatives, qui sont basées sur des généralisations, mais qui reposent en fait sur aucun fait, aucune démonstration scientifique. Je vais prendre un exemple. Il y a souvent cette croyance que les filles réussissent moins bien en mathématiques que les garçons. ou que les garçons, par exemple, sont plus brouillants que les filles. Tout ça, c'est des représentations qu'on a généralement et puis qu'on a intégrées en soi et on n'y fait même plus attention. C'est comme si c'était acquis. Or, ces représentations, elles ont des conséquences. sur les démarches d'orientation et sur le processus d'orientation, parce qu'elles peuvent freiner certaines explorations. C'est-à-dire que quand on cherche son orientation, on a besoin d'aller rechercher de l'information, on a besoin d'explorer, que ce soit les métiers ou les formations, et si on a des représentations un peu fortes, on va s'auto-censurer et on ne va pas oser aller découvrir certaines choses. Comment réduire ces effets ? notamment en les identifiant, c'est-à-dire en ayant conscience que telle pensée n'est pas vérifiable. L'important, c'est de les questionner, d'échanger et d'essayer d'apporter des éléments factuels pour montrer que cette représentation n'est pas vérifiée ni vérifiable. Et enfin, dernier point, comment réduire les effets ? Comme je vous disais, effectivement, le mieux c'est peut-être d'en échanger, d'aller les confronter, d'aller explorer et d'aller regarder si effectivement les filles réussissent moins bien en mathématiques que les garçons. de vérifier un petit peu les parcours, en interrogeant notamment des professionnels, mais pourquoi pas aussi des proches autour de vous qui ont eu un parcours, qui peuvent parler de leur parcours d'orientation et leur parcours de formation. On va continuer dans ce cas-là, Gaëlle, merci. On vous propose maintenant qu'on aie quelques regards sur des idées reçues, de définir de voir, disons, quelle définition vous mettez, vous placez derrière le mot « orientation ». Donc, on vous propose là encore un nouveau remue-ménage. Donc, même technique. Ce n'est pas le même outil qui va être utilisé derrière. On va faire un nuage de noms. Et du coup, par rapport à cette question-là, on va vous proposer de vous scanner le QR code de la même façon. On va vous mettre également le lien dans le chat par rapport à cet objet. Et puis, En fait, on va essayer de voir quels sont les mots prégnants au niveau de l'orientation, à quoi ça vous fait penser, et à travers ce nuage de mots, on va voir un petit peu ce qu'il en ressort. Donc, normalement, à partir du QR code et à partir du lien, vous arrivez sur une page où vous avez un champ où vous pouvez saisir un ou plusieurs mots pour dire à quoi vous faites penser le mot « orientation ». Bien sûr, dans le cadre de l'orientation scolaire et professionnelle. Donc, vous avez l'affirmation, vous avez la zone de saisie, c'est marqué votre mot et vous envoyez. Vous pouvez envoyer ce que vous voulez, je fais le test en parallèle. C'est anonyme, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. L'important, c'est que vous puissiez vous exprimer. Alors, on me demande un mot de passe. C'est étonnant. Ah oui, j'ai dû peut-être me tromper en mettant le lien dans la conversation, excusez-moi. Alors, normalement avec le QR code, on ne doit pas vous demander le mot de passe. Ce n'est pas ce code, c'est celui-là. Excusez-moi, normalement, on n'aurait pas à vous mettre... Sur le QR code, pas de mot de passe. Oui, sur le QR code. Donc voilà, le deuxième lien est correct. Le QR code, il fonctionne bien, effectivement. C'est plus simple de travailler avec le QR code. On vous laisse quand même une ou deux minutes, une minute au moins, pour voir s'il y a des choses avant de vous afficher le nuage de mots. Vous pouvez mettre autant de mots que vous souhaitez, pas de soucis. Bon, écoutez, on a un petit souci sur le nuage de mots. En fait, ça met un peu de temps à arriver. Alors, par contre, tu peux l'afficher maintenant. Je vais vous l'afficher parce qu'on a eu du mal, on ne comprenait pas ce qui se passait. Donc, je vais partager. Je pense qu'il y a un temps de réaction, en fait. Oui, c'est très, très long. Donc, logiquement, vous devez voir le nuage de mots. Ça arrive, c'est bon. Excusez-nous, peut-être qu'on a une petite saturation sur le réseau, je ne sais pas. Voilà, on vous a mis quelques éléments. Je vois ce qui apparaît en gros, c'est avenir. C'est bien, on éteint le parcours. Choix, post-bac. C'est au mieux son enfant lors de son parcours. Aventure, effectivement. Métier, compromis, oui, c'est un intérêt. On voit que vous êtes... Ça parle, c'est quelque chose qui parle. La question d'accompagnement, effectivement. Je vais peut-être revenir sur quelques éléments. Oui, vas-y. Je vais arrêter le partage. De toute façon, vous le voyez sur votre écran. Deuxième onglet, c'est pas ceci, je vais arrêter. On va revenir sur le diaporama. Juste pour dire, si vous voulez, que sur le mot « orientation », vous voyez qu'on a eu un certain nombre d'acceptions qui ont été affichées, notamment la question de l'avenir, la question du choix, bien évidemment, la destination personnelle, avec des références sur les procédures, le post-bac, etc., les notions de métier. Donc, ce qui est à retenir par rapport au terme d'orientation, c'est la grande polysémie qui est présente dans le terme, et puis la notion d'accompagnement qui est présente derrière. Alors, on vous propose maintenant d'avancer très légèrement sur la question Alors, juste quand même pour faire un point sur la définition de l'orientation, il faut savoir que l'orientation, c'est un chemin. si on doit avoir une définition claire et puis commune. Donc c'est un chemin qui prend du temps et qui se fait tout au long de la vie. Je vais redonner la parole à M. Castel qui va vous compléter. Il n'y a pas de souci. C'était pour vous dire qu'effectivement, c'est un chemin, il y a une notion de progressivité. et une notion de choix. C'est-à-dire qu'en fait, ce sont des étapes qui sont nécessaires pour avancer à certains moments de sa vie. Effectivement, des étapes sont là, comme l'exploration, comme l'analyse, comme la question de la préférence, la concrétisation, la réalisation. Et ce qui est très important de retenir, c'est que sur ces étapes-là, on a une succession d'allers-retours qui sont présents. Ce qu'il faut également retenir, c'est que... Pourquoi on vous a dit l'orientation en chemin ? Parce qu'en chemin, c'est un continuum. Et en fait, on se rend compte qu'au niveau de l'institution, et donc au niveau des familles, on se rend compte que très souvent, on est influencé par des demandes institutionnelles. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire tout simplement qu'en fait, au niveau de l'institution, il y a ce qu'on appelle des temps forts, des paliers. Par exemple, je suis en troisième, fin de seconde et au niveau du baccalauréat, juste après le baccalauréat ou ce qu'on appelle après le bac. Et on a tendance à se focaliser sur la décision. Alors à ce moment-là, la question qui revient souvent, c'est qu'est-ce que tu veux faire plus tard? Ou qu'est-ce que tu veux faire l'année prochaine ? C'est-à-dire qu'on est dans une perspective très très courte. Et quand on est dans une perspective très très courte, en fait, on a du mal à avoir quelque chose qui nous permette de se projeter sur du... qui permette à la famille, aux jeunes éventuellement, de se projeter sur quelque chose de plus long. Ce serait plus intéressant de poser la question où est-ce que tu en es dans ta réflexion sur ton orientation, ou qu'est-ce qui pourrait t'aider à avancer quand il y a des périodes d'hésitation, etc. Ça, ce sont des éléments qui permettent de faire le point et qui permettent de chercher ensemble des pistes d'action ou d'exploration. Voilà ce qu'on voulait dire sur cette question d'orientation et de chemin. Je te propose, Gaëlle, de prendre la suite. Donc là, maintenant qu'on a défini qu'est-ce que c'était que l'orientation, on va s'arrêter plus sur la période de l'adolescence et surtout l'orientation à la période de l'adolescence. Qu'est-ce qui se joue ? Quels sont les enjeux ? Donc effectivement, l'orientation, on l'a vu, c'est un chemin qui se construit et que ça ne s'arrête pas forcément après le lycée, voire au niveau des études supérieures, une fois qu'on rentre sur le marché du travail. Mais c'est vraiment tout au long de la vie. Et l'orientation, quand même, on constate que l'orientation prend une place importante, plus importante peut-être, au moment de l'adolescence. Mais pourquoi ça prend cette place de manière plus importante au moment de l'adolescence ? Déjà l'adolescence, c'est une période où l'individu vit beaucoup de changements. Bien sûr des changements physiques, mais aussi des changements affectifs. Il fait face à de nouvelles émotions, à des confrontations avec de nouvelles personnes, et puis des changements intellectuels. Et puis l'adolescence, c'est aussi le moment de ce qu'on appelle la construction identitaire, c'est-à-dire qu'à cet âge-là, une question qui se pose pour tout jeune, c'est quel adulte je veux devenir. Et cette question de quel adulte je veux devenir, elle rejoint aussi la question de quel métier je veux faire plus tard, quel professionnel je veux être, quel citoyen je veux être. Et il faut savoir que ce n'est pas toujours simple pour un adolescent d'avoir cette projection vers l'avenir, de s'imaginer adulte, parce que s'imaginer adulte, forcément, c'est des responsabilités et parfois ça peut faire peur. Donc on voit bien qu'il y a un mélange de questionnements entre quel métier je veux faire plus tard, quelle formation je veux faire plus tard et quel adulte je veux devenir. Et ces deux questionnements qui se mélangent ne sont pas toujours simples à vivre pour les adolescents. Maintenant, Ce questionnement et la recherche de réponse à ce type de questionnement fait appel à deux processus, et ça vous devez le voir en tant que parent, un processus d'exploration. Donc l'exploration, bien sûr, c'est la recherche d'informations quand on est sur l'orientation, sur les métiers et les formations, mais pas uniquement, c'est aussi un questionnement, enfin une exploration de soi, c'est qu'est-ce que j'aime, qu'est-ce que je voudrais faire plus tard, qu'est-ce que je veux faire maintenant, qu'est-ce qui m'intéresse le plus, qu'est-ce que j'ai envie de retrouver dans mes intérêts auprès de la formation que je vais choisir ou du métier que je vais exercer quand je serai adulte. Donc tout ça effectivement, le questionnement, l'exploration de soi est aussi importante je dirais que l'exploration des formations et des métiers. Et puis il y a ce processus d'engagement Qu'est-ce que c'est qu'un processus d'engagement ? C'est à un moment donné, j'adhère à certaines valeurs, à certaines croyances. On revient encore aux croyances. Et qu'est-ce qui fait sens pour moi ? Donc tout ça, c'est un espèce de va-et-vient entre ce que je découvre, ce que je recherche et ce qui va m'intéresser et ce qui va faire sens pour moi. Donc tout ça, on le retrouve à l'adolescence. Et si je fais un petit arrêt sur images concernant la projection professionnelle, c'est-à-dire quel métier je veux faire plus tard, on constate que plus l'individu est jeune, et ça vous avez dû sans doute le remarquer chez vos enfants quand ils étaient jeunes, quand vous leur posiez la question « quel métier tu veux faire plus tard ? », souvent ce métier était en lien avec du rêve. C'est pour ça qu'on vous a mis les images de deux personne célèbre, un célèbre footballeur et une célèbre chanteuse, mais souvent quand l'enfant est jeune, il se projette plutôt que de dire je veux faire tel métier, c'est un peu je voudrais être comme telle personne ou comme tel professionnel. Et puis, plus il grandit, souvent ça commence à l'arrivée au collège et puis ça s'accentue au cours du lycée, d'autres critères vont rentrer en ligne de compte dans cette projection professionnelle, notamment des critères de position sociale, c'est-à-dire le statut que permet cette profession. quel statut je vais avoir dans la société avec cette profession, les conditions de travail, est-ce que c'est un travail qui me paraît pénible ? Est-ce qu'il a un bon ou moins bon salaire ? Est-ce que je vais avoir beaucoup de responsabilités ? Est-ce qu'il me permet de voyager ? Et puis, le prestige aussi, c'est quelque chose qui peut apparaître important pour les jeunes, notamment pouvoir intégrer une grande école, ça, ou faire des études qui nous semblent amener à des professions très importantes. Et puis, il y a d'autres critères, l'accès, le niveau d'études, est-ce que c'est difficile d'accéder ou pas. Donc, tout ça, tous ces éléments-là, c'est important de pouvoir en discuter avec votre enfant, c'est-à-dire que quand il vous fait part de ses projets professionnels ou de formation et que ça vous paraît un petit peu hasardeux, plutôt que d'être dans l'affirmation « Oh, mais ça, ça ne mène à rien » ou « Moi, je ne te vois pas là-dedans », Peut-être plutôt le questionner. Ah bon, mais pourquoi ça t'intéresse ? Et comment tu pourrais réaliser cette profession ? Quelle étude te permettrait d'y accéder ? Quelle expérience ? Donc être plutôt dans un questionnement, vous aussi, sur l'intérêt que peut porter votre enfance sur tel ou tel métier. Voilà, donc je vais m'arrêter là sur cette question de l'adolescence et des enjeux. On va illustrer maintenant, pour exemple, avec deux situations de parents. Je te laisse, je vois qu'il y a des personnes qui ont des difficultés à intégrer le chat, enfin à intégrer la réunion. Non, c'est bon. C'est bon ? D'accord. Alors là, on va vous faire réagir dans la conversation. Parce que vous, effectivement, vous êtes donc parent, vous avez votre adolescent qui est en recherche de construction identitaire, qui est en recherche de profession, mais vous, en tant que parent, et c'est tout à fait légitime, tout à fait normal, vous avez des attentes. Pour illustrer ces attentes, on vous propose ce qu'on appelle des verbatims ou des paroles de parents qui ont été recueillies. vous allez nous dire ce que vous en pensez. Donc les premières paroles, ce sont les paroles du père d'Amina, qui est une élève de Terminal. Et ce papa, en parlant de sa fille et de ses choix d'orientation, dit « Elle était libre de faire ses choix d'orientation, seulement moi je la guidais. À cet âge-là, on n'écoute pas forcément les conseils des parents, on regarde plutôt ce que font les autres. » Est-ce que c'est quelque chose, c'est du vécu ? Est-ce que, voilà, comment ça vous fait ? Est-ce que vous réagissez par rapport à ça ? On vous laisse répondre dans le chat. On ne vous envoie plus sur un outil tiers. On vous laisse répondre dans le chat. Ne vous gênez pas. On vous laisse réfléchir. On vous laisse une minute à peu près pour répondre. Vous nous donnez quelques éléments. On complètera après et puis on vous présentera une deuxième situation. Ça dépend des enfants. C'est mon cas. Très bien. En phase. Alors, je ne sais pas ce que... On ne parle pas du... Non, non. Je m'y retrouve complètement, entièrement d'accord. Je suis tout à fait d'accord. D'accord. J'ai bien compris qu'on ne peut pas donner les conseils, poser les questions. OK. Je pense que les deux sont vrais. C'est tout à fait ça. Tout à fait d'accord avec le papa d'Amina. Je veux bien guider. Alors, ça va très vite. J'ai du mal à tout lire. La liberté des choix est très relative. Elle est un peu formatée par l'environnement socio-culturel. Non. Oui, il ne se laisse pas guider en apparence. D'accord. Est-ce que tu peux… Je vais faire la synthèse, peut-être ? Alors, je vais faire la synthèse. Effectivement, là, on est avec un papa qui est dans un peu une contradiction, c'est-à-dire qu'à la fois, il a envie, ou en tout cas, il se rend bien compte que sa fille a grandi et qu'elle est libre de choisir et de faire ses propres choix d'orientation. Mais pour lui, c'est un petit peu compliqué et il a quand même besoin de la guider. Et même si il la guide, il se rend bien compte qu'elle ne l'écoute pas forcément. Donc effectivement, c'est quelque chose, là je vois dans vos réactions, qu'en tant que parent, c'est quelque chose que vous avez vécu ou que vous vivez en ce moment. Donc voilà, cette contradiction qui n'est pas toujours facile à gérer en tant que parent. On va vous montrer un autre exemple. Là, c'est une maman. C'est la maman de Laurent. Son enfant est en CAP. Alors un CAP, c'est un certificat d'aptitude professionnelle qui était accessible après la classe de troisième. Et elle dit, je pense que dans la vie, la condition pour être heureux, c'est d'être libre. Et en obtenant le bac, il aura cette liberté. On propose la même situation. Vous prenez connaissance, vous réfléchissez, vous répondez. Encore une fois, il n'y a pas forcément de bonnes et de mauvaises réponses. Le BAC n'est pas une finalité garantie, on est d'accord. Vous n'avez le droit de ne pas être d'accord avec les affirmations, on ne prétend pas que ce soit des... des modèles de réponses, loin de là. Le but, c'est vraiment de vous faire réagir, parce que, comme vous disiez Gaëlle tout à l'heure, on travaille sur la question des représentations actuellement. Donc, les verbatims permettent justement de se projeter, de dire non, je ne suis pas d'accord avec ça, ou si je suis d'accord, effectivement, c'est comme ça que ça peut se passer. Moi, je m'y retrouve bien, etc. Tous les cas de figure sont intéressants. Le but, c'est vraiment de permettre de la discussion, de l'échange, etc. Et on voit d'ailleurs dans le chat que ça réagit pas mal. Alors je vois, le bac reste une clé d'entrée pour accéder à beaucoup de formations. Pas du tout d'accord. Le bac n'est pas important quand l'enfant fait ce qu'il aime. D'accord. Le bac ne va pas donner une grande liberté aujourd'hui. Non, pas forcément. Pas besoin d'avoir un bac pour faire ce qu'on veut professionnellement. Tout métier, toute profession a ses contraintes. Si, à la base, on n'aime pas du tout le job, cela ne risque pas de marcher. Le bac est le point de départ du parcours et non pas une finalité. Pas d'accord. Le bac est une étape. D'accord. D'accord. OK. Donc effectivement, on voit quelques éléments de synthèse. Oui. Oui. Alors là, c'est une maman qui a des aspirations pour son enfant. Et ça, je crois que quel que soit le parent, on a forcément des aspirations pour ses enfants. Et elle, dans son idée, c'est qu'elle associe la notion de bonheur et de liberté avec un diplôme qu'elle considère être le baccalauréat. et elle pense qu'il aura cette liberté. Alors après, quelle définition, quelle représentation elle met derrière ce mot « liberté » ? En tout cas, on peut supposer qu'elle a eu peut-être une contradiction, puisque finalement son enfant est parti vers une formation qui ne correspond pas au baccalauréat, sachant que par un CAP, on peut aussi continuer vers le baccalauréat. Ce qu'on veut dire par là, pour faire un petit retour général, c'est qu'il y a parfois une difficulté en tant que parent, et c'est tout à fait normal, de combiner à la fois le désir de voir son enfant s'épanouir avec l'envie quand même de s'assurer qu'il ait une certaine sécurité financière, je dirais, qu'il arrive à trouver sa place dans la société et à pouvoir faire ce qu'il aimerait. Parce qu'effectivement, un métier, ce n'est pas uniquement avoir une vie professionnelle, mais c'est aussi avoir une vie à côté, et le métier le permet. Et puis, ce qui n'est pas toujours simple, donc il y a ces aspirations parentales qui sont tout à fait légitimes, et tout le monde en a, il n'y a pas des bonnes ou des mauvaises attentes parentales, il y a des parents qui font comme ils peuvent avec ce qu'ils sont. et qui sont face aussi à des adolescents qui ne sont pas toujours faciles à comprendre, on l'a vu tout à l'heure. Donc des adolescents qui, à la fois, demandent à ne pas être laissés tranquilles, c'est-à-dire mes parents n'intervenaient pas trop dans ma vie ni dans mes choix, je sais faire, je suis grand, et en même temps, par moments, qui demandent à papa et maman d'être là parce qu'ils ont besoin d'être sécurisés, ce ne sont pas encore des adultes. Donc il faut naviguer entre cette ambivalence de désir d'autonomie et de besoin de sécurité. Donc vous en tant que parent, comment on fait pour soutenir son enfant dans son parcours de formation et d'orientation ? Comment faire pour s'impliquer mais pas trop ? Comment faire pour garder le lien et favoriser les échanges et créer une relation de confiance ? Sans être dans la pédagogie de l'orientation de ses enfants. C'est aussi un des filigranes. Maintenant qu'on a fait ces constats-là, qu'on ait passé les définitions, les constats, on va vous donner quelques pistes et des notions à aborder. Donc voilà, on vous donne deux pistes, Gaëlle, si on est parti là-dessus. La première piste, c'est l'histoire familiale. Pourquoi on vous parle de ça ? Parce que dans toutes les familles, en fait, il y a des histoires familiales, et chaque enfant, chaque jeune, etc., s'inscrit dans cette histoire familiale. Ça remonte à plusieurs générations. Alors vous allez nous dire, mais les métiers ont beaucoup changé, etc. Oui, c'est vrai, mais il n'empêche qu'il y a eu des phases de transition, etc. Et donc ça remonte à plusieurs générations. Et cette histoire, elle a des effets sur la construction identitaire de votre enfant. Encore une fois, même si le grand-père n'a pas fait les mêmes études, n'a pas eu la même carrière que maintenant, on sait que maintenant, ça change beaucoup. Donc ça, c'est déjà une première piste. Alors, en avoir conscience, c'est très intéressant, si vous voulez, parce que ça permet de s'interroger sur ses propres attentes, notamment en tant que parent vis-à-vis de son enfant. Et une des questions, notamment qui était posée par le par le papa précédemment, là, est-ce que j'accepte qu'il ou elle se construise dans la continuité ou à distance de cette histoire ? Ce n'était pas dit comme ça, celle du papa précédemment, par exemple précédent. Mais le papa disait, voilà, il faut qu'il fasse attention, je le guide quand même, je suis là pour ça. C'est aussi un moyen d'échanger au niveau de la famille et de parler de son propre parcours de formation professionnelle. Très souvent dans les familles, les enfants ne savent pas trop ce qu'il en est de leur au sein des familles. Les métiers peuvent être complexes, peu visibles, notamment sur les métiers de l'informatique. Par exemple, on ne sait pas trop, ils travaillent dans l'informatique, mais actuellement tout le monde travaille dans l'informatique. Si je prends mon exemple personnel, je suis conseiller d'orientation psychologue, pendant des années, mes filles ont cru que je travaillais dans l'informatique. Comme quoi on peut avoir une vision, parce que j'avais souvent les mains derrière des ordinateurs. Donc en fait, C'est très intéressant de parler de son propre parcours de formation parce qu'on va aussi s'autoriser à évoquer les difficultés qu'on a rencontrées quand on était nous-mêmes ados et comment on les a surmontées. Quand on entend « difficulté », ce n'est pas forcément des éléments perturbants, mais ça peut être des notions que l'on a pu mettre en place procéder à des ajustements, par exemple. Donc ça, ça peut être très intéressant. Et expliquer comment on a été amené à faire ses choix, à certains moments, c'est très très important, de façon à donner notamment du sens à votre jeune. Permettre à votre enfant de vous questionner sur ce sujet et d'en discuter, bien sûr, ça lui permettra d'avancer dans la construction de soi et son parcours dans la natation. On insiste également sur le fait que ce n'est pas nécessairement les réponses. On n'est pas, rappelez-vous les questions initiales, on ne se situe pas dans une recherche d'informations, on n'est pas à ce niveau-là. On est vraiment dans de l'accompagnement. Mais ce qui est plus intéressant pour votre jeune, c'est l'écoute, l'intérêt que vous allez lui témoigner, et de permettre des zones d'échanges. comment est-ce que tu aurais fait, etc. Qu'est-ce que tu en penses ? Alors, tous ces moments d'essentiel sont déterminants dans l'accompagnement que vous pouvez prodiguer à vos jeunes, et le partage sont autant de moyens qui permettent de réfléchir sur eux-mêmes. Pourquoi ? Parce qu'ils se disent, tiens, mes parents ont fait ce genre de choses, ont pu rencontrer ce genre d'explicité, ou pas d'ailleurs, mais l'intérêt c'est la démarche réflexive que ça engage. Vous voyez, je suis en train de de jouer avec mes mains également. Et ça va lui permettre d'enrichir sa propre expérience. C'est un moyen pour lui d'obtenir des conseils qui seront du coup ultra personnalisés. Même si on n'est pas dans une démarche de conseil, il va pouvoir s'intégrer des éléments qui sont intéressants et qui pourront l'aider par la suite dans ses propres décisions. On est vraiment sur une démarche d'accompagnement. Voilà, ça te fait la première place Gaëlle ? Oui, voilà. On va aborder la deuxième piste. La deuxième piste, c'est ce qu'on appelle les postures ou les aptitudes qui peuvent aider. C'est-à-dire que vous, en tant que parent, bien sûr, vous n'êtes pas professionnel de l'orientation, mais vous avez, il faut savoir, Jean-François l'a dit en début de webinaire, que vous êtes très écoutés par vos adolescents, même si parfois vous avez l'impression qu'ils sont dans l'opposition, n'empêche que vous êtes le premier interlocuteur avec qui ils peuvent échanger et vous êtes très écoutés. Donc la première posture, la première attitude, c'est déjà de reconnaître votre enfant ou votre adolescent comme une personne à part entière, c'est-à-dire que Cette personne, vous l'écoutez, ses points de vue ont de la valeur. Vous pouvez écouter leur centre d'intérêt, ce qui les touche, ce qui les interpelle. C'est vraiment ce que j'appellerais cette écoute un peu active. C'est-à-dire vraiment écouter ce qu'ils ont à dire d'eux-mêmes et les amener à se faire poser des questions. C'est-à-dire, ah tiens tu penses ça comme ça, ah tu te vois comme ça, ben moi je te vois plutôt de cette manière-là. Donc c'est vraiment un moyen aussi pour eux d'explorer leur moi intérieur. Deuxième posture. c'est montrer que leur parole a de la valeur. Je viens d'en parler un petit peu. C'est que quand ils s'expriment par rapport à eux-mêmes ou leurs intérêts ou leurs envies, les encourager à argumenter et à dépasser parfois des croyances. C'est un peu un âge aussi où on a des avis très tranchés, ça c'est nul, ça c'est bien. Et leur permettre de dépasser ça, c'est essayer de les amener à argumenter et à favoriser ce que j'appelle moi le débat, pour qu'ils puissent avoir une réflexion et expliciter ce qu'ils ressentent et ce qui les interpelle. Autre posture, c'est arriver à écouter sans trop juger. C'est vrai que ce n'est pas toujours simple. Essayer de questionner plutôt que d'affirmer, c'est-à-dire quand ils vous font part de certaines formations qui les intéressent ou de certains métiers. Essayer de comprendre pourquoi ça les intéresse, d'expliquer « Ah, mais où c'est que tu as vu ça ? Pourquoi ça t'intéresse ? Qu'est-ce que tu vois ? Qu'est-ce que ça te te rappelle comment tu te projettes dans cette profession. Et c'est vraiment, en tant que parent, essayer de, toujours pareil, de formuler et de s'exprimer par rapport à ça. Une autre posture, c'est faire preuve d'humilité et d'honnêteté. En tant qu'adulte, vous ne savez pas tout, et s'autoriser à dire, des fois, écoute, là, ce dont tu me parles, moi je ne sais pas. mais peut-être qu'on peut aller voir ensemble, peut-être qu'on peut chercher ensemble. Ah ça, ça t'intéresse, tu as vu cette formation ou cette école, je te propose qu'on aille se renseigner un peu plus et notamment c'est un moyen d'aller faire les portes ouvertes avec eux, c'est un moyen de faire des recherches ensemble sur internet ou pourquoi pas d'aller questionner un professionnel qui pratique ce métier. et savoir aussi montrer sa préoccupation, parce qu'on est tous en tant que parents, on veut tous le meilleur pour notre enfant et ça préoccupe un petit peu, donc montrer quand même que vous avez des inquiétudes sans rajouter, comme on dit, de l'anxiété. Et enfin, le dernier point, c'est autoriser son enfant à être différent de soi. On l'a vu tout à l'heure aussi avec les verbatims de parent, c'est qu'on a des aspirations, des attentes parentales qui font partie aussi de son, on revient toujours sur l'histoire familiale, et on aimerait bien, comment dire, laisser un certain héritage auprès de son enfant, qu'il soit une continuité de soi, peut-être un petit peu, Et c'est vrai que ce n'est pas toujours simple de se dire, non, mon enfant, ça va devenir, c'est un adulte à part entière, c'est un être à part entière. Et forcément, il sera différent de moi, il a des opinions différentes. Et voilà, c'est une autre posture. Alors, je vois qu'il y a des réactions. On les prendra tout à l'heure. On prendra le temps donné. Voilà, on continue. Donc là, Maintenant qu'on a vu ces deux pistes, on voulait vous parler des composantes qu'on appelle aussi les déterminants de l'orientation. Ces composantes sont, je dirais, essentielles pour construire un parcours d'orientation. Et vous voyez, elles sont ce qu'on appelle le soi, les formations et les professions. On en a déjà parlé un petit peu au départ sur la thématique de l'exploration. Pour à un moment donné faire un choix, bien sûr il faut recueillir des informations sur les formations et les professions, mais je le redis, il faut aussi à un moment donné se questionner et arriver à recueillir des informations sur soi. Comment je fais tout ça ? Recueillir des informations sur soi, c'est déjà questionner les autres aussi, comment tu me vois ? c'est aussi faire des expériences. Ça peut être au cours d'expériences en dehors de l'école, mais aussi au sein de l'école, et pas uniquement les apprentissages scolaires. Et puis, comment explorer les formations et les professions ? On va vous montrer des ressources pour explorer tout ça, mais il y a aussi Vous connaissez déjà les salons, les portes ouvertes, interviewer des professionnels, mais des fois des choses toutes simples, autour de soi, dans son cercle familial, dans son cercle d'amis ou de proches, ne pas hésiter à questionner aussi les proches sur leurs professions, sur leur parcours de formation, sur comment ils ont choisi tel ou tel métier. J'insiste sur le fait qu'il n'y a pas de mauvais choix d'orientation ou de mauvaise orientation. Parfois on l'entend, j'ai été mal orientée. Une orientation ou un choix de filière, c'est une expérience vécue à un moment donné et ça permet aussi d'en apprendre sur soi. J'ai choisi telle filière, finalement ça ne me convient pas. Peut-être que je peux essayer une autre filière par une passerelle, aujourd'hui ça existe, ou pourquoi pas faire deux pas en arrière, peut-être revoir une autre formation en recommençant une autre année. Je vois que dans le chat, il y a beaucoup de questions sur le choix, la possibilité de réussir ou de ne pas réussir, comment faire quand on a une idée ou quand on n'en a pas du tout, etc. Ne vous inquiétez pas, on va continuer à répondre. Une des pistes, justement, c'est le travail sur les compétences. Alors, ce n'est pas forcément un travail que vous pouvez initier par vous-même avec vos enfants, ce n'est pas tout à fait ça. Pour vous dire comment on travaille au sein de l'institution, en fait, on propose des programmes d'accompagnement au sein de l'institution qui vont aider le jeune à acquérir les bons réflexes finalement en relation avec son parcours d'orientation. Alors, pourquoi on parle de ces compétences et d'où ça vient ? A partir des années 2000, le système d'orientation et le système professionnel s'est relativement complexifié et est apparue une notion qui semblait essentielle, ce qu'on appelle l'orientation tout au long de la vie. Pourquoi on parle d'orientation sur le plan de la vie ? Parce que les trajectoires ou les parcours professionnels sont devenus de moins en moins rectilignes, avec des périodes de transition, de rupture, etc. Donc il était important de ne plus... avoir une seule et même orientation pour toute la vie, mais d'apprendre à réagir face à ce type de changement. Il fallait donc apprendre à gérer les transitions dans le cadre de son parcours professionnel et donc d'apprendre à faire des choix, notamment aux différents moments de sa vie. C'est une des démarches qui est prise en compte dans le travail au sein des compétences. Dans ce contexte-là, accompagner à l'annotation, ça n'est pas apporter des réponses toutes faites, bien évidemment. On revient vers le début de l'intervention où on vous disait Est-ce qu'il y a une seule réponse ? Est-ce qu'avoir une bonne orientation c'est tout de suite connaître ? Non, plus loin de là. Mais il s'agit plutôt d'aider les individus, donc les élèves, à développer des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être. C'est ce qu'on appelle des compétences. Les compétences d'assuranté sont des compétences un petit peu spécifiques, puisque les jeunes vont pouvoir s'en servir selon leurs besoins, au moment où ils en auront besoin. Alors, quelques exemples de compétences assurantes qui peuvent être utiles. Donc, par exemple, connaître les sources d'informations et les services qui peuvent les aider. C'est ce qu'on appelle des savoirs. Ça, c'est très intéressant, dans la mesure où, effectivement, c'est connaître les sources d'informations, c'est-à-dire connaître les lieux, finalement, où je vais pouvoir trouver l'information, où je vais aller les trouver. Ensuite, autre exemple, un savoir-faire, aider à décrypter les informations. Bien évidemment, c'est évident que savoir reconnaître une information, savoir où la trouver, etc., c'est un savoir-faire. et c'est très très important dans la société d'accès à la connaissance à laquelle on est confronté. Alors, avoir un esprit critique, même chose, c'est un savoir-faire, c'est un savoir-être, pardon, et c'est très intéressant dans cette période de post-vérité où, finalement, peuvent être à côté des informations totalement fausses d'informations totalement vraies et qui peuvent passer inaperçues. On pourrait développer cette thématique-là pendant des jours C'est quelque chose d'ultra important. Anticiper certains écueils, donc la mobilité, le coût des études, les modalités de sélection. Vous voyez qu'avec les plateformes actuelles de candidature sur, je pense, par exemple, le Parcoursup, il est très simple de candidater, alors qu'on habite la région d'Antèze, dans une autre région, par exemple je vais à Nice, mais ça ne veut pas dire que c'est du même domaine du faisable. Donc c'est intéressant d'arriver à comprendre que si je candidate à 1000 km de chez moi, je vais avoir des éléments de risque de décrochage liés à la distance, au temps, au coût, etc. C'est important d'arriver à se projeter par rapport à ça. On vous dit ça parce que de temps en temps, on est confronté à ce genre de choses. L'intérêt de travailler sur ces compétences, c'est de développer ce qu'on appelle une certaine réflexivité, c'est-à-dire un savoir-faire, c'est-à-dire une capacité à comprendre comment je me situe, une conscientisation, comment je me situe dans mon parcours de... dans mon parcours d'orientation en fait, et comment je peux avancer. Alors, elles sont bien sûr développées dans les apprentissages scolaires, c'est-à-dire quand vous accompagnez vos jeunes dans les salons, quand vous accompagnez vos jeunes lors des journées portes ouvertes, quand vous faites des échanges, des bilans comme proposait Gaëlle tout à l'heure. sous différentes formes. Vous travaillez les compétences à s'orienter de manière informelle, mais vous les travaillez. C'est le questionnement, c'est la capacité à être dans une démarche réflexive qui est très intéressante. Et bien sûr, au niveau de l'institution, on a des programmes de on a des programmes d'accompagnement, c'est ce qu'on appelle les référentiels de compétences historientées. Donc ils ont été publiés, l'OMICEP en a publié deux en lien avec un laboratoire de recherche de Paris Cité, une équipe de recherche qui est dirigée par un enseignant-chercheur qui s'appelle Laurent Sauvé. Donc on vous a mis des extraits, donc les référentiels de compétences sont structurée en ce qu'on appelle un bloc de compétences avec une liste de compétences à l'intérieur. C'est pour vous informer, il ne s'agit pas de travailler ça à l'intérieur de la famille, mais c'est pour vous informer, pour vous dire comment est-ce qu'on peut travailler ça au sein de l'institution et comment est-ce qu'on le travaille de toute façon, de façon à éviter les écueils et éviter certaines questions qu'on avait dans le chat. Quand on n'a pas de solution, qu'est-ce qu'on peut faire ? Eh bien, on n'a pas de solution, mais il y a des démarches à faire, par exemple. Donc, on va le voir. Ça fait la transition peut-être, Gaëlle, avec le dernier point. sur des ressources et des services. C'est toi. Alors la première ressource, je te laisse. Alors une petite sélection de ressources qui vont du, je ne vais pas dire du plus complexe au moins complexe, mais la première, c'est vraiment quelque chose d'assez général. C'est une vidéo d'une série qui s'appelle l'école expliquée aux parents. Pourquoi on vous a présenté ça? Parce qu'en fait, on ne sait pas quel est votre degré de connaissance. Ça nous a semblé intéressant parce que c'est l'école, donc c'est le collège, le lycée et l'enseignement supérieur. C'est présent en différentes langues, on ne sait pas qui peut nous suivre, mais c'est intéressant d'avoir la connaissance de cet objet-là. C'est une vidéo qui explique de façon simple et claire, en fait, les différentes étapes de la scolarité en France. Et peut-être une deuxième ressource. Alors, une deuxième ressource qui plaira davantage peut-être à vos jeunes parce que c'est une WebTV. Donc à l'UNICEF, on a une série de vidéos métiers, formations, etc. qui sont présentes, qui sont toutes regroupées au sein d'une web TV, qui s'appelle Onisep TV, vous pouvez scanner en parallèle. Elle propose presque 2000 vidéos, presque 2000 vidéos de format relativement court, entre une et cinq minutes, pour découvrir tout ce qui concerne les formations, les activités professionnelles, les parcours, au travers de témoignages. Vous avez la possibilité de rechercher via des filtres comme les centres d'intérêt, les secteurs professionnels, Et on vous en parle parce que la vidéo, c'est un média très, très utilisé par les jeunes générations. C'est vraiment très pratique, très parlant. Les vidéos sont même retranscrites pour une grande partie d'entre elles. Autre ressource. Alors, autre ressource, c'est une ressource qui s'appelle le Dico des métiers. Le dico des métiers, c'est un dictionnaire des métiers qui présente un certain nombre de métiers, mais on aime bien le présenter parce qu'en parallèle de cet objet-là, vous avez deux supports pédagogiques d'accompagnement, un pour les élèves plutôt en classe et un pour les parents plutôt à la maison, qui vous donne aussi des repères, des éléments, etc. Le Dicot est consultable au lycée, il est achetable. Les supports d'accompagnement, notamment le guide par an, est téléchargeable en ligne. Donc vous pouvez le récupérer et l'imprimer chez vous, c'est distribué gratuitement. Et votre jeune peut bien évidemment aller consulter le Dicot des métiers. au sein du CDI ou du BDI de l'établissement scolaire dans lequel il dépend, bien évidemment. Ou il peut même aller au CIO lorsque vous allez au CIO pendant les périodes de rendez-vous, de vacances scolaires. Dernière ressource pour moi à partir, la librairie Onisep. Alors la librairie Onisep, sachez que c'est une librairie en ligne qui vous permet de récupérer les collections empruntables dans les CIO. Alors c'est à voir ça, je sais que certains CIO le font, vous voyez, vous les appelez. Donc, la librairie propose des collections au lycée, principalement deux grandes collections, plutôt les collections grand public. Il y en a d'autres qui existent, mais on va cibler sur deux collections. La collection parcours, c'est le document parcours sur le travail social. Il en existe d'autres, comme le métier du sport également. C'est une collection qui est centrée sur un secteur professionnel déterminé et qui permet d'appréhender le secteur via une série de de témoignages de professionnels via une série d'articles sur l'emploi et une série d'articles sur les formations. Donc il en existe différentes sortes. Et autre collection, la brochure après le bac, c'est une collection qui s'appelle la collection des dossiers. Vous avez donc après le bac, vous avez après entrez en classe prépa, vous avez les écoles de commerce, vous avez les écoles d'ingénieurs, il y a différents types de collections. Donc vous pouvez les acheter, vous pouvez les consulter dans les établissements scolaires, vous pouvez les télécharger en ligne en les achetant également. Donc tout ça, c'est sur la librairie onisap.fr. Gaël, je te laisse la partie. Alors, il y a une autre ressource qu'on voulait vous présenter, c'est d'ailleurs par ce biais-là que vous avez dû sans doute vous inscrire pour le webinaire d'aujourd'hui, sur le site de l'ONISEP.fr. L'ONISEP.fr a refondu un petit peu son site et il a consacré une page aux parents. Cette page dédiée aux parents, vous y trouvez des ressources et notamment un guide par an. la petite photo. Ce guide parent reprend les éléments qu'on a vus dans ce webinaire, mais de façon plus détaillée, et vous trouvez également d'autres ressources qui permettent d'accompagner votre enfant dans ses démarches d'orientation, avec notamment aussi des quiz. Je sais qu'il y en a un, ce n'est pas une formule magique, mais c'est une base pour discuter. C'est le quiz « Quel métier selon mes intérêts ? ». Donc ça, c'est des petites choses qui permettent de commencer de mettre votre enfant dans une démarche d'exploration et d'orientation. A noter aussi que depuis le mois de décembre, une plateforme a ouvert et elle est accessible à votre enfant avec ses identifiants EduConnect. Donc l'accès à cette plateforme à venir, elle se fait également par le site onisep.fr. Vous avez une étiquette à venir en haut à droite. Et après, il y a un espace équipe éducative et un espace élève. Et sur l'espace élève, il peut se connecter avec ses identifiants EduConnect. Les identifiants EduConnect, ce sont des identifiants nationaux qui permettent notamment, vous en tant que parent, je pense que vous en avez, notamment quand vous faites des demandes de bourse ou quand vous accédez à tout ce qui est plateforme de services en ligne, orientation et affectation pour des parents qui ont des enfants en collège notamment ou en seconde. Cette plateforme Avenir, on vous en parle parce qu'elle est disponible depuis le mois de décembre, comme je le disais, et elle permet d'accéder à des ressources, à un calendrier, un agenda avec des événements et des activités pédagogiques qui permettent de travailler le parcours d'orientation de façon progressive, c'est-à-dire que les activités qui sont proposées à des élèves de 5e ne seront pas les mêmes qu'aux élèves de 4e et ainsi de suite jusqu'au lycée. En plus, cette plateforme, elle a ce qu'on appelle un portfolio, c'est-à-dire que votre enfant, à partir du moment où il fait ses activités au sein de cette plateforme, il retrouve les traces de tout ce qu'il a pu réaliser au sein de la plateforme et il peut aussi stocker des vidéos, des liens URL et des documents pour garder une continuité dans son parcours d'orientation. Donc bien entendu, vous pouvez très bien aller voir cette plateforme avec votre enfant et commencer à explorer des activités et des ressources pour échanger ensuite avec lui sur est-ce que ça m'intéresse ou pas, ou est-ce que je veux approfondir telle ou telle activité. Enfin, dernier point, ce sont les services et les professionnels. Alors là, je laisse de nouveau la parole à mon collègue, à M. Castel et puis je finirai. Alors juste pour terminer et pour dire aussi, puisque j'ai eu, on a vu un certain nombre de parents qui disaient, mais comment faire quand on est face à un jeune qui ne sait pas quoi faire, etc. Eh bien, vous avez toute l'attitude pour savoir passer la main, c'est-à-dire aller vous tourner vers les services de professionnels. Donc vous avez bien sûr au sein de votre établissement les professeurs principaux, les professeurs référents en collaboration avec le CUN qui ont la mission de coordonner tout ce qui est formation, préparation progressive des choix, etc. n'hésitez pas. Alors, il y a bien évidemment les chefs d'établissement qui sont vos interlocuteurs également, que vous voyez, mais que vous voyez plus souvent à date ou lors des journées portes ouvertes, etc. lors des conseils de classe. Eux, ils pilotent le parcours à venir au sein de l'établissement et ils construisent le programme qui va faire en sorte que le jeune va avancer progressivement en ayant la sensation de faire quelque chose d'utile et qui lui apporte des éléments, etc. Qui ne sera pas redondant forcément d'une année sur l'autre, etc. On est vraiment dans cette logique. et puis ça va aider votre jeune à élaborer son parcours d'orientation. Rappelez-vous qu'on est dans quelque chose de progressif. Ensuite, bien évidemment, nos collègues psychologues de l'éducation nationale sont là. Ils connaissent très bien le système éducatif et les procédures. Ils savent écouter, questionner, etc. Ils sont là pour vous aider. Ils accompagnent les jeunes et les familles dans le cheminement du parcours d'orientation. Ils utilisent beaucoup la technologie de l'entretien. ils sont vraiment au contact des jeunes. Et bien sûr, ils peuvent utiliser des outils plus spécifiques comme les questionnaires, les tests d'intérêt, etc., qui peuvent servir de base d'échange en général. C'est jamais figé, cette chose-là. Le but est de faire entrer la personne en questionnement, en fait. Voilà. Et puis, je terminerai là-dessus, mais je te laisserai la parole, Gaëlle. Ce sont des gens qui interviennent dans les CIO, ce sont des services publics gratuits, vous pouvez aller les rencontrer, notamment pendant les périodes de congrès scolaire, à la fin de la semaine, je vous invite quand même à prendre rendez-vous, parce qu'en général ils sont sollicités sur ces périodes, n'hésitez pas. Il n'y a bien sûr pas que les CIO, il y a aussi d'autres structures, notamment pour les établissements privés comme les des services d'information et de conseils aux familles. Gaëlle, je te laisse conclure. Je vais conclure vite avec mon orientation en ligne qui est un service accessible soit par messagerie, soit par téléphone ou par tchat. Mon orientation en ligne, ce sont des conseillers et des conseillères qui répondent à toute question concernant l'orientation scolaire, mais aussi l'insertion professionnelle et plus globalement le système éducatif français, qui n'est pas toujours simple forcément à comprendre et notamment quand on commence à arriver au niveau de l'enseignement supérieur. Il faut savoir qu'il propose des chats, je ne vous en ai pas parlé, mais quand vous allez sur l'espace parents du site de l'onicep.fr, vous arrivez à la diffusion, les chats sont en accès direct, mais ils sont aussi en replay, donc vous pouvez les réécouter, et il concerne notamment la procédure Parcoursup. Donc n'hésitez pas à solliciter ce service. Pierre-Olivier, les amis, je te remercie Pierre-Olivier. Donc vous avez l'annuaire des CIO et vous avez le lien vers Monde d'Orientation en ligne. N'hésitez pas, c'est des services que t'as. Et c'est gratuit surtout. Voilà. Ce qui est en rouge, derrière, c'est un lien vers les... Comment dire ? L'annuaire des CIO. L'annuaire des CIO et puis le service Monde d'Orientation en ligne. Je vois qu'il est 18 heures. On peut rester encore un peu parce que je regardais le tchat et je vois qu'il y a des questions, certaines questions. Alors j'ai essayé d'en prendre quelques-unes. C'est des questions ou des réflexions, des remarques. J'en avais noté une notamment sur comment trouver le temps pour travailler cette question d'orientation, parce que c'est vrai qu'on a dit que ça prenait du temps, il y avait des étapes, et que quand on arrive en première, terminale, les enfants sont souvent accaparés aussi par leur scolarité, ils n'ont pas forcément le temps pour aller explorer. Enfin, en tout cas, ils ont cette impression-là. Moi, je reviendrai sur ce qu'on a dit. L'orientation, elle ne s'arrête pas à la fin de la terminale. Je dirais, il peut faire des choix d'orientation, notamment s'il choisit l'université. On reste quand même sur des formations très généralistes qui permettent encore d'avancer progressivement. Et il peut très bien, je rappelle quand même que il y a à peu près 20 à 25 % de réorientation en fin de première année vers l'enseignement supérieur. Et comme je le disais tout à l'heure, ce n'est pas parce qu'en fin de première année, finalement, on se rend compte qu'on n'a pas choisi la bonne orientation, l'orientation qui nous convient, qu'on ne peut pas faire une passerelle ou peut-être revenir sur une autre première année pour pouvoir avancer vers une autre formation. Donc oui, quand on dit que ça prend du temps, c'est parce que ça commence au collège, ça continue au lycée et bien ça continue bien après le lycée. Alors, est-ce que je regarde le chat ? Donc voilà, cela prend du temps. Alors, comment faire quand son ado n'a pas de vrai choix d'orientation et faire que seulement quelques options existent ? Ah, alors, je ne sais pas ce que veut dire un vrai choix d'orientation. Cette question-là. Après, moi, ça me fait penser quand on peut aller voir quelqu'un, on peut le consulter. Moi, on vous a dit tout à l'heure, il ne faut pas avoir peur de savoir passer la main quand on ne sait pas. Oui, et peut-être, on est toujours sur ce questionnement. Déjà, peut-être pour vous, qu'est-ce que c'est qu'un vrai choix d'orientation ? Alors peut-être que vous pensez qu'il n'a pas encore précisé ses choix d'orientation. En tout cas, peut-être reposer la question de manière différente plutôt que qu'est-ce que tu as choisi, mais plutôt où tu en es. dans ta réflexion sur ton orientation ? Est-ce que tu as besoin d'aide ? Qu'est-ce qui pourrait t'aider ? Et peut-être effectivement, comme tu dis Jean-François, repartir pour lui proposer un entretien avec un professionnel, un psychologue de l'Éducation nationale, ou refaire le point à ce niveau-là. Après, dans la question de la trajectoire, dans la question du parcours, il y a la question du parcours linéaire ou de l'immédiateté. De temps en temps, on a besoin de temps pour s'orienter. Donc on va faire une, je pense, par exemple, notamment les étudiants peuvent faire une première année. Ça peut très bien, pas forcément bien se passer et ils se réorientent vers autre chose. Ce n'est pas forcément une situation d'échec. Ça peut être parce qu'ils n'étaient pas prêts ou alors ils n'étaient pas suffisamment posés les questions. Vous avez besoin de temps, etc. C'est pour ça que l'année de césure, dans certains cas, peut être très intéressante. Parce que de temps en temps, on n'est pas prêt. On a besoin de temps. On a besoin de se confronter à une difficulté. Donc cette notion d'une bonne orientation, ça nous perturbe toujours un petit peu. Sachez aussi que quand votre enfant fait des petits jobs d'été, quand il fait du babysitting, quand il fait toutes les expériences qu'il va vivre en dehors aussi de l'école, quand il organise une soirée avec ses copains, ou ses copines, c'est aussi des compétences qu'il développe au niveau organisationnel. On ne le voit pas toujours, mais comment tu t'y es pris pour t'y organiser, pour réunir tous tes copains ? Oui, tu as utilisé tel réseau social, tu as dû choisir une date, comment tu as fait pour que tout le monde choisisse la date ? Tout ça permet d'avancer aussi dans sa réflexion sur qui je suis, parce que j'ai vu qu'il y avait une question aussi là-dessus. Qui je suis ? Qu'est-ce que je suis capable de faire ? Je pense que pour moi, la première clé, c'est d'arriver à échanger avec son adolescence. Ça peut aussi faire avancer. C'est une chance lorsque le jeune sait ce qu'il veut et surtout s'il est passionné. Oui, on peut dire. Après, des fois, il y a certains choix d'orientation qui n'aboutissent pas. Vous connaissez la sélection aussi à l'entrée de certaines formations. Et savoir aussi qu'il n'y a pas qu'un seul chemin pour arriver au même objectif. Je prends l'exemple d'ingénieurs, mais pour devenir ingénieur, il n'y a pas que les classes préparatoires et les écoles d'ingénieurs, il y a aussi les filières de l'université, il y a aussi d'autres écoles. comment dire, d'un professionnel dans les métiers du bâtiment et des travaux publics qui est passé par la voie professionnelle, le CAP, le bac pro et qui a continué derrière avec un BTS et puis une formation d'ingénieur en apprentissage. Donc voilà, je dirais, il n'y a pas toujours qu'un seul chemin pour arriver à telle finalité. Oui, hormis dans certaines professions qui sont réglementées, mais pour le reste... Voilà, ce n'est pas forcément figé. Je voyais mon fils est fermé dès qu'il s'agit de parler d'orientation, rendez-vous avec le conseiller ou la conseillère. Ce qui est important dans ces conditions-là, dans ces moments-là, c'est de ne pas provoquer le conflit finalement. C'est de prendre le temps éventuellement, même si de temps en temps on est très pressé, surtout s'il y en a une seconde, mais il ne faut pas Un des maîtres mots, Gaëlle, c'est que nous, on essaye de dédramatiser ce genre de choses. C'est très, très important de ne pas faire les choses dans la conflictualité, dans des choses comme ça. On est dans l'accompagnement, vous êtes dans l'accompagnement, vous êtes accompagnée de toute façon. Il y a toujours des solutions et c'est important de ne pas se braquer parce que le stress, parfois, peut engendrer ce type de comportement. Jean-François, Gaëlle ? Oui. On nous demande ce que l'on pense des sociétés privées d'orientation et je pense que ça peut intéresser pas mal de parents. Oui. Alors, les sociétés, oui, les cabinets privés, j'imagine, d'orientation, c'est ça ? Merci Pierre. Merci. Alors, qu'est-ce qu'on en pense ? Tout dépend de qui est derrière le cabinet privé. Sachez, alors, avant de répondre là-dessus, sachez que le cabinet privé, si les personnels sont sont compétents, sont qualifiés, etc. Pourquoi pas ? Sachez simplement, on pourrait expliquer pendant longtemps, sachez que vous avez des services publics gratuits qui sont présentes et qui peuvent répondre à ces questions-là. L'ONISEP propose son offre de services, on vous a proposé tout un tas de ressources à l'accompagnement pédagogique et à l'accompagnement au niveau des services, puisque Gaël vous a parlé des services de non-orientation en ligne. Vous avez en parallèle les centres d'information d'orientation, je vois que certaines collègues sont connectées, qui proposent un service public gratuit d'excellente qualité, je le précise, d'excellente qualité. J'aurais commencé à dire, je vois pas pourquoi on irait voir Aïe. Et je redis, il n'y a pas de recette miracle, c'est-à-dire que ce n'est pas, comme on l'a vu tout à l'heure sur les représentations, les professionnels accompagnent mais ne vont pas apporter une solution ou une orientation, l'orientation qui conviendrait à mon enfant. c'est pas forcément le professionnel qui l'apporte, c'est parce qu'il y a un accompagnement qui s'est fait, mais je dirais que le gros du travail, c'est quand même votre enfant qui le fait pour choisir son orientation, c'est lui derrière qui décide. Alors c'est vrai que ces cabinets privés, ça a un coût et on sait très bien que beaucoup de gens ne peuvent pas se permettre de le payer. Donc je redis ce que dit Jean-François, c'est que vous avez des services publics, les centres d'information et d'orientation et moins d'orientation en ligne qui proposent aussi un accompagnement. Sachez que dans les centres d'information et d'orientation, il y a également des outils de questionnement au niveau des intérêts, au niveau de ces compétences de ces appétences qui permettent une base de discussion pour ensuite pouvoir avancer dans ces questionnements d'orientation. J'avais noté notamment s'il y a une idée qui vous paraît irréalisable, c'est-à-dire que parfois des projets qui vous semblent un petit peu irréalistes, moi je pense que ce serait intéressant de questionner votre enfant sur cette idée, comment tu vois la Comment tu pourrais la mettre en œuvre ? Qu'est-ce qui te permettrait d'en apprendre plus sur ce type de métier qui t'intéresse ? Et derrière, qu'est-ce que ça implique ? Est-ce qu'on peut en faire une profession ou pas ? Donc tout ça, c'est à discuter également. Je voulais juste revenir, si tu as terminé, par rapport à une affirmation qui vient d'arriver dans le chat. Quand on ressort perdu d'un entretien avec un CEL ou un CEO d'un établissement, c'est inconfortable, mais c'est bon signe. Ça signifie qu'un questionnement est à l'oeuvre. C'est très important cette notion-là, dans la mesure où, si vous voulez, On vous l'a dit depuis le début, tout ça, ça se travaille dans le temps. Donc ne vous inquiétez pas. Les injonctions de l'institution font qu'il faut avoir des vœux à fin de troisième, fin de seconde, fin de terminale. Mais voilà, d'où l'intérêt d'anticiper, de travailler, de sortir, de rencontrer, etc. pour pouvoir justement mettre le jeune en questionnement. C'est à partir de ces moments-là, justement, ça va permettre d'avancer. Et je rajouterai une petite chose, tout ne se joue pas en fin, ça on l'a dit tout à l'heure, ne se joue pas en fin de collège ni en fin de lycée. Regardez autour de vous, questionnez autour de vous combien de professionnels, même vous, entre les études que vous avez faites quand vous êtes sorti du lycée ou sorti de collège et le métier que vous faites aujourd'hui. Est-ce que c'est exactement le métier que vous faites par rapport à la formation que vous avez fait en sortant de lycée ? ou est-ce qu'au contraire il y a eu des évolutions et vous avez finalement bifurqué vers d'autres voies, ou alors effectivement pas complètement à l'opposé, mais finalement votre projet, votre orientation, elle a quand même évolué, elle a sans doute évolué entre vos 18 ans et, pour les plus ou moins jeunes parents, entre 30, 40 et 50 ans. Voilà, on va terminer là. Oui, il est déjà… On vous remercie, on voit que vous êtes nombreux à nous remercier sur les questions que ça a évoquées chez vous, c'est très bien. On était dans cet objectif-là. On n'avait pas forcément de réponse sur des situations d'orientation personnelle, mais c'était plutôt sur la démarche. Voilà, on vous invite à vous tourner vers les services, le cas échéant. On vous rappelle que le webinaire a été enregistré et donc il sera disponible sous peu dans l'espace par an et sur la Web TV de l'ONISEP. Le diaporama aussi sera mis en ligne et vous pourrez le télécharger et vous aurez accès à tous les liens des ressources. On vous remercie, on vous souhaite une bonne soirée. Bonne soirée. Merci. Au revoir.
Webinaire organisé par l'Onisep le 3/02/2025 à destination des parents d'élèves. Animation : Jean-François Castell, directeur territorial Onisep Pays de la Loire et Gaëlle Le Rallic, responsable d'accompagnement pédagogique Onisep Pays de la Loire
Vidéo publiée en février 2025