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LAURE, APPRENTIE EN PREMIÈRE BAC PRO CONDUITE ET GESTION DE L'ENTREPRISE HIPPIQUE, DÉCOUVRE UNE ENTREPRISE

Laure, 16 ans est en Première Bac Pro Conduite et Gestion de l'Entreprise Hippique. Après 2 ruptures de contrat, et grace à l'aide de sa responsable pédagogique et de son nouveau maitre d'apprentissage, elle découvre une nouvelle entreprise au sein de laquelle elle poursuit son apprentissage sereinement.Ce film est le 7ème épisode d'un Web documentaire consacré à l'apprentissage.

Laure, Apprentie en Première Bac Pro Conduite et Gestion de l'Entreprise Hippique, découvre une entreprise Laure Goujart-Delambre (Première bac pro) : Je m'appelle Laure, j'ai 16 ans, je suis en bac pro CGEA, à Rambouillet, qui est un bac pro conduite et gestion d'une entreprise hippique. Je ne me voyais pas partir dans une 2nde générale, parce que ça ne me convenait pas et si je ne suis pas motivée par ce que je veux faire, je ne me mets pas à bosser. Il fallait vraiment quelque chose qui me plaît. La filière pro en alternance me convenait totalement. J'avais 3 ans la première fois que je suis montée sur un cheval. Vraiment, ce que j'aime là-dedans, c'est ce contact avec les chevaux. J'adore les animaux, la nature. On m'enferme dans un bureau, je ne tiens pas en place. Au CFA de Rambouillet, on favorise beaucoup les matières générales : les maths, le français, l'histoire, l'anglais et tout ça. Enseignante : On va passer à l'exercice 3. Il y a des questions sur l'exercice 2 avant de passer au 3 ? Élèves : Non. Laure Goujart-Delambre : On a aussi beaucoup de matières de notre filière, donc tout ce qui est gestion d'une entreprise, compta, aussi, qui est plus précisément axé sur notre filière. On a de l'équitation théorique. Après, bien sûr, on a aussi le côté pratique. On a à peu près 4 heures d'équitation. Enseignant : Fixe tes jambes et tes mains, Laure. Garde tes rênes tendues. Laure Goujart-Delambre : J'ai commencé fin août dans une 1re écurie. J'y suis restée jusqu'en février. Lise Debard (développeur de l’apprentissage) : Dans sa première entreprise, son maître d'apprentissage, qu'elle connaissait, parce qu'elle avait été cavalière chez lui, a connu des difficultés financières. Laure Goujart-Delambre : Après mes deux mois d'essai, ça a commencé à se compliquer. Travailler était dur, on arrivait en hiver. J'ai commencé à faire beaucoup trop d'heures, vu que la monitrice de mon écurie est tombée enceinte. J'étais finalement toute seule à travailler. D'avoir 20 chevaux à travailler toute seule. C'est ingérable. Donc, j'ai fait une rupture amiable avec mon patron, qui était d'accord aussi, puisque ça n'allait plus. Lise Debard (développeur de l’apprentissage) : Heureusement, la région nous propose des dispositifs qu'on appelle des passerelles, qui nous permettent de garder le jeune au CFA, pour qu'il puisse continuer à suivre sa formation sans qu'il y ait d'interruption au niveau scolaire. Les 15 jours où ses camarades sont dans une entreprise, lui est soit au CFA, donc en relation avec moi, on refait son CV, sa lettre de motivation et on recherche une entreprise ensemble. Après, c'est quand même effectivement le jeune qui doit vraiment se donner, puisque c'est quand même une vraie recherche d'emploi. Laure Goujart-Delambre : Pour retrouver une entreprise, j'ai dû appeler beaucoup d'écuries, une centaine à peu près. Finalement, j'ai trouvé à Dreux. Ça m'a énormément plu. J'ai appris énormément de choses. Mais c'était vraiment loin. Donc, au final, on a fait un compromis que je restais chez lui juste pour dépannage jusqu'à la fin de l'année. Lise Debard (développeur de l’apprentissage) : Et donc, bam, re-rupture fin juin. À nouveau, un coup dur pour Laure, parce que c'est quand même moralement difficile. À nouveau, on est là pour lui dire : "Allez, on y va, on ne te lâche pas, on continue". Laure Goujart-Delambre : Et j'ai finalement trouvé aux Écuries des Nonains chez Julie Kieffer, une entreprise familiale vraiment agréable à travailler. Gilles Kieffer (gérant de l’Écurie des Nonains) : Laure s'est présentée en cours de formation, donc on l'a pris à l'essai. On était un petit peu inquiets, parce que quand ils arrêtent quelque part et qu'ils rechangent d'entreprise, bien sûr, c'est toujours le patron qui a tort, mais on sait que les patrons n'ont quand même pas toujours tort. Mais pour Laure, je pense qu'on est dans une bonne voie. Laure Goujart-Delambre : On fait toutes les tâches d'entretien, ce qui est curage de boxes, balai, tous les soins aux chevaux, donc ce qui est nourrir, s'en occuper, les brosser. On monte aussi, on monte encadré. Donc, ça, c'est vraiment génial, c'est ce que je n'avais pas dans mes autres entreprises qui m'a fait perdre beaucoup d'équitation. Lise Debard (développeur de l’apprentissage) : Pour l'instant, vraiment, elle est super satisfaite. C'est vrai que c'est une entreprise très réglo, avec une demande de travail exigeante, mais qui après, savent être justes. C'est vrai qu'on arrive dans une relation d'apprentissage où là on est gagnant-gagnant, c'est-à-dire le jeune se forme et apprend, et la maître d'apprentissage a quelqu'un qui est motivé et qui, en plus, se donne dans l'entreprise. Laure Goujart-Delambre : J'ai eu vraiment des gros doutes sur moi-même en me posant plein de questions, en me disant qu'il faudrait peut-être arrêter, "c'est pas fait pour toi". Finalement, quand on retrouve et qu'on trouve une situation assez stable, on est fier de nous et c'est vraiment une sensation agréable.