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Technicien de maintenance (industrie du médicament)

Le technicien en automatismes connaît tout des robots, de leur conception à leur mise en service, en passant par leur maintenance. Aucun système programmé n'a de secret pour ce professionnel polyvalent et très recherché.
Je suis Patrick Fohr. Je suis technicien de maintenance pour des machines de fabrication de seringues.
Le but, c’est de dépanner, de les maintenir en état et de les améliorer pour garantir la continuité de production.

Mes outils de travail sont des outils classiques. Il y a aussi l’outil informatique avec la GMAO pour le suivi des interventions. C’est la gestion de la maintenance assistée par ordinateur. On rentre toutes les interventions. On a un historique de toutes les pannes qui y a pu avoir sur tel ou tel équipement.

Je travaille seul ou en équipe, ça dépend. Avec les collègues, mon responsable et surtout avec les opératrices qui nous aident à savoir d’où peut provenir la panne.
Les opératrices sont demandeuses. Elles ont envie de savoir pour essayer justement de dépanner au plus vite. Parce que nous, on ne peut pas se permettre de passer la journée dans la zone. Des fois, elles arrivent même à dépanner avant qu’on arrive. Ca nous arrange bien.

Les qualités pour être un bon technicien de maintenance, c’est d’écouter les gens de production. D’anticiper, faut écouter les moindres bruits qui peuvent être anormaux, genre une courroie qui couine, un roulement qui grogne. Pour éviter que d’un seul coup ça casse et pis qu’on soit obligé d’arrêter en cours de production.

Dans mon métier, vaut mieux prévenir que guérir parce qu’il est préférable d’intervenir en temps masqué, donc faire du préventif, que de devoir intervenir en curatif et d’arrêter la production.
On essaie d’intervenir quand les opératrices sont en pause ou quand elles sont entrain de faire un vide de ligne pour que l’intervention justement ne se voit pas.

Quand on travaille dans un milieu pharmaceutique, ça demande beaucoup plus de rigueur parce que nous en tant que technicien de maintenance, on intervient avec des outils, on peut faire plein de contaminations sur le produit donc c’est là qui faut faire extrêmement attention. On y pense tout le temps à être rigoureux.

Mon rôle avec les fournisseurs, c’est de les faire venir, soit pour revoir la qualité, pour faire marcher la concurrence. Histoire de revoir un peu les tarifs.

Pour devenir technicien de maintenance, j’ai passé d’abord un CAP, pis un BEP de maintenance des systèmes mécaniques automatisés. Ensuite, je suis allé au bac pro. Et pour avoir un meilleur poste, j’ai fait un BTS maintenance industrielle.
Ca m’a tout de suite plu de toucher à tout. De faire de la mécanique, de l’électricité, de l’hydraulique, du dessin industriel, c’est passionnant.

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ONISEP Les entreprises du médicament

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