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Lad jockey

Amour des chevaux, persévérance et exigence : trois qualités indispensables aux professionnels des courses hippiques que sont les lads-jockeys et les lads-drivers. Des métiers où les risques physiques sont réels, mais où la passion domine.
Bertrand Ruet, lad jockey depuis 4 ans. J’avais l’idée en tête, avant d’aller au lycée, j’avais déjà l’idée en tête de faire ce métier là. Ma mère n’était pas pour, mais j’en ai fait un peu à ma tête et ça se passe bien quand même.

C’est l’envie déjà d’être dehors. Je suis quelqu’un qui n’aime pas trop être enfermé dans un bureau et puis j’aime bien la nature, j’adore les animaux, les chevaux par-dessus le marché. Entre tous, c’est le cheval que je préfère donc c’est venu naturellement après.

L’essentiel du métier de lad jockey, c’est nourrir les chevaux, les panser, les entraîner et les emmener aux courses. Et rendre compte de tout ça à notre entraîneur, à notre patron. On est un peu l’intermédiaire entre le cheval et l’entraîneur. Parce que l’entraîneur n’est pas toujours là auprès du cheval. Le lad doit connaître son cheval par cœur.

Le matin, on nourrit nos chevaux. Après on s’occupe de leur litière et puis on commence à entraîner le cheval. On les entraîne, on va sur la piste. On les nourrit le midi. L’après-midi, on passe notre temps plutôt à faire des soins. Et puis, on s’occupe du matériel aussi l’après-midi. On finit la journée par les soigner.

Un lad jockey, je dirai, passe à peu près autant de temps à travailler autour et sur le sulky. Le sulky, on passe entre 4 et 5 heures le matin dessus parce qu’on prend plusieurs chevaux. Et le temps de s’occuper, de faire la litière, de donner à manger, faire les soins, ça représente à peu près le même temps.

Tous les lads jockey ne font pas les courses. Faut bien se dire qu’avant de courir, il se passe un certain temps. C’est l’entraîneur qui va juger si vous êtes apte à courir ou non. Il faut travailler dur, il faut être là tous les jours, c’est surtout basé sur la confiance et le sérieux. Si vous avez du sérieux, il n’y a pas de raison que ça se passe mal, on vous laissera votre chance normalement.

Les compétences essentielles pour bien effectuer ce métier sont d’avoir un bon sens de l’observation, être manuel, être très rigoureux. Avoir un bon sens des responsabilités aussi car on a un cheptel vif entre les mains mais qui vaut de l’argent. De même que le matériel. Et puis un bon sens de l’organisation.

Oui, c’est un métier de passion. Faut être passionné. Si vous n’êtes pas passionné dans ce métier là, je pense que c’est très difficile d’y arriver. Parce que sans la passion des chevaux, on va pas loin. Si vous n’avez pas la passion, vous commencez à compter vos heures et c’est pas bon. Faut pas compter les heures dans ce métier, sinon je crois que c’est fini.

Si c’était à refaire, je le referai avec grand plaisir, plutôt 2 fois qu’une.

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produite par

Educagri Editions Onisep Centre-Val de Loire

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