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La maïeutique à l'université

Ce film destiné aux lycéens porte sur la découverte des études de maïeutique à l'université.
La maïeutique à l'université

Anne Demeester (directrice de l’école de maïeutique Marseille) :

Les sages-femmes et les maïeuticiens, bien sûr, pratiquent les accouchements, mais il n'y a pas que ça. Nous avons de plus en plus de compétences, aujourd'hui, depuis le désir d'enfants, donc il y a des sages-femmes qui travaillent dans des centres de procréation médicalement assistée. Ensuite, les sages-femmes peuvent assurer seule tout le suivi médical de la grossesse et sont responsables du suivi gynécologique de routine. C'est-à-dire prescription de pilules, pose de stérilet, et également dépistage des cancers du sein, cancers du col de l'utérus.

Edouard Lafon (étudiant en 5e année) :

Déjà, il ne faut pas avoir d'aprioris. On croit que c'est un métier exclusivement féminin. En fait, pas du tout. C'est une profession médicale indépendante, avec des responsabilités évidentes qui font que c'est un métier intéressant. C'est pas de la pathologie. Les patientes sont enceintes, elles ne sont pas malades. Du coup, c'est vrai que c'est agréable de travailler dans un contexte de naissance.

Marie-Pierre Balzing (sage-femme, cadre enseignante) :

La 1re partie du cursus, c'est la bassesse pour les deux premières années d'étude, où le cursus, c'est essentiellement orienté sur l'obstétrique physiologie, c'est-à-dire la grossesse normale, l'accouchement normal, le nouveau-né sain et à terme, la gynécologie physiologique et la 2e partie du cursus, le master 1 et le master 2, beaucoup plus axés sur l'obstétrique pathologique et les pathologies du nouveau-né. On peut avoir des cours magistraux. Il y a aussi des travaux dirigés ou des TP, où là, on associe un petit groupe d'étudiants pour faire, par exemple, des manipulations. Simuler un accouchement sur un mannequin, simuler un acte de réanimation néonatale sur un poupon.

Joana Sophie Hubner (étudiante en 5e année) :

Je suis très intéressée par la recherche, donc je ne sais pas si je vais continuer sur un master 2 ou bien, il y a aussi des diplômes universitaires qui nous permettent de nous spécialiser. Par exemple, il y a l'échographie, l'acupuncture. C'est vrai que le diplôme d'acupuncture me plairait bien. Et puis, en même temps, j'aimerais continuer à pouvoir faire des accouchements et pouvoir suivre des patientes, donc je vais essayer de mêler un petit peu les trois.

Marie-Charlotte Benzitoun (étudiante en 2e année) :

J'envisage de faire à la fois du libéral et un petit peu d'hospitalier pour pouvoir accoucher, parce que c'est quelque chose de très beau et qui motive vraiment en premier quand on est sage-femme.

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Onisep Provence-Alpes-Côte d'Azur - Site de Aix

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