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Jérémie, ébéniste

Enfant, Jérémie construisait des cabanes de bois.Après son Bac S, il a poursuivit en CAP ébéniste, a obtenu son brevet des métiers d'art (BMA) et est diplômé de l'école Boulle.Aujourd'hui, ébéniste créateur, il a son propre Atelier et nous parle avec enthousiasme de son métier.
Jérémie, ébéniste

Jérémie Lopez :

Je m'appelle Jérémie Lopez, j'ai 30 ans et je suis ébéniste, fondateur de l'atelier KWANTIQ. Pour moi, c'était une passion depuis tout jeune. Quand je construisais des cabanes dans les bois, quand j'utilisais les outils chez papie et mamie, j'ai toujours eu une affection pour cette matière et donc, je ne le suis pas devenu, mais c'était naturel pour moi de me tourner vers cette formation.
Le métier d'ébéniste, aujourd'hui il a évolué. On ne plaque plus seulement de l'ébène sur des carcasses. Si on englobe le métier, c'est la fabrication de meubles. La création, c'est une des parties du métier d'ébéniste, puisque avant de fabriquer un meuble, il faut l'imaginer et le concevoir. Ça va être de matérialiser cette idée à travers un croquis, puis après le croquis, ça va être de travailler ses proportions à travers peut-être une maquette, une volumétrie en 3D et utiliser l'outil informatique, aujourd'hui, pour gagner du temps et aller plus vite dans la conception. Après la 3e, j'ai fait un bac général, un bac scientifique. J'ai fait un CAP ébéniste. J'ai continué après avec le brevet des métiers d'arts ébéniste, qui est le niveau bac pro, et après je suis monté à Paris, à l'École Boulle, pour le diplôme des métiers d'arts ébéniste. Après ma formation à l'École Boulle, j'ai travaillé 6 mois chez un créateur ébéniste également, puis deux mois en restauration de meuble et après 9 mois, j'ai créé ma propre entreprise. Pour moi, il ne peut pas s'exercer si ce n'est pas d'abord une passion. Il faut être rigoureux, il faut avoir beaucoup de patience, se remettre en question, être assez précis et méticuleux. Lorsqu'on est ébéniste créateur, il n'y a pas une journée type. Tous les jours, il y a un peu de croquis, un peu de réflexion par rapport à un problème technique, ou de l'usinage, c'est-à-dire la fabrication de tous les assemblages du meuble. Il n'y a pas de journée type, et heureusement. Quand on a un atelier d'ébénisterie et qu'en plus, on doit s'occuper de la gestion de l'entreprise, les journées sont longues, les nuits très courtes. Des fois, je préfèrerais, effectivement, être complètement concentré à la création et à la fabrication. Dialoguer avec la matière, le bois. C'est une matière qui est déjà chaleureuse, qui a une odeur, qui a un toucher particulier. Si on aime cette matière, on ne peut qu'aimer le métier. S'il sent au fond de lui qu'il a vraiment un attrait `pour cette matière, pour la construction, pour la fabrication d'objets, qu'il aille sans hésiter vers cette formation. C'est un métier qui est très enrichissant, puisqu'on fait travailler l'esprit avec la main et donc, il y a cette sorte de duo qui fonctionne très bien tous les jours. C'est un métier qui demande beaucoup d'intelligence.

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