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Electronicien automobile

Contrôle de trajectoire, dispositif anticollision, système de navigation... les applications de l'électronique embarquée à bord des véhicules ne cessent de gagner du terrain. Les perspectives sont donc favorables pour ce technicien high-tech.
Je m’appelle Adrien Vialat. J’ai 22 ans. Je suis électronicien automobile.

Il faut un bac professionnel en mécanique. J’ai passé un équivalent, un diplôme pour un bac professionnel par le biais de l’AFPA, c’est un centre de formation pour adultes. Le diplôme, l’intitulé exact c’est TEEA, Technicien Electricien Electronicien Automobile.

Avant, on va dire un mécanicien c’était il remplace un pneu, il fait une vidange. Maintenant, un mécanicien électronicien, c’est plus quelqu’un qui travaille je dirai à 75% du temps sur de l’informatique avec un outil de diagnostic, un testeur. Pour justement par rapport à des pannes sur des véhicules, arrivé à trouver et à faire un diagnostic dessus. Puisque maintenant, toutes les voitures ont des petits ordinateurs embarqués ce qu’on appelle les écus moteur et en fait avec le testeur embarqué, le testeur de diagnostic, on rentre dans cet écu moteur pour savoir ce qu’il se passe, quel est le dysfonctionnement sur la voiture.

Je suis tombé une fois sur une panne où j’ai passé deux jours dessus parce que personne n’avait jamais eu cette panne là. Donc tout seul à chercher pourquoi ? Comment ? Après apprendre avec le schéma électrique par rapport à l’informatique, pour savoir tel fil qui passe à tel endroit donc j’ai un tel code défaut, il doit y avoir une coupure sur ce fil là. Après, il faut la trouver. C’est le but de rechercher quelque chose, le plaisir de trouver la panne à la fin. La satisfaction personnelle de dire « j’ai réussi », « j’ai passé du temps », mais à la fin j’ai trouvé.

On a des aides extérieures de collègues, ça arrive souvent aussi. Ah tiens, moi j’étais tombé sur un problème de ça, essaie de regarder par là. De suite, ça nous oriente sur quelque chose d’autre qu’on n’avait pas forcément pensé. Dans un atelier, il faut arriver à échanger avec les autres collègues. Il faut de la patience, persévérance, puis réfléchir. Il faut avoir envie de se creuser le cerveau pour se dire qu’est-ce-que c’est ?

On a un chef d’atelier aussi qui nous chapote un petit peu, qui nous oriente s’il y a besoin. C’est quelqu’un qui a beaucoup d’expériences. Il réfléchit avec nous, c’est vraiment une autre tête pensante. C’est quelqu’un qui est là pour nous orienter aussi. Il n’a pas forcément la solution, pas plus que nous, mais d’avoir un autre œil. On va dire, on dégrossit le travail. On fait le travail si on trouve après de soi même, c’est encore le mieux. Si après on bûche, ça permet de nous orienter sur quelque chose d’autre éventuellement.

L’évolution pour un technicien électronicien, l’ultime, c’est vraiment d’être chef d’atelier plus tard. Quand j’aurai suffisamment d’expérience, j’espère pouvoir être chef d’atelier.

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produite par

ONISEP Région Languedoc Roussillon / Midi Libre

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