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Anouck, animatrice nature - Mon développement durable

Sorties pour découvrir la flore et la faune locales, création de sentiers, organisation d'une exposition... l'animateur nature ne manque pas d'idées pour sensibiliser petits et grands à la préservation de l'environnement. De quoi former des écocitoyens.
Je m’appelle Anouk Bonjean, j’ai 30 ans, et je suis animatrice nature à l’association Eau et Rivières de Bretagne depuis trois ans maintenant. C’est vraiment la dimension militante qui me plaît à Eaux et Rivières, et c’est ça qui fait que je me suis plutôt dirigée vers cette association-là. J’ai envie de voir changer les choses, je me dis qu’au final c’est un peu une raison d’être on fait des choses tous ensemble et on se bat pour protéger ce qui nous est cher. Après le bac je suis partie à Lille pour faire mes études, à Lille j’ai commencé une license Médiation culturelle et communication, je n’y trouvais pas vraiment ma place en fin de compte, et parallèlement à ça j’étais bénévole à l’association Nord nature. Et comme ça me plaisait beaucoup, c’est là où j’ai trouvé ma voie professionnelle en fin de compte, et je suis partie faire une license professionnelle Technicien supérieur + animation nature et éducation de l’environnement. Si je prends les choses de A à Z sur un même projet, la première chose à faire ça va être de rencontrer la personne qui souhaite des animations nature. On va essayer de comprendre quel message il faut faire passer, quel espace on veut mettre en valeur, quelle espèce on veut mettre en valeur... Il y a toujours un but de toute façon. Et après l’animation il y a une phase où on va évaluer l’animation. Pour moi pour être un bon animateur nature il faut savoir mettre à l’aise les gens, être créatif. Être créatif ça c’est sûr, parce que on est toujours en train de se renouveler, on est toujours en train de s’adapter, il y a plusieurs savoir-faire qui vont être importants. Il faut valoriser son travail auprès des élus, il faut savoir négocier, il faut savoir gérer un budget, il faut savoir faire des affiches par exemple, ça fait partie du métier. Quand on travaille dans le secteur associatif, on ne fait pas une grande différence entre sa vie privée et sa vie professionnelle finalement, mais pour moi c’est une richesse en fait. J’ai l’impression que quand je vais au travail le matin, je ne vais pas vraiment au travail en fait, et ça, ça me rassure. Je crois que ce que j’aime le plus, c’est le repérage, c’est là où je me projette dans l’animation, c’est là aussi où je continue d’apprendre des choses. Et sinon, l’autre aspect que j’adore c’est le moment où le public me montre tout ce qu’il a retenu et tout ce qu’il a compris, donc c’est là où on voit le résultat de ce qu’on a fait, et je trouve qu’il y a un côté valorisant en fait. Ce n’est pas juste en formant les enfants qu’on fera changer les choses, en fait on apprend tout au long de sa vie. J’aimerais bien moi travailler plus avec des élus, parce que je pense qu’il y a un vrai manque à ce niveau-là. J’aimerais bien travailler plus avec le public professionnel, former les gens en entreprise. Pour moi le grand enjeu de ce métier-là, c’est de remettre les personnes le plus possible dehors. A partir du moment où on a montré à un enfant qu’il y avait des choses à faire dehors et qu’on y prenait plaisir, et qu’on pouvait faire des choses tous ensemble, si je sais qu’ils sont retournés entre copains au bord construire des bateaux ou attraper des poissons, pour moi j’ai gagné en fait. Enfin les enfants, les adultes, tout le monde, je veux voir tout le monde dehors !

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Centre de ressources Environnement

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