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Dans mon entreprise de transport maritime écologique

Jean a co crée et dirige aujourd'hui une entreprise de transport maritime éco responsable. Leur projet est de construire des navires plus efficaces et plus propres, dont un voilier, qui utilisera la vent comme source d'énergie principale.
Pour cela, il est notamment appuyé de Guilhem, responsable technique, et d'Adrien, responsable commercial. 
Ils nous présentent leur parcours scolaire, du collège au supérieur, leurs expérience professionnelles, leur métier et leur rôle dans ce projet innovant.



Je m'appelle Jean Zanuttini et je dirige une entreprise de transport maritime écologique.
Au collège, j'étais plutôt un bon élève. Je voulais voyager, je voulais découvrir le monde. Je voulais aussi être dans des environnements techniques, avec des engins à conduire, avec beaucoup de technologie. Ça m'intéressait énormément, et donc la marine marchande m'a intéressé à ce niveau là. L'école, la marine marchande, c'est une formation qui est assez hybride, c'est à dire qu'il y a du théorique, mais il y a aussi beaucoup de stages embarqués. Il y a trois années de cours après, il y a deux années embarquées au moins, voire trois ans. Puis, après une dernière année de cours. Donc on sort la dernière année, on a un diplôme d'études supérieures et on est déjà breveté pour être lieutenant sur tous types de navire, officier pont ou mécanicien, c'est à dire conduire le navire en haut, ou alors assurer sa propulsion en bas. Et il y a beaucoup de travail dans les deux dimensions.
Moi, j'ai un début de carrière de navigant, donc je naviguais comme marin sur des navires qui transportent des marchandises. J’ai navigué pendant 7 ans, puis après, j'ai décidé de changer de vie pour découvrir d'autres domaines et aussi exprimer un peu de créativité. J'ai fait surtout du travail de conception de navires, mais aussi dans les ports, avant de devenir dirigeant de la société actuelle.
J'ai créé l'entreprise, mais je n'ai surtout pas créé seul. Nous l'avons créé à 9. Ce n'est pas toujours le cas, des fois, c'est vraiment la vision d'une personne. Donc nous c'est une vision partagée, entre plusieurs collègues, entre gens qui partagent à la fois une culture et une vision. Donc, Néoline, c'est une société qui développe des solutions pour réduire les impacts du transport maritime. Alors, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a des projets et notamment un important, qui est un projet de voilier pour transporter du fret entre la France et les Etats-Unis. Et l'objectif avec ces voiliers, c'est de réduire de plus de 80% la consommation de carburant, en utilisant le vent, principalement en allant plus doucement pour consommer moins d'énergie.
Suivez-moi, je vais vous montrer mon métier et mon entreprise de transport maritime écologique. Bonjour.
Diriger une entreprise, ça consiste avant tout à organiser le travail d'une équipe et en être responsable et à leur permettre d'atteindre tous ensemble des objectifs: développer un chiffre d'affaires, développer une nouvelle activité, trouver de nouveaux clients. Voilà ce type de choses. Donc ce que j'ai à faire, c'est dans un 1er temps que chacun a les moyens de bien travailler. Donc, que chacun, à son poste de travail, à toutes les informations nécessaires pour qu'il puisse avancer. Donc, je m'assure la plupart du temps beaucoup de cela. Et puis, j'ai des relations directes avec la plupart des clients importants et aussi avec les investisseurs qui nous financent, qui nous font confiance et donc de les maintenir informés, de les questionner pour avoir les réponses qui nous permettent aussi d'avancer sereinement sur tous les sujets. Là on peut facilement penser, imaginer qu'on a des. Des navires à voile, typiquement, ça ne se fait pas, donc c'est ce qui nous motive aussi, c'est de réussir à faire des choses qui ne se font pas d'habitude. Et on est aussi une petite société. On doit financer des navires très grands et très chers, donc ça nécessite aussi beaucoup de travail pour réussir à convaincre des gens de nous confier les sommes qui nous permettent de construire ces bateaux. Et finalement, mon travail c'est beaucoup ça en fait, c'est convaincre les personnes, les unes après les autres, que notre projet va aller au bout et va apporter des choses positives pour la société et pour eux. Je vous propose de continuer chez Adrien.

Salut, je monte sur mon vélo et j'arrive vous présenter mon métier de responsable commercial. Alors moi, c'est Adrien Prot, je suis le responsable commercial. Pour moi, le collège, je l'ai un peu subi, on va dire je n'aimais pas spécialement l'école. Par contre, j'étais un élève qui écoutait beaucoup, qui participait beaucoup et c'est ça qui me sauvait puisque je n'aimais pas travailler chez moi. Donc il fallait que je compense un minimum pour pouvoir aller plus loin. Donc, quand il a fallu s'orienter, j'étais un peu perdu, en fait. J'ai redoublé ma seconde, j'ai rencontré de nouvelles personnes, j'ai eu de nouveaux profs aussi. Donc le commerce, en fait, c'est un professeur qui m'a dit, Écoute Adrien, t'aimes bien échanger, t’aimes bien négocier, t'aimes bien parler anglais, espagnol, etc. Pourquoi tu ne t'orienterai pas vers du commerce international ? J'ai commencé à explorer un peu ce domaine, voir qu'on pouvait voyager. J'aimais bien le voyage, voir que justement, il y avait des relations humaines. J'aimais ça. J'ai quitté le général pour aller sur technique sur un bac STG option mercatique. Ça ne m'a pas forcément beaucoup plus plu que ça, les cours de gestion, etc. mais je savais que c'était ce dont j'avais besoin pour aller vers le commerce international. J'ai reçu quelques échecs puisque je n'ai pas été pris dans les écoles que je souhaitais. Et le fait de travailler pendant quelque temps m'a finalement permis de remettre mes idées en place et de me rendre compte que finalement, je voulais dans le commerce international. Donc, j'ai décidé de repostuler pour un BTS commerce international, par ce que j'avais toujours ça en tête. Cette fois ci, j'ai vu plus large. Comme j'avais un dossier scolaire qui n'était pas forcément très béton, j'ai mis le paquet sur mon expérience professionnelle et sur les langues, parce que j'avais fait ma lettre de motivation en anglais, ce qu'ils demandaient pas forcément, et mon CV en anglais aussi. Donc, effectivement, ça a fonctionné. J'ai été pris dans plusieurs écoles cette fois ci. A la suite j'ai fait une licence, 2 licences même, pour me spécialiser vraiment dans le transport maritime international. J'ai travaillé pendant quelques années dans ce domaine et pour des raisons éthiques, j'ai décidé de le quitter, pour voyager, et à la suite de ce voyage qui m'a permis de remettre bien les choses en place, je suis arrivé dans cette société de transport maritime, mais cette fois ci, Éco responsable.
Je viens d'arriver, venez avec moi, je vais vous montrer mon métier de responsable commercial. Ça fait 3 ans maintenant que je suis responsable commercial. Une journée type, pour moi, c'est prendre mon vélo, venir travailler ici.
La première chose que je fais en arrivant, j'allume mon PC. Je lis souvent des mails le matin d'Américains. Je commence par lire ces mails, à y répondre, etc. Et puis ensuite, commence va dire vraiment la journée de commercial, où, comme l'idée, c'est toujours de faire de la prospection, donc aller chercher de nouveaux clients. Je vais aller voir justement quel salon pourrait me permettre de rencontrer ces personnes. Quels sites Internet a référencé différents clients, etc. Ou quel article de journal, puisque j'en lis beaucoup du coup, des journaux de presse transport. Qu'est ce qui pourrait me permettre, finalement, de trouver de nouveaux clients ? Et puis vraiment gérer le portefeuille, comme on dit. Le portefeuille c'est les clients existants, et donc les appeler, pour montrer qu'on est toujours là, qu'on a de l'intérêt pour eux et savoir s'ils ont des nouveaux besoins.
You're working on it with your team? Yes, Ok, alright, I'm waiting for your email then. Alright, yeah, bye, have a nice day.
Je ne travaille pas que dans mon bureau, devant mon ordinateur. Il m'arrive de me déplacer. Un nouveau client, je vais l'emmener sur le port, pour qu'il puisse visiter, pour qu'ils puissent être rassurés, et voir que sur ce port, en tous cas, on travaille bien, on est en sécurité parce que la sécurité sur un port, c'est ce qu'il y a de plus important.
Le port est adapté aux différents navires. Oui c'est ça. C'est un couteau suisse, c'est clair. C'est ça qui fait un peu rareté du port quand même, il n’est pas trop spécialisé, mais par contre, il y a des vraies infrastructures, et très diversifiées.
On se déplace beaucoup dans ce métier et beaucoup à l'étranger aussi, puisqu'on développe un service de ligne sur les Etats-Unis. Après, je ne suis pas un commercial itinérant, donc, je ne vis pas dans une voiture.
Et donc sur les navires, je ne sais si vous avez compris, nous, on développe un service de transport maritime, donc on va transporter du fret, pas des passagers. Et donc, dans ce transport maritime, on va transporter notamment des bateaux, on a signé un contrat avec un constructeur de bateaux qu'on chargera sur les navires pour exporter vers les Etats-Unis ou le Canada.
Pour moi, l'intérêt de travailler dans une petite entreprise dans ce domaine du transport international, c'est que l'on peut repenser les choses, on peut recréer la façon de travailler, les relations commerciales. Tout m'avait séduit dans cette société, que ce soit le côté éco responsable, justement, avec le transport maritime à la voile, mais c'est aussi la symbolique d'aller un peu moins vite et qui me plaisait vraiment énormément et me plaît toujours aujourd'hui, et tous les jours, j'ai cette même passion de me lever pour mettre ce projet sur pied. Je pense que maintenant, vous en connaissez assez sur mon métier, je vous laisse découvrir le travail de Guilhem.

Je vous emmène découvrir, mon métier de responsable technique. Moi c'est Guilhem Péant, responsable technique.
En 3ème, je ne rêvais absolument pas d'être marin, je voulais être vétérinaire et au fur et à mesure, en évoluant, je me suis orienté vers la mer. Donc, j'ai choisi la marine marchande, vraiment très tardivement. C'était un métier qui, quand j'étais adolescent, me paraissait inaccessible, et un jour, je me suis aperçu que je pouvais passer le concours d'officier de marine marchande, pour intégrer l'Ecole nationale supérieure maritime. Et j'ai passé ce concours. Je l'ai eu. Je suis arrivé à l'Ecole nationale de la marine marchande, dans une formation qui est très polyvalente, en 1ère année, il me semble qu'on avait 28 matières différentes, quelque chose comme ça.
J'ai navigué pendant une dizaine d'années, dans une grande entreprise française, jusqu'au poste de chef mécanicien. J'étais en charge de l'organisation générale, et à veiller à ce que le bateau fonctionne bien et que tout se passe bien. C'est le métier que j'ai fait pendant 15 ans. Aujourd'hui, je me suis arrêté simplement pour faire quelque chose qui m'intéresse encore plus. Quelque chose qui m'avait toujours frustré dans la navigation, j'entretenais les bateaux, mais je n'avais absolument aucun contrôle sur leur conception, sur leur fabrication. Et là, je suis passé au niveau de la conception et je peux enfin essayer de faire en sorte que les bateaux soient plus efficaces et plus propres. Aujourd'hui mon métier est assez divers, dans une entreprise comme celle-là, qui est une petite entreprise. Mais ma tâche principale, est d'être l'interlocuteur des chantiers et de choisir le chantier qui va construire le bateau. Comme c'est un bateau très particulier, les chantiers ont beaucoup de questions à me poser sur les différents aspects techniques novateurs que l'on veut mettre en place. En l'occurrence dans le cadre de mon travail, j'utilise des logiciels de conception assistée par ordinateur, la CAO, et là, je fais un plan de chargement pour vérifier l'optimisation des espaces cargaison dans notre navire.
Un autre aspect de mon métier, qui est directement lié à ce premier aspect, c'est de détecter et d'évaluer les technologies nouvelles, qui peuvent nous permettre de répondre à nos exigences environnementales. Je me renseigne moi-même d'abord, et après si vraiment la technologie semble un peu intéressante, je vais aller rencontrer les gens. Il y a une voile qui est en test à l'heure actuelle, ce concept de voile nous intéresse beaucoup parce qu'il règle énormément de problèmes liés à la manutention des voiles sur un navire comme le nôtre.
Donc, nous allons voir un prototype de voile qui est développé par les Chantiers de l'Atlantique. Ça fait partie de mon travail, de responsable technique d'aller visiter les différents fournisseurs et voir les évolutions possibles pour les matériels dont on va avoir besoin sur le nouveau bateau.
Dans l'équipe, comme nous sommes une petite structure, chacun a son domaine particulier de compétence, nous sommes complémentaires, mais nous travaillons peu quotidiennement ensemble. On échange beaucoup, avec Jean, dont le rôle est de centraliser les différents travaux en cours, de coordonner, de temps en temps nous avons des interactions et c'est pour ça que nous faisons une réunion hebdomadaire, pour savoir où en sont les uns et les autres et sur quels points on peut avoir besoin de l'assistance d'un ou plusieurs de nos collègues.
Contribuer à l'élaboration des transports écologiquement responsable, c'est quelque chose qui est très intéressant. On a la conviction tous les matins d'œuvrer pour quelque chose de bien. C'est ça qui me plaît vraiment aujourd'hui.
La solution qu'ils ont apportée est bien. C'est plus léger comme technologie du coup non ? Plus on va haut dans la voile, plus elles seront légères. Pour essayer d'avoir du creux sur la voile quand même. Super, donc, il va falloir savoir à quelle date ils pensent pouvoir être prêts.

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