346 vues

Ingénieur chercheur en sciences des matériaux

Tom travaille dans un organisme public de recherche. Elle travaille dans une équipe qui développe et valide des programmes informatiques qui permettent de modéliser un système de thermohydraulique.

Je m'appelle Tom Petit, je suis ingénieur chercheur en sciences des matériaux et je travaille dans un organisme public de recherche en Ile de France.

Je travaille dans le domaine de la recherche. Il y a plusieurs métiers qui interviennent dans la recherche. J'étudie comment les matériaux réagissent dans tel ou tel milieu. Et plus particulièrement, je travaille sur la rupture des matériaux irradiés. Les matériaux, une fois qu'ils ont été irradiés dans des réacteurs, dans des réacteurs nucléaires, on regarde comment se comportent les potentielles fissures vis à vis de cette irradiation.
L'objectif de ces problématiques, c'est d'assurer l'intégrité des centrales, de s'assurer qu'elles sont pérennes. Ça, c'est pour les centrales actuelles. Et puis, on va pouvoir aussi étudier de nouveaux matériaux pour concevoir les centrales du futur.On a des questions scientifiques, industrielles qui se posent par rapport à ces problématiques. Moi, je dois identifier des stratégies qui permettent de répondre à ces questions et idéalement d'y répondre.
Alors vous en êtes où ? Là, on vient d'installer la première goupille sur le mord.
Typiquement une question qui peut nous être posée : on va nous demander comment ce matériau là réagit en température et comment ça va évoluer avec l'irradiation. Naturellement, pour répondre à cette question là, on va tester un matériau qui n'est pas irradié à différentes températures. Et ensuite, on va tester ce même matériau une fois qu'il est irradié à différentes températures.
Donc là l'essai a commencé. On tire sur une éprouvette et on attend de voir à quel niveau de charge elle va casser. On a les courbes qui grandissent petit à petit, la pointe a cassé. L'essai, a priori, est réussi.

Le prochain travail après, c'est d'extraire les données de l'essai. Et donc là, après, c'est un travail qui se fait pas au niveau expérimental, mais plutôt au niveau des bureaux. Il faut également que je réalise des calculs. Il va falloir que je fasse des simulations sur ordinateur et donc identifier des actions très précises , ces différentes pièces d'un immense puzzle qui s'agencent pour répondre à la question initiale.

La particularité du domaine dans lequel je travaille, c'est qu'on travaille sur des matériaux irradiés. Les procédures sont assez nombreuses, qui permettent de vérifier en temps réel qu'on est dans un environnement sain. Et toutes ces mesures très concrètes permettent d'assurer une sécurité optimale.

Moi, typiquement, je travaille dans mon bureau, entouré d'autres ingénieurs. On est tous spécialisés dans des domaines un peu différents, et ce côté un peu pluridisciplinaire, ça, ça me plaît beaucoup. Et puis je vous parle d'expérience, de simulation, etc mais en fait le matin je commence par 1 h ou 2 h avec des mails. Les réunions, ça peut être avec d'autres collègues, si on veut travailler sur telle manip, telle expérience, quelles conditions vraiment on va étudier. Et puis de la rédaction de rapport. Il y a une part importante de mon travail qui va être rédactionnelle pour rédiger les propositions d'études ou pour rédiger les rapports d'études. Tout ça, c'est en anglais, c'est la langue internationale pour ce genre d'études. Et donc là, je travaille sur un article qu'on a en commun avec des collègues. On travaille sur un document qu'on a rédigé, il y a un gros travail rédactionnel avant et ensuite on s'envoie nos différentes corrections pour tenter d'améliorer petit à petit l'article.

Alors pour être ingénieur chercheur dans un organisme tel que le mien, il y a plein de parcours possibles. Mais on va dire que je fais vraiment le parcours, le parcours classique. J'ai fait mes deux ou trois ans de classe préparatoire, une école d'ingénieur au cours de laquelle je me suis spécialisé un peu sur un domaine et ensuite un doctorat de trois ans. Donc, tout comme je l'ai été durant trois ans lorsque j'ai fait ma thèse, maintenant, j'encadre des doctorants, on réalise des expériences ensemble dans le hall d'essais et ça, c'est vraiment la partie de mon métier que je préfère actuellement.

Si j'avais un conseil à donner à un jeune pour évoluer dans le domaine de la recherche, c'est de rester curieux, de s'intéresser un peu à plein de questions qui sont dans l'actualité scientifique. Il y a plein de trucs rigolos qui se passent et de garder une espèce de culture générale autour de autour de la science. C'est vraiment ça qui permet de garder la curiosité intacte.

Une vidéo
produite par

ONISEP

Liste des vidéos

Retour en haut