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Docu-fiction 360°: apprenti conducteur de machines d'abattage

Ce film appartient à une série de docu fiction. Un personnage interprète un apprenti et raconte son expérience parmi des professionnels dans leur environnement réel.

Ici, nous sommes dans une entreprise d’exploitation forestière. L’apprenti en Bac pro forêt souhaite se spécialiser pour devenir conducteur d’engins forestiers. Pilotage, abattage, ce professionnel est aidé par des machines de plus en plus informatisées. Mais il faut tout de même être extrêmement vigilant et respecter les règles de sécurité. Le conducteur doit également entretenir sa machine, préparer les chantiers et nettoyer le sol après son passage. 

Alors tu vois Paul, quand tu as un arbre qui est conformé comme celui ci, tu ne peux pas l'abattre d'un seul trait de scie. D'accord? Parce que tu vas l'abîmer. En fait. Donc. Tu vas commencer à lui faire: Trois traits de scie, ici, pas très profond. Et ensuite tu vas revenir derrière, et tu vas faire ton trait d'abattage à peu près à ce niveau là. Et comme ça, ça va le protéger.

J'ai toujours été attiré par les grosses machines car mon père travaillait dans le BTP mais moi je voulais quelque chose qui soit plus proche de la nature. J'aimais la forêt.

Moi j'ai fait un bac pro forêt à la fin de ma troisième. Et comme je voulais me perfectionner sur la conduite de machines de bucheronnage j'ai choisi la voie de l'apprentissage. Les premiers jours, j'étais super à cran. J'avais peur de casser la machine ou un flexible. Mais bon je m'en suis sorti. C'était des angoisses de débutant. C'est une activité ou on doit être tout le temps vigilant. On doit être soucieux du rendement de la machine, de la qualité des produits, du respect de l'attente des clients en quasi temps réel. A part tous les à côtés comme l'entretien, la préparation de chantier, le nettoyage du sol après la coupe, qui sont d'ailleurs très importants également, c'est le pilotage de la machine et l'abattage qui me donnent le plus de satisfaction. Là c'est vraiment super.

Je participe aussi à l'approvisionnement de toute la filière bois. Et pour moi le bois est un matériau noble et naturel. Chaque tas correspond à un produit différent, avec un cahier des charges différent. Là par exemple nous avons de la trituration. Ca va faire des panneaux d' OSB et des panneaux de particules. C'est de la palette, 2m40. Là nous avons du 3 mètres sciage ,ça va finir en planches, en charpente etc. Et là nous avons de la palette du deux mètres cinquante palettes. Malgré cette image de grosse machine dans la parcelle je sais qu'en France l'intervention est en adéquation avec les exigences environnementales et la gestion durable des forêts. Je participe à l'entretien des forêts pour les générations futures. Et puis j'ai le sentiment de faire partie d'une communauté, celle des forestiers. Je suis en contact avec un matériau vrai, le bois, et je participe au cycle forestier et à la gestion durable des forêts avec des engins forestiers de plus en plus technologiques. Je vis la modernité du métier de bûcheron. Il faut aussi préciser que les choses ont beaucoup changé. Le bûcheronnage surtout manuel peut apparaître trop physique. Mais le développement de la mécanisation a changé la donne. Nous travaillons avec du matériel moderne et très performant.

Là, dans la branche qu'il reste donc dans le rémanent pareil on ne peut rien en faire. Pour le coup. On tronçonne en morceaux de moins de 2 mètres de long.

Et on les met dans le cloisonnement.

Le travail sur la machine nécessite une concentration sans relâche. Mais l'informatique embarquée et le réglage permettent une assistance ultra performante. Etant un peu geek, j'aime bien maîtriser la technologie. C'est un métier valorisant ,on conduit des bêtes de machines au top de la tech. Les cabines sont aujourd'hui pensées avec une ergonomie maximale. Il y a même la clim. En forêt on ne passe pas inaperçu et on doit savoir expliquer au public ce que l'on fait que l'on s'inscrit dans une gestion raisonnée du massif que l'on ne détruit pas bien au contraire. Il y a aussi des échanges avec les propriétaires de parcelles et les acteurs de la filière bois.

J'ai vraiment fait le bon choix. Mon travail était en lien avec de grands espaces naturels, souvent des endroits magnifiques. Il faut aussi savoir être autonome car on est souvent seul. Le stress ce sont les pannes. Cela m'a appris à préserver le matériel et à être sérieux sur la maintenance préventive. Plus tard. Je me vois bien évoluer en tant que chef de chantier ou conducteur travaux. Mais bon. Pour l'instant je suis bien à piloter ma machine. Et du travail pour les gens qualifiés ça ne manque pas. En revanche ce n'est pas un métier qui est fait pour les casse cou. Autant il faut être capable de pousser la machine au max, autant il faut être très très rigoureux. Ce sont des engins qui coûtent une fortune et les règles de sécurité sont draconiennes. C'est vraiment un super boulot. Ils travaillent en forêt, quand comme moi on aime ça. C'est génial.

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FNEDT

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