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Attachée de presse

Lou est attachée de presse dans une grande maison d'édition. Sa mission: promouvoir les livres qui sortent chaque semaine auprès des journalistes afin qu'ils en parlent ! Un article dans un grand quotidien national, un reportage télé ou radio : l'attachée de de presse met ses compétences au service de l'entreprise, de l'organisme, de l'artiste ou de la personne qu'elle représente.

Je m'appelle Lou. Je suis attachée de presse dans une grande maison d'édition.
Mon métier, c'est de promouvoir des livres. Ça va être la mise en relation des auteurs avec les journalistes, tout ce qu'on appelle les influenceurs, les personnalités. Il faut avoir une bonne connaissance des journalistes, de quelle rubrique ils s'occupent. En fonction de la thématique du livre, on va l'envoyer à quelques journalistes ciblés en visant la personne qui nous semble la plus adaptée pour le livre en question. Après moi, je suis aussi au contact des auteurs, par exemple, pour leur soumettre le communiqué de presse, s'ils veulent faire des modifications dans leur biographie. Je leur envoie également les listes de presses pour qu'ils me donnent leur avis, s'ils pensent à d'autres gens. On en a envoyé un premier à une journaliste en urgent. Je pense qu'on va l'ouvrir. C'est la promotion presse qui commence. La promotion presse d'un livre, c'est aussi une histoire de rencontre qui se fait donc avec le public et les médias des fois et des fois, non. Nous, notre travail, c'est aussi de mettre plus de force quand ça ne se fait pas pour essayer d'avoir le maximum de retombées presse.
Le mois de septembre, c'est vraiment le gros de l'activité. C'est ce qu'on appelle la rentrée littéraire. C'est le moment aussi où il y a les prix et les Grands Prix d'automne. Il y a à la fois le travail avec les journalistes à réaliser et en même temps, les envois aux Grands Prix pour espérer récupérer un Grand Prix.
Les principales qualités d'une attachée de presse : il faut être organisée. Moi, j'ai mon agenda qui ne me quitte jamais avec les émissions, les dates de venues, par exemple quand certains auteurs n'habitent pas en France ou en région parisienne. Ça marche, à tout de suite. Au revoir, Philippe.
Il faut avoir un bon sens du relationnel aussi, parce que c'est vrai que notre métier, c'est aussi beaucoup de rassurer les auteurs. On peut aussi être amenées, par exemple, à les accompagner sur des émissions. C'est leur expliquer comment l'émission va se dérouler. C'est aussi un travail en étroite collaboration avec les autres services, notamment, l'édito pour récupérer les textes, les coordonnées des auteurs vu que ce sont eux qui centralisent les contrats ; avec la direction artistique également, quand on a besoin de visuels, des photos des auteurs pour la promotion.
C'est un métier où, effectivement, il est difficile de couper parce qu'on peut avoir des urgences tout le temps, à toute heure. On peut très vite se retrouver débordées. Il faut s'adapter et il faut un peu être toujours joignables. Je lui dis que tu arrives dès que possible. Il faut aussi être curieux, à la fois s'intéresser et découvrir en lisant des nouveaux sujets. Il faut aussi être curieux au niveau des médias. C'est vrai que nous, ces dernières années, on travaille de plus en plus avec ce qu'on appelle les influenceurs ou par exemple, plus récemment, les podcasts.
J'ai une licence de littérature. Après, j'ai fait un master en information/communication. J'ai commencé en étant stagiaire dans cette même maison. J'ai trouvé un premier travail, je suis resté six mois, donc je suis passée dans une autre maison d'édition et j'ai été rappelée par ma maison actuelle, c'est-à-dire la maison qui m'a formée. Ce qui m'enthousiasme le plus dans mon métier, je dirais, c'est toujours apprendre de nouvelles choses. C'est le contact avec les auteurs, les journalistes. Quand un auteur qui avait peu de presses jusqu'à présent obtient un beau papier, c'est vraiment le fruit de notre travail, en quelque sorte.

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