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Conductrice de travaux

Angélina est conductrice de travaux principale dans une société qui fait de la restauration de monuments historiques. Elle organise et suit les différents moyens techniques, humains et financiers nécessaires à la réalisation d'un chantier.

Bonjour, je m'appelle Angélina Barrier, j'ai 30 ans, je suis conductrice de travaux principale dans une société qui fait de la restauration de monuments historiques basée à Marseille. Là, nous sommes au palais de justice de Montpellier où nous faisons la réunion de chantier hebdomadaire en présence de l'architecte. Je m'occupe des chantiers sur les plans administratif, financier et technique. Techniquement, c'est le choix des matériaux entre différentes pierres, différentes façons de réaliser le changement de pierres par exemple. C'est un métier qui est central. Je fais le lien entre ce que mes équipes font et ce que l'architecte veut.

J'exerce mon métier 50 % en bureau, 50 % sur le chantier. Je fais beaucoup de kilomètres par semaine. Après, c'est un choix et c'est le plaisir de ce travail, le plaisir de chaque monument qu'on restaure et chaque challenge qu'on a pour chaque site. Sur le plan administratif, quand on ne réalise pas nous-mêmes les travaux, je m'occupe de trouver l'entreprise qui va réaliser les travaux pour nous. Gérer les finances du chantier, c'est gérer les dépenses et les recettes. Je fais la comptabilité des chantiers, les mortiers, les pierres, les salaires des ouvriers qui sont imputés sur le chantier. De l'autre côté, c'est ce que je facture au client. Idéalement, il faut que la facturation soit plus importante que les dépenses.

J'ai fait un IUT génie civil et après j'ai fait ma licence en lien avec le patrimoine et je l'ai fait en alternance. J'ai commencé assistante conductrice de travaux, je suis passée conductrice de travaux et aujourd'hui, je suis conductrice de travaux principale et donc je gère trois conducteurs travaux et deux assistants conducteurs travaux. C'est un métier d'expérience. Donc plus on a d'expérience, plus ça sera simple de pouvoir évoluer effectivement à son rythme.

- Oui l'endroit où le tube arrive.
Il faut être sociable, mais parfois savoir dire non. C'est moi qui décide en gros et c'est comme ça que je veux qu'on le réalise. Il faut être organisé. On a quand même entre cinq et huit chantiers en actifs à gérer. J'aime bien l'histoire où on peut découvrir le bâtiment, son vécu. Je participe à lui redonner vie, à lui redonner un éclat. Quand on voit la fin, c'est plaisant. Si on a bien fait notre travail, oui, il est parti pour longtemps, au moins 100 ans, on va dire.

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ONISEP Fédération Française du Bâtiment

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