31934 vues

Constructeur en béton armé

Romain est constructeur en béton armé, appelé aussi coffreur bancheur. C'est un maçon spécialisé dans l'utilisation du béton. Sur un chantier, il réalise des dalles, murs, poteaux... C'est un travail d'extérieur physique où il est lien avec différents corps de métier : électricien, grutier... Il faut être sérieux et rigoureux. Pas le droit à l'erreur avec des panneaux de 1,3 tonnes ! 

Bonjour, je suis Romain Julienne, j’ai 21 ans. Je suis constructeur en béton armé. On dit aussi coffreur-bancheur.

Je suis ici sur un chantier de 162 logements à Lyon. Pour construire un immeuble, on fait une dalle. Par-dessus, on pose des murs et ces murs, on les fait avec des banches. Ce sont des grands panneaux. On en place deux face-à-face et entre les deux, on coule du béton. Le chef de chantier nous dit le matin quel mur il veut faire. Et avec ça, on s’organise. On décoffre les murs réalisés la veille. Ensuite, on place les banches pour travailler dessus. Dans le mur, il y a toujours de la ferraille, il y a des portes ou des fenêtres si on est en façade. Il y a l’électricien qui vient poser aussi ses boîtes où il y a les interrupteurs. Le monsieur est en train de caler la laine de roche sous les portes. Si on ne faisait pas ça, le béton passerait en dessous. La porte va être remplie de béton. Il y a énormément de choses à faire. C’est toute la préparation, il ne faut rien oublier.

Ce n’est pas qu’un boulot physique. Il faut travailler avec la tête, c’est très important. On réfléchit, on évite des erreurs, on anticipe. Ensuite, aux alentours de 11 heures, on va placer une banche en face, ce qu’on appelle fermer le mur, pour ensuite couler le béton aux alentours de 14 heures. Il faut être volontaire, aller vite et être rigoureux à la fois. C’est physique. Il y a de la pression, mais c’est un bon travail. Ce qui me plaît, c’est d’être en extérieur, de bouger, de travailler en équipe. Toutes les banches, on les déplace avec la grue. Le grutier, on lui dit de monter comme ça. On lui dit de descendre en faisant un signe vers le bas. Il faut bien s’entendre. Il faut avoir confiance. Il lève 1,3 tonne si c’est un panneau. Mais si ce sont trois panneaux comme tout à l’heure, c’est quatre tonnes et quelques.

Une équipe, ce sont deux personnes. On se complète à deux. On ne porte pas les mêmes choses. C’est important d’avoir une bonne ambiance. Sur un chantier qui dure 13 mois, on se voit 13 mois. On travaille ensemble tous les jours.

Là, on est sur un béton bas carbone sur ce chantier. L’impact écologique, c’est un point important. C’est quelque chose de satisfaisant de construire. Des fois, quand on se balade à Lyon, on passe et on fait : "On a travaillé ici, on a travaillé là".

J’ai appris par mes études, le BTS bâtiment que j’ai fait en alternance. En ce moment, sur le chantier, je suis en formation chef d’équipe ce qui inclut plus de responsabilités, la lecture de plan. Je suis content. C’est ce que je voulais. Oui, je recommanderais à un jeune de se faire ce boulot. Si tu t’intéresses au métier, tu vas forcément évoluer. Le but ultime, c’est chef de chantier.

Une vidéo
produite par

ONISEP Fédération Française du Bâtiment

Liste des vidéos

Retour en haut