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VITRAILLISTE - MAÎTRE VERRIER

Les vitraux font principalement la réputation des édifices religieux. Ce jeu de lumières et de couleurs, on le doit au vitrailliste. Cet artisan joue avec du verre coloré, ou non, pour créer une ambiance et un décor particuliers.

Je m’appelle Claire Babet, je suis maître verrier. La spécificité de cet atelier, c’est d’être très bien placé en restauration conservation. Travailler sur des édifices prestigieux, la cathédrale de Chartres, la cathédrale de Tours, la cathédrale de Bourges, le musée des arts décoratifs, le musée de Cluny et beaucoup d’autres endroits en France. Puis également de développer toujours parallèlement à la restauration, la création contemporaine. On a 5 salariés. Les compétences sont à peu près les mêmes que dans d’autres ateliers, c’est l’organisation peut-être qui change. C’est-à-dire que chez nous les gens sont plus polyvalents, ils peuvent passer assez largement d’une opération à l’autre autant en restauration qu’en création. Enormément de facettes du métier qui me plaisent. Ce que j’aime le plus, c’est justement que ce soit varié. C’est –à-dire qu’on peut à la fois passer beaucoup de temps en peinture, ça j’aime beaucoup. A la fois restaurer des œuvres anciennes et ça c’est extraordinaire. Et puis on a aussi le côté pratique, où on va dans un édifice, où on le découvre, on le fréquente de très près, on fréquente une œuvre de très près donc c’est un métier très beau justement parce que tout est lié et qu’on voit vraiment du début à la fin un édifice, puis une œuvre vivre, se transformer et on voit la finalité. Alors la gestion de l’atelier, y compris la recherche de chantier et tous les suivis de chantier, me prennent à peu près un tiers voir la moitié de tout mon temps. Pour les clients, jusqu’à maintenant on travaillait beaucoup avec l’Etat donc on répondait à tous les appels d’offre qui sortent dans les journaux officiels, on continue à le faire. Et puis on est obligé de développer aussi une recherche de clients privés, donc c’est par contact, par démarchage, par exposition, salon. L’atelier a toujours formé des apprentis. On a embauché Thomas qui travaille en ce moment parce que régulièrement on essaie d’avoir un apprenti qui va travailler avec nous et suivre son cursus. C’est un plus parce qu’on a un jeune à qui on transmet et pour lui, ça lui permet d’avoir un bon démarrage dans son métier pour aller plus loin ensuite. Un jeune attiré vers le métier, le conseil principal, ce serait d’être très motivé, de construire son projet, de savoir où il veut aller et de faire une formation la plus complète possible avant de se lancer dans le métier parce que c’est un métier qu’on n’apprend pas en 6 mois. Même au bout de 2 ans ou 3 ans, on continue toujours à se former en atelier. Il faut vraiment avoir pris un cursus au départ qui donne de très bonnes bases dans le métier pour pouvoir aller le plus loin possible.