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SELLIÈRE ÉQUESTRE

Le sellier arnacheur fabrique tout les équipements nécessaires aux chevaux: les harnais, les selles… Un travail artisanal du cuir qui demande de la patience et de la précision.

Je m’appelle Gaëlle, j’ai 24 ans. Je suis sellier harnacheur. On fabrique tout ce qui est équipement pour les chevaux que ce soient les harnais, les selles, les bridons, les licols ainsi que les équipements éventuels pour la protection du cavalier et du cheval. Chez les Compagnons, j’ai appris le métier de sellier garnisseur. Ce métier consiste à refaire les intérieurs de voiture, les selles de moto, les intérieurs de bateau, les stores, tout ce qui est bagagerie aussi, sac à dos, etc. Tout ce qui a un rapport avec les matériaux souples textiles. Quand je suis rentrée de chez les Compagnons, je voulais me spécialiser dans le harnachement donc j’ai pu faire la formation au Haras du Pin comme sellier harnacheur. Cette formation dure sur un an en alternance et elle consiste à apprendre la briderie. Il faut aimer le travail bien fini, c’est un travail qui est très fin. Il faut être très patient. Je pense que ce sont les deux grandes aptitudes à avoir. C’est un métier qui évolue, il y a toujours des nouveaux matériaux qui arrivent, des nouvelles techniques de travail, on peut toujours améliorer le confort pour le cheval, le confort du cavalier. On peut toujours trouver des améliorations. Un Compagnon me disait souvent « on est apprenti toute sa vie », je pense qu’il avait raison. Dans 10 ans, j’apprendrai encore beaucoup de choses et dans 40 ans aussi. Si j’ai un conseil à donner à un jeune qui veut s’installer comme sellier harnacheur, au début, il ne faut pas hésiter à diversifier au maximum les secteurs d’activité. Dans l’ancien temps, il y avait beaucoup plus de chevaux donc un sellier s’occupait des harnais uniquement, un autre faisait uniquement les colliers, un troisième faisait les selles, etc. Maintenant, il y a nettement moins de chevaux, c’est un métier qui est devenu plus rare et plus spécialisé donc il ne faut pas hésiter à apprendre à tout faire. J’ai choisi le statut d’autoentrepreneur parce que c’est le statut qui permet de débuter gentiment dans la création d’entreprise sans prendre trop de risque. Ça permet de commencer à avoir une petite clientèle et ensuite de postuler pour un statut un peu plus élevé une fois que la clientèle sera fidélisée. Il faut arriver à se faire connaître. En ce qui me concerne, c’est beaucoup de bouche à oreille, des prospectus à distribuer dans les boîtes aux lettres, chez les professionnels, tous les moyens sont bons. La qualité du travail va y contribuer, ensuite ce sera à voir dans les années qui vont suivre.