Noter la vidéo Nombre de vues Commenter NOTER LA VIDÉO NOMBRE DE VUES COMMENTER J’aime sur Facebook (nouvelle fenêtre)
Vu 97563 fois
OK
DESCRIPTION TRANSCRIPTION

SALARIÉE AGRICOLE

Passionné de nature, doté d'une solide formation technique et assisté d'outils informatisés, l'exploitant agricole est un véritable chef d'entreprise, qu'il produise des céréales, des légumes, des fruits, du lait ou de la viande...

Céline Gatard, salariée agricole depuis 2 ans et demi. Au départ, je voulais me lancer plutôt dans la restauration, donc c’était totalement différent. Mes parents m’ont dit : « on ne te voit pas du tout dedans ». J’ai un peu fait la tête, on va dire. Donc ils m’ont dit, on te met dans un établissement de l’Etat. J’ai fait un BEP Agricole, après, moi j’ai fait un bac pro. C’est ce qui me plaisait et c’est vrai quand on sort de 3e, on ne sait pas trop dans quoi s’orienter, c’est vrai que ce n’est pas évident. Etre salariée agricole, c’est déjà être dans le domaine agricole. Salariée, c’est être sous les ordres de quelqu’un. S’occuper d’un élevage, en ayant des responsabilités aussi, ça c’est important aussi. Sinon, c’est les soins, c’est la traite, l’alimentation, le paillage. Tous les soins qui y a à faire en journalier. Après, il y a des journées d’exception, comme les inséminations. L’insémination, c’est surtout pour pouvoir améliorer au niveau génétique avec une meilleure production de lait, donc plus de revenus. Pour effectuer le métier de salariée agricole, faut tout d’abord aimer les animaux. Aimer, ensuite, tout ce qui est imprévu. L’organisation, la surveillance, la rigueur. Faut quand même avoir l’œil. Dans ce métier, il faut réagir au bon moment. Si on ne réagit pas assez tôt sur une bête, ça peut entraîner certaines choses comme au niveau de la production de lait, donc une baisse de production de lait ou même carrément la mort de l’animal, faut quand même intervenir assez vite. Le métier de salariée agricole, c’est quand même assez physique. Il y a des choses que, nous femmes, on n’arrive pas à faire, mais bon on essaie. C’est vrai que tout ce qui est soulever des charges lourdes, on n’est pas aussi costaud qu’un homme. Soit on en prend moins, par exemple comme les fourchées de foin ou des choses comme ça. Il y a des fois, on en ramène moins que les hommes, mais bon on fait plus de tours. Non, ça ne pose pas forcément de problèmes sauf que bon on y arrive toujours. Même pour conduire le matériel, on y arrive aussi, avec un peu de pratique, on y arrive. Il faut quand même que ça plaise, parce que une personne qui n’est pas motivée, elle fera du mauvais boulot. Moi, ce métier y me plaît parce que c’est au contact des animaux, on a des responsabilités quand même, c’est vrai que faut aimer l’imprévu, j’aime bien moi avoir de l’imprévu. Je suis très heureuse de faire ce métier là. Si c’est à refaire, je recommence.