Noter la vidéo Nombre de vues Commenter NOTER LA VIDÉO NOMBRE DE VUES COMMENTER J’aime sur Facebook (nouvelle fenêtre)
Vu 5453 fois
OK
DESCRIPTION TRANSCRIPTION

PARCOURS DE LICENCE PRO GESTION ENVIRONNEMENTALE DU PAYSAGE VÉGÉTAL URBAIN EN APPRENTISSAGE

Arnaud est apprenti dans un jardin botanique dans le cadre de la Licence Pro Gestion environnementale du paysage végétal urbain . Après un parcours en lycée général jusqu'en 1ère Littéraire, il se dirige vers une voie professionnelle en apprentissage : Bac Pro, BTS, Licence Pro. Il nous parle de son parcours en alternance, de sa formation et de son travail.

UNE VIDÉO PRODUITE PAR

Je m’appelle Arnaud. J’ai 23 ans. Je suis en licence professionnelle option gestion environnementale du paysage végétal urbain en apprentissage au jardin botanique de la ville de Lyon. J’ai commencé par une formation plutôt générale, donc au lycée avec une seconde générale et une première L. Je trouvais ça très intéressant mais des choses peu concrètes finalement et j’ai décidé de me diriger plus vers une voie professionnelle avec un BEPA (Brevet d’Etudes Professionnelles Agricoles) option aménagement paysager. Ensuite, j’ai continué avec un bac pro en apprentissage toujours dans les travaux paysagers. Un BTS aménagement paysager en apprentissage aussi. Donc j’ai fait quatre ans d’apprentissage avec le bac pro et le BTS dans une petite entreprise privée en Haute-Savoie. C’était une entreprise spécialisée dans l’entretien et la création de jardins de particulier. Faire cette licence, ce n’est pas réellement une suite logique, c’était une envie personnelle dans le sens où j’avais envie justement de dépasser le cadre du jardin de particulier et de m’intéresser plus à la gestion environnementale en général. Cette licence professionnelle prépare au métier de paysagiste sauf que ça peut être à différents niveaux, par exemple un travail dans un bureau d’étude donc prévoir un aménagement qui prend en compte tous les enjeux environnementaux ; un travail dans les collectivités territoriales, en entreprise privée aussi avec cet atout majeur de correspondre à des contraintes qui deviennent de plus en plus importantes de nos jours. Thierry Jourd’Heuil, enseignant en composition paysagère Arnaud est en perpétuelle interrogation donc il est déjà dans un recul par rapport à son travail, un recul sur son expérience. Il a une expérience professionnelle riche puisqu’il a commencé dans cette école et il revient avec cette expérience. Il a un regard d’ancien professionnel sur un futur professionnel. Il a envie de construire. Les élèves de la licence professionnelle sont des gens qui veulent construire. Vu qu’on parle beaucoup de biodiversité en cours, j’ai postulé dans un jardin botanique justement pour me rendre compte un petit peu de la biodiversité qui peut nous entourer. C’est vraiment complémentaire par rapport à ce que l’on peut voir en théorie, en cours. A la base, ici, je suis plus jardinier botaniste, c’est-à-dire que je suis surtout sur le terrain. Il s’agit d’entretenir les collections, de les mettre en valeur, de les partager avec le public, voire de les enrichir pour les gens qui ont les compétences. Après, je travaille plus particulièrement sur l’aménagement du jardin alpin. C’est un travail qui consiste à sauvegarder des plantes avant la réfection du chantier. Des plantes sont mises en terre, sont aussi nettoyées. C’est beaucoup de manutention de plantes, de travaux assez fins, il y a toujours la rigueur de bien respecter les codifications pour le bon suivi des plantes. Dans l’organisation de chantier du jardin alpin, il y a aussi la commande de nouveaux végétaux pour la replantation. Ensuite, je peux aussi aller faire du tri de graines. Au printemps, on fait de la mise en sachet pour le semis des plantes annuelles. Ce qui me plait ici, c’est le fait que ce soit un jardin ouvert à tous. On travaille vraiment pour un grand public. Dans cette licence, le principe de mon alternance jusqu’ici c’était toutes les deux semaines et après des plus longues périodes de 3 à 4 semaines en entreprise. On a beaucoup d’écologie urbaine, de gestion environnementale, de la botanique. Après, beaucoup de visites de parc, des cours d’anglais aussi. Moi l’anglais, jardin botanique, ça me sert parce qu’on a beaucoup de livres en anglais qu’on doit consulter donc il faut savoir se débrouiller en anglais. Les autres avantages de cette licence, c’est quand même qu’elle est régie par l’université d’Orsay Paris Sud, l’école Du Breuil et aussi un partenariat avec le Muséum d’Histoire naturelle. Ça fait un vrai cumul d’expériences sur des sites très riches. A l’apprentissage, j’y voyais l’avantage du salaire, ça permet d’avoir une certaine autonomie. Je suis parti de Paris à Annecy grâce à l’apprentissage, j’ai pu me prendre en charge assez facilement. C’est vraiment l’occasion de bouger, on est jeune et finalement décrocher des contrats d’apprentissage un peu partout en France, ça permet d’accumuler des connaissances différentes et de se créer un bon réseau professionnel. C’est une réelle bonne expérience pour trouver après du travail.