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PARCOURS DE LICENCE PRO CHIMIE EN APPRENTISSAGE

Myriam est travaille dans une PME du secteur des transport suite à sa Licence pro Chimie des Matériaux, option analyse de défaillance qu'elle a effectuée en apprentissage dans la même entreprise. Après un parcours en voie professionnelle : BEPA Option transformation de laboratoire , BTA Microbiologie Chimie, BTS Physico-Métalographe (ETSL) en apprentissage, elle nous parle de son travail et de son parcours.

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Je suis Myriam. J’ai 23 ans. Je suis technicienne supérieure en analyse de défaillances. Je travaille dans un laboratoire d’essai spécialisé dans le domaine ferroviaire et j’ai effectué une licence professionnelle métiers de la chimie des matériaux en apprentissage. Mon cursus scolaire a commencé par un équivalent de bac professionnel qui était plutôt orienté laboratoire de biologie alimentaire. J’ai essayé de faire plusieurs stages dans plusieurs domaines différents comme l’agroalimentaire, le médical. Et c’est quelque chose qui ne me plaisait pas forcément donc j’ai essayé de voir si au sein d’un laboratoire il n’y avait pas des domaines qui me plaisaient plus. Et j’ai essayé de regarder des BTS qui me convenaient. J’en ai trouvé un qui s’appelait BTS physico-métallographe. Donc je suis entrée dans ce BTS et j’ai redoublé ma première année parce que c’était un niveau de mathématique que l’on n’apprend pas en bac professionnel donc j’ai dû reprendre un niveau convenable de mathématique pour continuer après mes études. La première année était une année purement théorique, purement cours et la deuxième se faisait en apprentissage. Il a fallu trouver une entreprise. Mon école organisait des sessions d’échange entre étudiants et industriels et c’est là où j’ai rencontré mon futur tuteur. J’ai effectué mon apprentissage avec lui dans l’entreprise qui me recrute actuellement. J’ai poursuivi avec ma licence professionnelle en apprentissage. Au final, j’aurai fait deux ans d’apprentissage dans la société qui m’a embauché en CDI. J’ai choisi le domaine ferroviaire parce que c’était un monde que j’appréciais. C’est un monde qui fait voyager. Je pars souvent dans la France entière, c’est quelque chose qui me plaît. L’agence dans laquelle je travaille est spécialisée au niveau du domaine ferroviaire. Son rôle est d’homologuer le matériel roulant. Nos clients sont des compagnies ferroviaires, des assembliers ou des constructeurs de train ou de métro ou de tram, en fait tout ce qui se sert de rail. Quand mon neveu m’a posé cette question-là, j’ai dit que j’étais docteur des trains. Mon métier est de savoir pourquoi une pièce a cassé et d’essayer que ça ne se reproduise plus. C’est un travail d’enquête, donc il y a du terrain et de l’essai sur poste fixe donc l’enquête préliminaire, aller sur le lieu de la pièce. Si elle est sur un train, on va aller jusqu’au train pour aller la voir et puis il y a des tests ici. Pour ça, j’ai des outils à ma disposition, des microscopes optiques, des microscopes électroniques à balayage. J’ai tout un panel de test, d’essai à réaliser pour savoir ce qui ne va pas dans ma pièce. Une expertise peut durer de quelques jours à plusieurs mois, ça dépend de la complexité de la pièce et de la défaillance. Ma licence professionnelle était celle qui fallait faire pour mon métier actuel. J’ai pris une option analyse de défaillances et c’est ce que je fais actuellement. Marie-Laure Hosotte, Responsable de la licence Métiers de la chimie des matériaux Dans cette licence professionnelle, on est vraiment très axé sur ce qui se passe dans les entreprises. On va tout le temps voir nos étudiants en entreprise, on regarde ce qui se fait et effectivement on cherche absolument à ce que l’on fait en licence se retrouve en entreprise. On a les mêmes appareils, on a les mêmes techniques, on est vraiment adapté au monde de l’entreprise. Et c’est justement ce que les entreprises recherchent et c’est justement pourquoi les étudiants n’ont pas de souci à la suite de la licence pour trouver un travail. Pour exercer mon métier, il faut être méticuleux, organisé, avoir un certain sens de la rigueur, savoir travailler en laboratoire en étant en toute sécurité, bien mettre ses équipements de protection individuelle, respecter les règles. La sécurité, c’est quelque chose d’important à tous les niveaux dans mon métier. Je travaille pour la sécurité mais je dois être en toute sécurité pour travailler. Ce milieu a tendance à se féminiser. J’ai l’impression qu’il y a un gros projecteur sur la femme dans l’industrie et justement la mixité dans les entreprises. L’alternance s’adresse à toute personne qui a besoin de connaître un autre environnement, qui veut se familiariser avec un autre monde. Ça m’a permis d’être autonome financièrement, de pouvoir mieux assimiler mes cours, d’avoir une meilleure compréhension de mes cours théoriques, d’avoir des meilleures notes en cours pratique. Je pense que pour faire de l’alternance, il faut être curieux et avoir une sacrée énergie. Yann Cheynet, ancien tuteur de Myriam L’apprentissage finalement c’est qu’une longue période d’essai pour nous et ça permet en plus aux apprentis de s’habituer vraiment aux sites, à l’entreprise même. Dès la sortie de l’apprentissage, ils sont on va dire quasiment à 100% opérationnels dans un poste équivalent à celui sur lequel ils étaient en tant qu’apprenti. Je me suis toujours fixée un niveau d’étude à atteindre. Moi, je visais un BTS. En fin de compte, j’ai été jusqu’en licence parce que je me suis dit qu’une année de plus, je pouvais la faire. J’envisage, à terme, de devenir ingénieur par la validation des acquis au sein de mon entreprise. Un jour, je le serai. Dans 10 ans, j’y suis.