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MONTEUR SON

Le monteur son finalise le film en peaufinant la bande son. Il en amplifie certains, en diminue d'autres et recherche même de nouveaux sons pour enrichir son montage.

Ce que j’aime bien faire et ce que je fais le plus en ce moment, c’est du montage son. On rajoute des sons, on renomme les sons du tournage qui ont été faits si des ambiances ont été réalisées. On appelle des amis pour trouver des ambiances. Mon père est musicien, il écrit des contes pour les enfants et il fabrique des instruments de musique. J’ai été très tôt plongé dans la musique, la fabrication. Dès le lycée, j’ai commencé à m’intéresser à la régie des groupes, je faisais partie moi-même d’un groupe donc je faisais la sonorisation d’autres groupes et je jouais dans un groupe. Très vite, je suis allé chercher ce qui se faisait dans le son sans attendre les conseils d’orientation même en voulant avoir un parcours scientifique donc je me suis dirigé vers la section S. J’ai passé un BTS audiovisuel en option son en deux ans, ensuite à l’issue du BTS, toutes les propositions que l’on nous faisait dans le sud n’étaient pas très intéressantes donc je suis monté à Paris. Je n’avais pas connaissance du réseau et des écoles parisiennes, je ne visais pas le cinéma. Je visais plutôt la musique mais il s’avère que le réseau audiovisuel est plus orienté court-métrage dès qu’on arrive à Paris, c’est la première chose dans laquelle je suis tombé. Au bout d’un an, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas gagner ma vie avec le bagage bac +2, ça ne suffisait pas et je me suis retrouvé un jour dans une fête qui était dans les locaux de la FEMIS. Je me suis inscrit au concours dès le lendemain. J’ai arrêté mes petits boulots, je faisais aussi beaucoup d’intérim. Le concours s’étalait sur trois mois et en juin j’étais accepté à la FEMIS, puis 4 ans d’école et je suis sorti en 2007. La semaine type serait, tu es sur un film de 10h à 19h, le réalisateur vient tous les jours ou une fois tous les deux jours pour voir l’évolution du travail. Puis deux soirs par semaine, un soir c’est un rendez-vous avec un metteur en scène, réalisateur, monteur, c’est un peu entretien du réseau et deux autres soirs ça va être festival ou projection d’un film et dépanner un copain en faisant de la prise de son ou du montage son sur son projet donc la semaine est vite remplie. J’essaie de limiter pour préserver du temps car je viens d’avoir un enfant. Si tu ne te fixes pas une limite, il n’y en a pas. Je suis content de faire mon métier. Au bout d’un moment, on a certainement les oreilles qui fatiguent mais tant qu’il y a cette énergie, que l’on apprend avec des outils, que l’on apprend des autres et que nous faisons des rencontres, que nous rencontrons des univers de cinéma, c’est super excitant.