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MÉDECIN HUMANITAIRE

Généraliste ou spécialiste, le médecin humanitaire a un triple rôle : soigner des populations dans un contexte de crise, mettre en place des programmes sanitaires et former les équipes médicales locales. Recrutés par des organisations non gouvernementales (ONG) pour des missions de quelques mois ou d'un an, la plupart alternent missions humanitaires et exercice en France.

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Donc je suis médecin, gastro-entérologue et cancérologue. J’ai fait pendant 6 mois une mission avec médecins sans frontières qui est une association humanitaire, qui était une mission qui se passait en centre Afrique. Et qui s’occupait de patients atteints de tuberculose et du VIH. Quand on veut partir en mission humanitaire en tant que médecin, il faut pouvoir se dégager une période de 6 mois minimum de disponibilité. Moi j’avais pris contact avec différentes organisations humanitaires et comme mon profil correspondait, ils m’ont proposé cette mission en centre Afrique. Pour moi faire de la médecine humanitaire, c’était utiliser les connaissances que j’ai acquises ici et de le partager avec les médecins locaux et le personnel sur place. De transmettre un petit peu ce que je savais faire ou ce que j’avais appris à faire. Donc sur place, je travaillais dans un hôpital qui s’appelait l’hôpital préfectoral de Paoua. Les 2 premiers mois de la mission, j’ai formé le personnel soignant en leur faisant des cours sur la théorie médicale on va dire et puis ensuite on a réfléchi tous ensemble à comment annoncer ce genre de diagnostic de maladie du sida à ses patients et à comment introduire la tri thérapie. Les 4 mois suivants on a commencé de façon effective à dépister les patients et à les traiter. Les qualités qui faut avoir pour faire ce métier sont des qualités d’empathie évidemment, qualités d’adaptation dans un univers qu’on connaît pas forcément et puis faut quand même être solide parce que c’est vrai qu’on voit des choses pas toujours simples. Ce qui faut souligner aussi c’est que on vit entre 4 murs avec une équipe relativement restreinte donc y faut avoir une certaine facilité à la vie en communauté. Les contraintes de sécurité, c’était un couvre-feu à 17 heures, des déplacements en voiture uniquement et il était impossible d’être en dehors ou de la maison ou de l’hôpital. Quand on part là-bas, on n’est pas parachuté, on est préparé d’une part par les gens qui travaillent au siège et puis ensuite on est en contact permanent avec eux pour leur dire les difficultés qu’on peut rencontrer et puis pour leur communiquer un petit peu les avancées de notre travail. Quand on part en mission humanitaire pour la première fois, il s’agit d’un contrat à durée déterminée de 6 mois avec un statut de bénévole et l’ensemble des frais sont pris en charge par l’association humanitaire. Je m’attendais pas forcément à ce que j’ai découvert parce que j’avais pas tellement d’idées préconçues de ce que j’allais vivre. Il y a d’une part les Africains qu’on rencontre avec des histoires terribles, des histoires personnelles de guerre, mais il y a aussi des expatriés qui sont pas forcément des français, mais des gens qui viennent de partout, de plein d’autres pays d’Afrique et du coup en 6 mois tu rencontres plus de gens différents que tu ne l’as fait dans les 6 dernières années de ta vie souvent.