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JEAN-DAMIEN, TALE BAC PRO MAINTENANCE DE VÉHICULES AUTOMOBILES : PRÉPARER L'EXAMEN EN APPRENTISSAGE

Jean-Damien, 22 ans, a obtenu son BEP et est maintenant en dernière année du Bac pro Maintenance de véhicules automobiles en apprentissage. Il nous explique comment il se prépare à l'examen du baccalauréat professionnel malgré le rythme soutenu de l'alternance. Responsable pédagogique et Maitre d'apprentissage nous parlent aussi de l'examen. Ce film est le 6ème épisode d'un Web documentaire consacré à l'apprentissage.

Je m’appelle Jean-Damien Arnulphy. J’ai 22 ans. Je viens de l’île Maurice. Je suis en France pour faire mon bac pro en mécanique automobile. Je suis en alternance, donc une semaine au GARAC à Argenteuil et l’autre semaine à Massy Aéro 91 dans un garage. Mon but c’est d’avoir mon bac pro à la fin de l’année. Et ensuite de continuer par un BTS. J’étais à l’île Maurice en 3ème, j’avais beaucoup de difficultés. J’avais 9 de moyenne. Après avec mes parents, on a décidé de regarder ce que je pouvais faire. Je suis parti en BEP en mécanique parce que depuis tout petit j’aime bien la mécanique, démonter tout ce que je voyais. Comprendre comment ça fonctionne. Francis Dos Santos, Maître d’apprentissage Il y a beaucoup de jeunes qui font de la mécanique, qui sont là juste pour faire leurs deux années, puis ensuite c’est terminé. Ca ne les prend pas au cœur. Damien est motivé, il y va. C’est ça qui est bien. Quand j’ai fini mon BEP, j’avais 18 ans. Je ne me voyais pas travailler tout de suite, je voulais continuer à avoir de l’expérience, des connaissances. J’ai voulu continuer dans un bac pro, je suis venu au GARAC (Ecole Nationale des Professions de l’Automobile). Audrey Mencé, CPE au GARAC Les examens pour le bac pro se déroulent en contrôle continu, c’est ce que l’on appelle en CCF (contrôle en cours de formation) avec des épreuves ponctuelles. Donc en contrôle en cours de formation pour les bacs pro, ils ont tout ce qui est matières d’enseignement général du type maths et sciences. Ils ont également l’anglais et en ponctuelle, ils ont l’épreuve de français, d’histoire-géo et de technologie. Lorsque j’étais en BEP, j’ai passé un examen à la fin de l’année. Il y a beaucoup plus de stress, on se dit si on rate celui-là, c’est fini. Mais l’avantage du CCF, c’est que nous en avons plusieurs, si on en rate un, on peut toujours se rattraper au deuxième ou au troisième. A l’examen, c’est le professeur qui met une panne, donc ce n’est pas une panne connue. En entreprise, on a beaucoup de pannes. C’est la centième voiture qui vient avec la même panne, on cherche tout de suite et on la trouve rapidement. Mais à l’école, c’est le professeur qui la met donc c’est une panne qui ne peut jamais arriver. A ce moment là, il faut vraiment chercher. Guillaume Bottcher, Formateur au GARAC A partir d’une date dans l’année, on demande aux élèves qui sont intéressés s’ils veulent passer l’examen. La plupart du temps, on a des élèves qui sont prêts comme Jean-damien d’ailleurs qui a été le premier élève à venir, à aller de l’avant pour dire « je veux passer mon examen, la première séance, c’est maintenant, j’y vais ». Audrey Mencé, CPE au GARAC L’avantage, c’est que ça leur permet de se préparer. Ils sont préparés en cours d’année. L’inconvénient, je dirai, c’est qu’ils n’ont peut-être pas tous suffisamment conscience du fait que ce soit un examen parce que ça se passe comme une évaluation classique. Guillaume Bottcher, Formateur au GARAC Le but c’est l’obtention du diplôme dans des conditions idéales. Si l’élève est malade, je ne vais pas lui faire passer un examen. On va lui dire, passe plutôt dans deux semaines, tu seras plus à l’aise et c’est comme ça qu’on le conçoit. Ca peut m’arriver entre midi et 14 heures de travailler un petit peu. Je demande à mon maître d’apprentissage de m’aider dans certains termes ou certaines solutions que l’on peut apporter. Guillaume Bottcher, Formateur au GARAC En apprentissage, on est une semaine en entreprise et une semaine à l’école. Il y a du travail à fournir qui est supérieur à un lycée classique. Le français, l’histoire-géo, les maths, l’anglais, c’est important parce que ça compte à la fin de l’année même à l’examen. Donc si on les néglige, on ne va pas réussir, on n’aura pas son bac.