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DESCRIPTION TRANSCRIPTION

INTERPRÈTE DE CONFÉRENCE

Le traducteur transpose un texte d'une langue dans une autre et l'interprète adapte un discours oral. Grâce aux nouvelles technologies, ce métier a évolué et a élargi son champ d'intervention à l'audiovisuel, à l'internet, etc.

Je suis interprète et mon métier consiste à traduire, interpréter le discours, le message d’un orateur. Par exemple, ici, dans la salle. Je travaille avec le français, l’espagnol et l’anglais, dans cet ordre la. C’est-à-dire que le français est ma langue A. La langue A, c’est la langue maternelle vers laquelle on travaille toujours. On peut avoir une langue B, dans mon cas c’est l’espagnol. C’est une langue qu’on comprend parfaitement, qu’on domine presque parfaitement en la parlant. La langue C dans mon cas c’est l’anglais. C’est une langue qu’on doit comprendre parfaitement mais dans laquelle on ne travaille pas. Etant donné que ma mère était espagnole, j’avais les 2 langues plus ou moins dès la naissance, l’espagnol, le français. Donc mes parents m’ont tout de suite mis dans une école bilingue et l’idée de devenir interprète m’est d’ailleurs venue dans cette école puisqu’on a fait un voyage d’étude avec justement ma prof d’espagnol à Strasbourg au Parlement Européen où j’ai rencontré un interprète. J’ai pu écouter les interprètes et donc dès l’âge de 15 ans je savais que c’était ça que je voulais faire. Donc juste après le bac, j’ai intégré la fac. J’ai fait LEA pendant 3 ans. Ensuite, je suis parti en Angleterre 1 an pour obtenir une maîtrise ou en tout cas l’équivalent d’une maîtrise et seulement ensuite, j’ai intégré une école d’interprétation. C’est une école qui se fait en 2 ans et donc ensuite en 2001, j’ai intégré le marché du travail. Un interprète doit s’intéresser à absolument tout, puisque tout peut lui servir. C’est pas uniquement une connaissance grammaticale de conjugaison de la langue. C’est vraiment ressentir la langue. Quand on connaît très bien une langue, on peut parfois anticiper ce que va dire un orateur et ça, ça aide. Ce qui est bien, c’est que voilà, en étant indépendant, on est amené à travailler partout. Ca peut être partout dans le monde. Quand je dis partout, ça peut être tout type de conférence, des conférences médicales, politiques. Et donc c’est ça qui est bien, ce changement permanent. On n’est pas spécialisé.