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INGÉNIEUR PAPETIER

Maintenance, gestion, contrôle qualité, surveillance des normes environnementales... autant de fonctions que l'ingénieur papetier peut occuper au sein d'une usine de fabrication.

Je m’appelle Alexis Leburgue, j’ai 25 ans et je suis ingénieur papetier, responsable de la machine 5. La machine à papier sert à fabriquer du papier à partir de matière première qui est le bois. Une machine à papier ça fait partie d’un process complexe qui doit marcher en continu, donc c’est de l’industrie lourde. Quand la machine s’arrête, notamment lors des « casses » papetières, c’est du temps où on ne produit pas de papier, où on consomme de l’énergie, où on peut consommer également de la matière première. A 1 heure d’arrêt sur une machine à papier, c’est 12 000 euros de perte sèche. J’ai des objectifs à atteindre en terme de production ayant des critères, ce que l’on appelle QSE (Qualité-Sécurité-Environnement), c’est à dire avec le moins de réclamations possibles sur ce papier. Sécurité, c’est produire avec forcément l’objectif du 0 accident. Et environnement, parce qu’on doit faire en sorte de rejeter le moins possible, par exemple d’eau dans les égouts ou de fibres à l’égout. C’est à moi de faire atteindre ces objectifs à la machine à papier en m’appuyant sur une démarche d’amélioration continue, en m’appuyant sur un travail quotidien auprès des opérateurs. Il faut être plutôt ouvert et à l’écoute des personnes, humain aussi, parce qu’il y a des choses qui se passent en dehors même de la vie des 3/8 qu’on doit prendre en compte pour la gestion du personnel. Et enfin disponible, on peut être appelé dans la nuit s’il y a une grosse panne mécanique sur la machine et on habite généralement à moins de 15 minutes de l’usine. Ce qui me plaît dans ce travail, c’est que c’est à la fois du management et de la technique, contrairement à ce qu’on peut penser. Ingénieur responsable d’une machine à papier, c’est pas seulement du génie papier, on touche à plusieurs domaines, de l’hydraulique, de la mécanique, de l’électricité également. C’est un métier à la fois avec des bas, où on a beaucoup de pression, notamment quand une machine est arrêtée. Il y a aussi des hauts, des satisfactions, par exemple la gestion du personnel, quand on arrive à avoir des personnes qui sont formées et qui arrivent à résoudre toutes seules les problèmes au quotidien sur la machine. J’ai choisi une école spécialisée dans la papeterie « PAGORA ». La grande spécificité de cette école, c’est qu’on peut faire un cycle par apprentissage et ça permet surtout d’être plus rapidement opérationnel quand on est embauché par la suite. Les perspectives, à moyen terme, c’est de monter d’un cran, c’est à dire de passer d’ingénieur responsable d’une machine à papier à chef de fabrication où là on peut avoir la responsabilité de plusieurs machines à papier ou gérer un peu plus la planification de la production.