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DIRECTEUR DE PRODUCTION

Le directeur de production tient les cordons de la bourse. A la réception du scénario, il établit un devis du film, et doit s'y tenir. A lui de dire combien va couter un film. Il recrute et manage les gens, il doit réagir vite face aux imprévus, rebondir tout en gardant le cap et en veillant à ne pas dépasser son budget initial.

UNE VIDÉO PRODUITE PAR

Je suis Ludovic Douillet, directeur de production. J’ai 44 ans. J’ai 24 tournages à mon actif en tant que directeur de production, 22 longs-métrages et 2 téléfilms. Mon métier consiste à aider le producteur à pouvoir avoir une idée du coût du scénario qu’il a entre les mains. En fonction du projet et du casting, on fait une estimation. Une fois que j’ai fait l’estimation, le producteur va à la recherche de financiers pour pouvoir aboutir son budget. Une fois que le projet est estimé, le recrutement des chefs de poste a lieu. Les premiers qui viennent se mettre à mes côtés sont le premier assistant réalisateur qui met en place un plan de travail qui va déterminer le temps que ça prend, l’assistant réel gère le temps et le directeur de production gère l’argent. En parallèle, j’ai mon régisseur général qui va me permettre de faire un peu tout le suivi logistique et donc la faisabilité du projet (le nombre de décor, les autorisations, le gardiennage…). C’est ce qui se prépare en amont, mettre en place l’équipe. Lorsque je suis en tournage, ça devient un peu plus souple pour moi car tout est censé être relativement anticipé à l’avance. Lorsque les problèmes arrivent en tournage, normalement, je ne suis pas déjà acculé de mille dossiers. En gros, les choses qui peuvent arriver, un comédien malade, une personne qui ne s’est pas réveillée, la maison dans laquelle je dois tourner a pris feu. Rebondir en fonction des incidences. Le suivi, c’est un peu, j’attends la boulette. Je suis censé vraiment ouvrir le décor le matin, tout est en place, tout est à l’heure, tout démarre bien. Je reviens à l’heure du déjeuner pour avoir une discussion avec le metteur en scène, le premier assistant réel et dire on est en avance. Si on est en retard, quelles décisions devons-nous prendre ? Est-ce que la production a les moyens de payer des heures supplémentaires ou est-ce que la mise en scène va devoir faire des concessions et supprimer quelques plans ? Tu es quand même quelqu’un qui prend des décisions et qui donne un cap à toute une équipe donc il faut être rassurant, compétent, bien élevé et souriant. C’est un travail où il faut des connections, le hasard n’existe pas. C’est toujours plus facile pour la personne qui a des connaissances dans la profession, mais ce n’est pas une obligation. C’est surtout une question d’envie. Le plus dur en tant qu’intermittent au final, peu importe le corps de métier que tu choisisses, c’est d’intégrer un groupe. Bien sûr c’est du travail, on est dans le spectacle. Je vois ça comme un énorme cirque, j’ai l’impression d’être un peu un forain contemporain. C’est un métier qui fait un peu rêver parce que je peux me retrouver en fonction d’un film à Paris, en province, à l’étranger.