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CHERCHEUR EN SCIENCES DE LA VIE : LA POLARITÉ CELLULAIRE

" A long terme, des scientifiques feront le pas entre mes études sur la mouche et un cancer, ou une maladie, la surdité par exemple. "

Au sein des sciences de la vie, Yohanns Bellaiche s’est intéressé à la biologie, plus particulièrement à la formation et à la division des cellules ainsi qu’aux fonctions qu’elles remplissent dans l’organisme. Ces travaux s’appuient notamment sur l’étude des cellules de la drosophile, une petite mouche. « Donc là, je suis entrain de regarder un embryon de drosophile qui a été marqué. On met en évidence deux protéines. L’une étant verte qui marque la partie externe des cellules et une qui est en rouge qui marque plus la partie interne. En fait, grâce à ce microscope on peut effectuer des coupes successives depuis l’extérieur de l’embryon jusqu’à l’intérieur de l’embryon ». Ces dernières années, la recherche fondamentale a réalisé d’importants progrès notamment avec le déchiffrage de tous les gènes de chacun des 23 chromosomes de l’homme. Un travail long mais nécessaire pour guérir un jour la plupart des maladies génétiques. « C’est vrai que j’étudie la mouche, le poil de mouche. Mais, à long terme, je pense que d’autres scientifiques feront le pas entre mes études et un cancer ou une maladie, la surdité par exemple. C’est vrai que si on pouvait guérir les sourds ou comprendre pourquoi ils sont sourds grâce à mes recherches, j’en serai très heureux. C’est vraiment dans ce sens là que je fais de la science. C’est difficile de savoir quand on est étudiant si on est passionné par une matière parce qu’on est bon ou si on est passionné par une matière parce qu’on l’aime vraiment. Et c’est vrai que j’étais plus doué pour les sciences et j’aimais plus les sciences. Je préférais aller en cours de physique ou de biologie plutôt qu’en cours de français ou de langues, c’est clair. J’étais passionné, par exemple chez moi j’avais le kit chimie 2000 et j’aimais bien faire des expériences. Je ne pense pas qu’il y a un idéal du chercheur ou un idéal d’un ensemble de qualités que doit avoir un chercheur. Je vois autour de moi, je reconnais des qualités dans certains chercheurs. Par exemple, il y en a qui sont extrêmement doués pour l’observation, ils vont avoir une patience infinie donc ils vont pouvoir faire des observations à très long terme. D’autres vont être plus capables de faire des modèles et de formaliser le résultat d’une expérience. Il y en a d’autres qui vont avoir cette capacité d’intégration d’un ensemble de connaissances infinies donc il va être très utile comme référence. Et il y en a d’autres qui vont avoir des capacités à se poser des questions intéressantes, voir par exemple ce que j’expliquais tout à l’heure. Voir dans le fait que la mouche a des poils orientés, c’est une question et que ce n’est pas une observation simple, il faut creuser cette question. Ensuite, il y a l’intuition. Savoir quelle expérience il faut faire. Gérer la compétition, la gestion humaine, gérer les relations avec les gens, c’est un métier assez complet.