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CHERCHEUR EN SCIENCES DE L'UNIVERS : L'ORIGINE DE L'UNIVERS

"Le jour où j'ai eu le déclic, c'était en maîtrise, quand j'ai visité un laboratoire de recherche et que j'ai écouté un chercheur raconter son thème de recherche."

Hugues Leroux ne se destinait pas particulièrement à devenir scientifique. C’est en visitant un labo que sa vocation lui est venue. Sa compétence en science des minéraux lui sert à étudier les météorites et à reconstituer l’histoire de l’univers. « Alors, j’étudie des météorites. Ces objets sont constitués de faces solides et dans ces faces solides, la façon dont sont organisés les atomes, c’est révélateur de la façon dont ils se sont fabriqués, c’est-à-dire, selon la composition chimique, l’épaisseur de ces lamelles, on peut remonter à une histoire thermique de l’échantillon ». Connaître l’origine de l’univers, c’est aussi connaître celle de l’homme. Vaste programme qui nécessite la participation de chercheurs du monde entier, du temps et des moyens importants comme par exemple un télescope installé sur l’île d’Hawaï. Grâce à son miroir de 3 mètres 60 de diamètre et à ses caméras ultra perfectionnées, il nous permet d’observer la composition des étoiles ou des galaxies. « Si, je crois que dans la vie de tous les jours, c’est important de savoir d’où l’on vient, d’où vient notre planète. Pourquoi notre soleil est entouré de 9 planètes et pas 12. Je crois que c’est quand même des choses que tout le monde se pose et l’application est là. J’étais un élève qui était très moyen, j’ai même fait mon lycée en 4 ans. J’ai redoublé ma première, j’ai eu mon bac au rattrapage. J’étais médiocre en DEUG et je suis quand même allé jusqu’à la maîtrise. Et c’est simplement progressivement que l’intérêt s’est éveillé par rapport à la discipline scientifique. Le jour où j’ai eu le déclic, c’était en maîtrise quand j’ai visité un laboratoire de recherche et où j’ai écouté le discours d’un chercheur qui racontait ce thème de recherche. Et là, ça a été pour moi le déclic. J’ai poursuivi en DEA dans ce laboratoire. J’ai, ensuite, fait une thèse de doctorat sur cette thématique là. Je crois que les jeunes, il faut qu’ils viennent visiter les laboratoires tout simplement et de discuter avec les chercheurs pour qu’on leur raconte le métier, pour qu’on leur raconte les difficultés mais aussi les avantages. Parce qu’on a quand même d’énormes avantages, beaucoup de liberté pour travailler. On a du temps devant nous, c’est indispensable pour un chercheur d’avoir beaucoup de temps. Les jeunes, ils n’ont pas tellement de conseil à recevoir de nous. Ils ont surtout besoin d’encouragement ».