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BATELIER FLUVIAL

Les bateliers (aussi appelés mariniers) sont des amoureux des fleuves. Tour à tour techniciens, commerçants et gestionnaires, ils transportent des passagers ou des marchandises. Un métier entre tradition et modernité.

Je m’appelle Vincent Berthomier, j’ai 27 ans et je suis batelier. Ce métier consiste à transporter de la marchandise d’un point A à un point B sur tous les fleuves pouvant recevoir ce type de bateau. Je transporte beaucoup de marchandises en vrac, des céréales, colza, blé, orge. De temps en temps, on arrive à avoir des colis. Mes parents, mes grands-parents ont cette profession. Je savais que je voulais faire ce métier. Je n’ai pas cherché à faire autre chose. Je me suis lancé dans les études liées à la batellerie, j’ai fait un CAP de navigation intérieure et j’ai passé mes permis bateau jusqu’à 120 mètres. J’ai passé également l’attestation radar qui est obligatoire et la radiotéléphonie restreinte. Je suis mon propre patron, on est chapoté quand même par des affréteurs ou des coopératives. Nous sommes sur le terrain. Nous faisons notre transport. Nous n’avons pas forcément le temps ni les compétences requises pour démarcher des clients. Ils vont faire ce métier de commercial. Les qualités pour ce métier, il faut être passionné et très patient. Ce qui me plaît, c’est une certaine impression de liberté. En plein été, le fleuve ressemble à un lac, pas de vent, on a l’impression de voler sur l’eau, c’est magnifique. Nous n’avons pas une vie sociale comme tout le monde, on vit en famille. Je vis avec ma femme et ma fille, nous sommes ensemble. Les inconvénients de ce métier, c’est difficile de s’organiser dans la vie de tous les jours car nous ne savons jamais où nous serons. Nous passons à côté de certaine chose, par exemple les fêtes de famille, bien souvent nous sommes absents parce que nous sommes en navigation. Le projet de ce métier, c’est d’avoir un plus gros bateau. Si ça ne marche pas, je peux me recycler dans plusieurs branches telles que les bateaux à passagers, les convois dans des sociétés privées où il y a des équipages. Ce n’est pas un métier où l’on est prisonnier.