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AURÉLIE, ÉTUDIANTE EN BTS SANITAIRE ET SOCIAL (SP3S) EN ALTERNANCE VERSION ACCESSIBLE AUDIODESCRIPTION

Aurélie a 20 ans. Elle prépare un BTS en alternance. Née grande prématurée, les médecins n'ont jamais cru qu'elle marcherait un jour. Son parcours est relativement classique, parfois ralenti par les difficultés qu'elle traverse sur le plan moteur.Son stage en alternance, qu'elle a trouvé sur un forum pour l’emploi des personnes handicapées, lui a donné une nouvelle assurance : elle s'est « redressée » physiquement comme moralement.

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Je m'appelle Marie Sainte, Aurélie, j'ai 21 ans. Je suis actuellement en 2e année de BTS SP3S. C'est un BTS sur le secteur des prestations du sanitaire et du social. En premier lieu, je voulais faire un BEP pour être auxiliaire vétérinaire, mais j'ai pas trouvé d'école. Mon deuxième choix, c'était le BEP carrières sanitaires et sociales. J'ai effectué ce BEP. Ensuite, j'ai fait un bac pro SPVL. Ensuite, j'ai décidé de faire un BTS puisque je trouvais que c'était la suite logique de ce bac pro. Ça a été un choix bien réfléchi, ça n'a pas été une obligation. Aurélie, c'est une étudiante en BTS en 2e année, qu'on dispense ici uniquement par la voie de l’alternance. Elle est arrivée chez nous sans contrat d'apprentissage et elle a mis du temps à trouver sa place dans le groupe de formation, même à tisser des liens avec l'équipe pédagogique. Elle était dans son coin. Elle se donnait beaucoup de moyens pour décrocher ce fameux contrat d'apprentissage. Il fallait s'impliquer dans la formation et dans la recherche d'entreprise. J'ai pris 2 mois et demi pour trouver cette entreprise, que j'ai trouvée dans un salon pour le recrutement des personnes handicapées. Et j'ai signé mon contrat 3 jours avant la fin de la passerelle. À partir du moment où elle l'a signé, ça a été une révélation, ça a été une autre personne. Elle s'est mise à se redresser, à nous sourire, à tisser un lien de confiance, à s'installer dans le groupe, à s'affirmer davantage et à nous montrer à qui elle est. Personne ne savait si j'allais marcher un jour. J'ai marché très tard, à l'âge de 4 ans. Mon handicap est dû à une prématurité. La prématurité, ça a eu des impacts sur ma façon de marcher, sur ma capacité à être assez rapide pour assimiler et pour faire certaines choses. Donc au quotidien, quand je suis en formation, je prends un peu de temps pour écrire. Dans le milieu scolaire, c'est plus la rapidité qui pose problème. Je connais Aurélie depuis 6 ans. On était dans le même lycée. On a fait un BEP et un bac pro ensemble. Au début, les gens la regardent en se demandant comment elle va être, mais vu qu'elle est au même niveau que tout le monde, voire au-dessus, elle a réussi à s'adapter pour dépasser ses difficultés. Quelqu'un de timide va avoir du mal à s'épanouir dans une de ses activités et va devoir prendre sur lui pour avancer. Moi, c'est un peu pareil, avec ma maladie. Elle est arrivée chez nous fin novembre-début décembre, donc l'équipe a fait en sorte qu'elle se sente à l'aise rapidement. Tout le monde avait dépassé rapidement son handicap. C'est un collaborateur comme un autre, en apprentissage. Elle est embauchée dans le cadre d'un poste de gestionnaire action sociale, donc avec des tâches administratives et une montée en compétences particulièrement sur l'appréhension des dossiers d'aide individuelle. On pensait peut-être qu'il y avait besoin d'un poste informatique adapté. Elle n'a pas souhaité. Mais elle est venue me trouver à un moment en me disant : "Le poste de travail, ça va super, mais à l'école, j'ai besoin d'un outil informatique avec un logiciel adapté, et là, je suis vraiment coincée. Tout se fait naturellement. On a une mission handicap. Tout le monde a travaillé en cohérence pour qu'elle puisse obtenir son logiciel et son outil informatique. Le contact avec les gens, c'est vraiment important. C'est ce qu'il faut faire en premier lieu, puisque le social, c'est pas assister une personne dans ses difficultés, c'est l'accompagner, la considérer en tant que telle et donc...mettre à profit mes connaissances et l'aider à évoluer. C'est pas faire à sa place. Mon rôle, c'est de lui expliquer ce que je sais et de lui donner les outils, en fait, pour améliorer sa situation. C'est pour vous informer qu'il manque des éléments pour votre demande. Je pense qu'Aurélie avait envie de pouvoir se confronter au monde du travail et de pas avoir seulement l'aspect théorique des choses. Elle a réussi à abattre des montagnes pour pouvoir arriver là où elle en est aujourd'hui. Et clairement, je la pousse pour qu'elle continue après le BTS parce qu'elle a des capacités et surtout une véritable motivation. Dès qu'on m'a dit qu'elle avait un handicap, j'ai fait en sorte qu'elle fasse tout comme les autres enfants. Je me suis dit qu'un enfant qui a un handicap, il faut pas trop le chouchouter, le materner, de façon à ce que l'enfant, en grandissant, évolue tout seul. Donc j'ai toujours fait comme avec les autres sœurs. Par rapport à son handicap et tout ce qu'elle a passé, je me rends compte qu'elle veut aussi aider les autres. Elle a suivi cette voie pour ça. Donc je suis contente. Je me dis : "Tous les efforts que j'ai faits... sont positifs." J'ai conscience qu'avec mon handicap, je peux peut-être pas tout faire, mais je peux peut-être adapter certaines choses. Mais en général, j'essaie tout le temps, et puis pour l'instant, j'ai pas encore trouvé quelque chose qui "me dépasse".