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APPRENTIS EN EUROPE

"Mettez de l'Europe dans votre contrat d'apprentissage" Des apprentis vous parlent de leur expérience au Pays-bas, en Angleterre, en Norvège, en Suède.

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Centre de formation des apprentis du bâtiment de la Grande Tourrache, près de Toulon, depuis trois ans cet établissement organise pour ses élèves des stages en entreprise à l’étranger. - Christopher Anquet, apprenti en deuxième année de brevet professionnel électricité est parti parfaire sa formation au nord de l’Europe. « Dans le cadre d’un stage à l’étranger, je me suis retrouvé en Norvège afin de travailler dans une entreprise pendant trois semaines. Ca s’est bien présenté. Les gens étaient accueillants. On a un peu eu du mal la première semaine et ensuite, ça s’est bien passé ». Aujourd’hui en BTS au CFA de Saint Lô, Freddy Pommier a séjourné en Suède à l’occasion de son bac pro cuisine. Un séjour rendu possible par le programme européen Léonardo Da Vinci. « Le programme Léonardo est un stage qu’on effectue à l’étranger dans l’un des 25 pays de l’union européenne. J’en ai entendu parler par un professeur qui est venu me présenter le projet en cours. C’est vrai que c’est un vrai défi que je me suis lancé au départ ». Au programme, trois semaines dans les cuisines d’un restaurant gastronomique à Stockholm. Mais avant de partir, Freddy a d’abord du convaincre son maître d’apprentissage. « Mon patron, quand je lui ai présenté le projet, était tout à fait enthousiaste mais en contrepartie, il fallait que je m’arrange à bien apprendre leur méthode là-bas de façon à les reproduire en France ». Direction Exeter, dans le sud de l’Angleterre. Ici, ce sont les élèves du CFA de Saint Jouan Des Guérets près de Saint Malo, qui viennent se frotter aux méthodes de travail britanniques. Anne-Sophie Solier en deuxième année de bac pro commerce fait partie du voyage. « Chaque année, il y a 12 élèves qui peuvent partir à l’étranger. Là, c’est bien précis, c’est Exeter en Angleterre. J’ai eu la peur de ne pas être prise parce que je ne parle pas très bien l’anglais, même pas du tout donc c’est pour ça je me suis dit : je n’irai jamais là-bas ». « On parlait un peu avec les mains. On avait du mal à se faire comprendre et à comprendre les gens aussi ». (Christopher Anquet) A Utrecht, aux Pays-Bas, les élèves de l’Institut de formation à l’artisanat de Bruz près de Rennes participent eux aussi au programme européen de mobilité des apprentis dans l’union. Mélanie Démots qui prépare un brevet professionnel de fleuriste a soigneusement organisé son voyage. Au bout de quelques jours seulement, elle est totalement autonome. « Une fois que le premier jour s’est bien passé et que les transports en commun, j’ai vu qu’en fait, ça se passait bien, que c’était simple et puis que c’était tout le temps les mêmes lignes donc du coup après ce n’est qu’une question d’habitude. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en arrivant ici. Je ne savais pas si les gens allaient être chaleureux, s’ils allaient me laisser faire des bouquets. Qu’on ne me parle pas, qu’on me laisse dans mon coin, c’est vrai que ça j’avais un petit peu peur. Et puis en fait pas du tout. Tout le monde a fait des efforts pour me parler. J’ai fait des bouquets tout de suite, donc super bien. Là, on voit que leur technique est complètement différente. Donc, elle a commencé par faire une ligne de feuillage. Elle a inséré ces trois fleurs justes bien alignées. Pour ces bouquets là, cette technique là, elle est super rapide. Vous avez vu en combien de temps elle fait son bouquet ». Pour Freddy, le stage a été l’occasion de découvrir une autre cuisine et de nouvelles saveurs. « C’était une cuisine gastronomique. J’ai travaillé quelques produits nobles comme la truffe, le homard, le caviar que je ne connaissais pas. J’ai découvert aussi beaucoup de spécialités suédoises comme du saumon mariné aux herbes, beaucoup de pain aux céréales ». Quant à Anne-Sophie, les méthodes de vente anglaises teintées d’un flegme et d’une distance toute britannique sont encore pour elle une source d’étonnement. « Le comportement avec les clients est très différent parce qu’il n’y a aucun contact. Le jeudi de la première semaine, je disais toujours hello ! Good bye ! Et la dame qui s’occupe de moi me disait, non juste un sourire, pas besoin de dire bonjour ni au revoir ». Même si les techniques apprises sur place ne sont pas toujours applicables en France, les élèves du CFA de Saint Jouan Des Guérets sont unanimes le stage est un atout pour leur future vie professionnelle. « Au niveau expérience professionnelle, ce qui est bien, c’est qu’on voit une autre méthode de travail parce que les anglais ne travaillent pas du tout comme les français. C’est mise en rayon et principalement, on va dire le marchandisage, tout ce qui est l’entretien du magasin contrairement à la France où ça va être plus service à la clientèle en priorité ». « Dans le CV, tout de suite ça va montrer qu’on a bougé un peu et on a vu d’autres choses ». (Anne-Sophie) « C’est une chance énorme de pouvoir aller travailler en Angleterre, au niveau de l’anglais et expérience professionnelle. C’est particulièrement apprécié par les employeurs ». Le programme du séjour laisse aussi une large place à la découverte de la ville, de ses habitants et de son climat si particulier. « Soit il pleut, soit il fait super beau. C’est soit l’un, soit l’autre ». ((Anne-Sophie) Un parcours touristique qui ne serait pas tout à fait complet sans une petite visite dans un des incontournables pubs du centre ville. « C’est vrai d’un point de vue personnel, je me rends compte que ce n’est pas si dur que ça et c’est un truc qu’on a peut-être une fois dans sa vie ». « C’est vrai que moi je n’osais pas trop partir quand même. Travailler à l’étranger, ça me paraissait un peu bizarre et en fait ça se fait très bien. J’ai vu que je pouvais y arriver dans un pays étranger et que ce n’était pas si sorcier que ça. On s’habitue vite ». (Mélanie Démots) « Quand je suis revenu, mon employeur m’a trouvé changé. Sûrement ayant plus de confiance en moi. Des expériences comme ça ne sont que positives à mille pour cent. Ca m’a donné le virus du voyage. J’ai toujours envie de partir maintenant, j’ai envie de voyager, j’ai envie de bouger, j’ai envie de pousser les frontières, de pousser les portes. Allez visiter, allez travailler à l’étranger, allez découvrir des choses nouvelles. Moi, ça me fait rêver. C’est magique ». (Freddy Pommier)