Noter la vidéo Nombre de vues Commenter NOTER LA VIDÉO NOMBRE DE VUES COMMENTER J’aime sur Facebook (nouvelle fenêtre)
Vu 10972 fois
OK
DESCRIPTION TRANSCRIPTION

CHERCHEUR EN SCIENCES CHIMIQUES : DE NOUVEAUX COMPOSANTS ÉLECTRONIQUES

" Je me suis révélé à la recherche plus sur mon côté intuitif et ma connaissance de la chimie que sur mon côté très pointu mathématique ou abstrait. "

Gabriel Ferro s’est passionné pour la chimie dès le lycée. Aujourd’hui, il met au point de nouveaux matériaux pour l’électronique. Parmi eux, le carbure de silicium. Bon conducteur de chaleur, le carbure de silicium supporte aussi d’importantes tensions électriques. Le carbure de silicium est idéal pour remplacer les composants électroniques des ordinateurs ou les filaments des ampoules. Mais aussi pour fabriquer des moteurs d’automobile ou d’avion plus résistants, plus économiques et moins polluants. « Je dirai que j’ai été brillant jusqu’en terminal. En fac, je l’étais un peu moins. D’ailleurs, j’ai fait fac et pas une école d’ingénieur. Mais d’un autre côté, c’était un bon point de faire fac parce que ça permet de ne pas avoir un carcan trop technique au niveau ingénieur. J’ai eu une culture plus générale, de là à dire que j’étais mauvais, non c’est faux. Mais je n’étais pas exceptionnel, ce qui veut dire que je me suis révélé à la recherche plus tard, mais plus sur mon côté intuitif et connaissance de la chimie plutôt que du côté très pointu mathématiques ou abstrait. Avoir le poste au CNRS a été simple et pas simple. Mais en même temps, je savais qu’il fallait que j’ai une expérience extra laboratoire, dans un autre pays ou dans un autre laboratoire donc j’ai fait en sorte d’avoir cette expérience, d’acquérir une expérience non seulement en science mais aussi de parfaire mon anglais. Même si c’est paradoxal, au Japon on parfait son anglais. Quand j’ai postulé, je pensais avoir l’expérience suffisante et j’ai été pris au CNRS. La concurrence entre les jeunes chercheurs existe. Mais en fin de compte, elle n’est jamais très violente. On est concurrent mais sans vraiment être adversaire. En recherche, dans mon domaine, je considère que je suis heureux. C’est-à-dire que non seulement j’ai un travail qui me motive tous les jours, qui ne m’ennuie pas même si de temps en temps on fait des tâches répétitives. Globalement, je suis heureux quand je compare avec des amis qui sont très stressés. Moi je ne le suis pas. Je ne considère pas forcément que je travaille tous les jours, je considère que de temps en temps je m’amuse. Je suis motivé par moi-même. Ce ne sont pas mes supérieurs qui me stressent ou qui me motivent. Donc, je dirai faites de la recherche et pas seulement de l’emploi.