Noter la vidéo Nombre de vues Commenter NOTER LA VIDÉO NOMBRE DE VUES COMMENTER J’aime sur Facebook (nouvelle fenêtre)
Vu 110650 fois
OK
DESCRIPTION TRANSCRIPTION

ASTROPHYSICIEN

Raphaël Galicher, jeune chercheur en astronomie et astrophysique à l'Observatoire de Paris, nous accueille sur le site de Meudon. Son travail contribue au développement de nouveaux télescopes.

Je suis astronome à l’Observatoire de Paris sur le site de Meudon. Je ne mets pas mon œil derrière le télescope comme on pourrait se l’imaginer. Et moi je me situe au tout début de la chaine donc au début où on cherche à avoir l’idée de l’instrument pour répondre à une question donnée. Où on l’optimise de manière informatique par simulation numérique et la partie expérimentale d’optimisation. Derrière mon travail, il y a les gens qui vont installer les instruments, les tester sur différents télescopes avant d’aller sur les grands télescopes et d’observer. Si on fait des observations aujourd’hui, c’est toujours pour répondre à une question physique qu’on se pose. Donc pour cela, on observe le ciel et on observe l’objet qu’on a envie d’étudier, soit une galaxie, soit une étoile, soit autre. Au quotidien, j’optimise sur ordinateur des instruments que l’on cherche à mettre sur des grands télescopes. Pour ça je simule vraiment l’instrument. J’imagine que j’ai la lumière qui arrive qui passe dans mes différentes lentilles, dans les différents diaphragmes. Une fois que mon instrument est optimisé, je vais le tester en laboratoire. Je commente des optiques qui me permettent de réaliser concrètement mon instrument. Une fois encore, je l’optimise mécaniquement j’ai envie de dire. Une fois qu’il est optimisé là, c’est la fin de mon travail puisque je passe la main à des gens qui vont aller l’installer sur les télescopes. Alors bien sur, je ne fais pas tout ce travail tout seul. Quand je suis dans la partie concrète, que je construis vraiment l’instrument dans le laboratoire, j’interagis avec des ingénieurs mécaniciens, opticiens et d’autres chercheurs. Je ne suis pas le seul sur les projets. D’un astronome, comme compétence, on nous demande de savoir interagir avec différents corps de métier. Le chercheur a une idée, il va voir différents corps de métier, par exemple un mécanicien pour construire une monture, pour tenir une lentille. Cette lentille a été dessinée et commandée par un ingénieur opticien et donc tout le monde doit travailler ensemble. Et à la fois le chercheur et les ingénieurs doivent réussir à interagir, donc à communiquer. J’ai choisi ce métier un petit peu par hasard. Je me suis laissé porter par le flot. Pour y arriver, j’ai fait une classe préparatoire scientifique à Nice. Il se trouve qu’un de nos enseignants travaillait à l’observatoire de la Côte d’Azur. Il m’a mis en contact avec d’autres personnes pour des stages qui ont eu lieu plus tard. Donc j’ai travaillé 6 mois à Hawaï dans un autre télescope, puis ensuite j’ai été mis en contact avec d’autres personnes pour faire une thèse, un doctorat à l’observatoire de Paris et depuis je travaille à l’observatoire de Paris. Ce qui me passionne dans l’astronomie, c’est une fois de plus pouvoir enseigner et réussir aussi bien à partager avec mes collègues sur mon sujet de recherche qu’avec le grand public quand on l’accueille à l’observatoire de Paris ou avec mes étudiants quand je suis en cours.