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CADREUR

Un panoramique réussi, un mouvement de travelling impeccable... c'est l'oeuvre du cadreur qui assure la prise de vues. Un métier très convoité au cinéma, mais qui est plus accessible en reportage ou sur un plateau de télévision.

UNE VIDÉO PRODUITE PAR

Je m’appelle Gilles, je suis cadreur sur des plateaux télé. Un cadreur fait un cadre. Un cadre doit être net, composé et stable. Donc net, la mise au point est faîtes. On fait une mise au point pour que le visage par exemple d’une personne soit net. Composé, c’est-à-dire qu’on cadre la personne d’une certaine façon avec une hauteur de regard dans le cadre et des choses graphiques. Stable, c’est-à-dire que l’image soit le plus stable possible. Moi, je suis cadreur intermittent du spectacle, c’est-à-dire je n’ai pas de société, je ne suis pas engagé, je ne suis pas en fixe dans une société parce qu’il y a des cadreurs qui sont permanents dans une société. Moi, je ne suis pas permanent, je bosse pour toutes les sociétés qui veulent bien m’embaucher. Elles m’embauchent à la journée. Donc la caméra, on est relié par un casque avec la régie, le réalisateur et la scripte. Moi, je le mets à droite, c’est la poignée de zoom, c’est pour serrer sur un sujet ou élargir, faire une image plus ou moins grosse ou petite. Et sur l’autre côté, sur l’autre bras, on appelle ça des bras, il y a un report de commande de mise au point pour faire la mise au point. Sur un plateau, mes principaux interlocuteurs, c’est en premier lieu, je dirai le réalisateur et après, il y a les assistants autour aussi avec qui on a besoin de travailler, de demander certaines choses, mais c’est surtout le réalisateur. Un prompteur, c’est ce moniteur avec le texte de la présentatrice qui se reflète dans la glace donc elle peut le lire, comme ça elle n’a pas besoin de le connaître par cœur. Ma caméra est là et l’objectif est à l’intérieur, derrière la glace, ce qui fait qu’on ne voit pas et ça permet d’avoir un reflet du texte. Je suis amené à travailler et sur des caméras lourdes et des caméras légères. Même sur des travellings, des chariots sur un rail qui roulent qui permettent de faire des images en mouvement. J’obéis à des ordres qu’on me donne dans le casque par le réalisateur qui me demande va filmer telle personne ou tel endroit du plateau. J’amène aussi de la créativité, il attend de moi que j’amène de la créativité dans le cadre, c’est-à-dire que je vais lui proposer des cadres, et après il me dit si lui il trouve ça joli ou pas, il les prend ou il ne les prend pas. Je pense que pour être un bon cadreur, il faut être un bon photographe. Etre attentif, c’est-à-dire d’être vraiment vigilant sur tout ce qui se passe pour pouvoir être à l’heure quand il se passe quelque chose sur le plateau et savoir proposer des cadres au réalisateur qui soient jolis, qui aident l’émission, qui servent l’émission. Peut-être les contraintes qu’on pourrait trouver, c’est les horaires parce qu’on a des fois des émissions tard, des émissions qui durent longtemps. On fait parfois des tournages longs avec beaucoup d’heures. J’ai fait un bac cinéma, des études de lettres. Une formation assez rapide de cadreur, en 2-3 mois dans une école de formation. Ensuite, avec des stages et des rencontres, je me suis mis à faire ce métier.