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EUROPE : MOBILITÉ POUR TOUS - RÉMI PINEAU, STAGIAIRE FRANÇAIS EN ESPAGNE

Après un BTS, Rémi effectue un stage d'insertion professionnelle dans l'hôtellerie à Barcelone (Espagne). Cette expérience de mobilité européenne, mise en oeuvre par un organisme de sa région, est financée par le Programme Léonardo. Ce séjour lui a donné confiance en lui !

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Je m'appelle Rémy, j'ai 22 ans, je suis de Bordeaux. Depuis 3 mois, je fais un stage en management d'hôtellerie à Barcelone. Voilà, il est 7 h 20. La salle de bains. Il y a du boulot...Avec le directeur que j'ai, je dois être impeccable : rasé de près, chemise assortie à la cravate, etc. On va partir. Avant, toujours, bien sûr, le petit check-up pour voir si tout va bien. Ça va bien, on peut y aller. J'ai eu mon BTS en négociations et relations commerciales en juin. C'est un professeur de mon lycée qui nous a dit :"J'ai tel projet à vous proposer, je peux vous aider à partir à l'étranger." J'ai fait un CV et une lettre de motivation, j'ai envoyé tout ça dans des hôtels à Londres, en Espagne, etc., et j'ai eu une réponse positive de Barcelone. On va à l'arrêt de bus, j'espère qu'il est pas encore passé. Qu'est-ce qui se passe ? Mon bus est passé, donc on va prendre le train pour le rattraper et le prendre un peu plus loin. C'est la bonne journée ! Merci, au revoir. Je suis parti grâce à l'ADAST, qui dépend de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Bordeaux et propose à une centaine de jeunes, chaque année, de partir dans divers pays, dans divers secteurs d'activité, pour des stages de 6 à 8 mois, avec à la clé un certificat d'études complémentaires à l'étranger. Pour moi, ce stage s'inscrit entre ma vie lycéenne et ma vie professionnelle. C'est la passerelle entre les deux. J'ai de la chance d'avoir un stage avec autant de responsabilités. Je m'occupe de l'équipe des femmes de chambre, de la propreté de l'hôtel en général. Nina, je vais vérifier une chambre ! Il faut nettoyer sous le lit. Et ensuite ici. Je crois qu'il y a... Oui ! Dans le travail, ce qui est différent, c'est la mentalité des collègues, qui sont plus attachés à leur emploi. Ici, c'est un peu difficile au niveau économique. Et en termes de management, la partie qui m'intéresse le plus, on peut appeler les gens le soir, leur dire : "J'ai besoin de toi demain, tu peux venir ?" "Tu peux aller dans tel autre hôtel ?" Les gens sont très flexibles. C'est l'heure du repas, il est 12 h 30. Je vous les présente, puisqu'on mange ensemble. Alors, on a Miriam, d'Uruguay. On a Omayra, de Colombie. - Je suis du Maroc ! - Du Maroc. La pratique de la langue, au début, ça a été un frein. J'ai très vite arrêté l'espagnol à l'école. Cette langue ne m'attirait pas plus que ça à la base. Mais j'y ai pris goût et sur place, c'est facile d'apprendre une langue. Donc après, pourquoi pas trilingue ? Maintenant, c'est une motivation. Pour un jeune, avoir un directeur qui a changé de pays sans parler la langue, c'est une success story. Alors vous avez trouvé quelque chose ? Là... C'est quoi, ça ? Non, c'est pas OK. Lui, il a vérifié la chambre et m'a mis que tout était parfait. Moi, je lui démontre que c'est pas parfait, que c'est jamais parfait. Ça commence mal. Pour toi, ça, c'est OK ? J'ai l'habitude de leur parler en espagnol, puisqu'ils sont ici en stage pour apprendre non seulement la culture, la partie professionnelle, mais aussi la langue. Je pense avoir changé, gagné en maturité. J'ai plus confiance en moi. Avant, j'étais un élève moyen. Je séchais les cours, je faisais pas ce qu'il fallait... Maintenant, j'ai pris goût au travail bien fait, aux responsabilités, ce qu'avant, je n'aimais pas trop. Sans me jeter de fleurs, je pense évoluer en bien. 20 h 45, on peut y aller. Salut l'hôtel ! L'hôtel est super bien, tout est super propre ! Si j'ai un conseil à donner aux jeunes, sans être un génie ni quoi que ce soit, c'est de se dire que c'est possible. C'est, chaque jour, des souvenirs. Pas une seule fois je me suis dit : j'aurais dû rester en France. Venez !