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CITÉ ORIENTÉE - ALEX, 22 ANS, FUTURE RÉDACTRICE DE PRESSE ?

Alex, 22 ans souhaiterait devenir journaliste en presse écrite. Un milieu qu’elle imagine difficilement accessible sans passer par une école de journalisme.

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Je m’appelle Alexandra, j’ai 22 ans et j’habite une semaine à Montrouge, une semaine à Bagneux ; une semaine chez ma mère, une semaine chez mon père. Ma mère est assistante de direction et mon père est autoentrepreneur dans l’électricité. Je pense que je suis quelqu’un d’honnête, franc et curieux mais parfois ma curiosité peut dériver vers l’indiscrétion. J’ai commencé à écrire vers l’âge de 13 ans, j’écrivais des livres de fiction. Ensuite, plus tard, je me suis rendu-compte que j’aimais bien le lyrisme et j’écrivais des choses qui me concernaient un peu moins fictives. En fait, lorsque j’ai fait mon stage de 3ème à France 3 dans le journalisme au JT, ça m’a bien plu et je me suis dit que j’aimerai peut-être faire du journalisme. Après, vouloir faire du journalisme en presse écrite, c’est venu un peu plus tard au lycée lorsque je me suis rendu-compte que vraiment j’aimais écrire. Je suis en première année de master de lettres modernes appliquées parcours journalisme à la Sorbonne. C’est un master professionnel. Au premier semestre, nous avons cours, puis au deuxième semestre, nous sommes en stage obligatoire. J’ai préféré plutôt m’orienter vers le journalisme que vers le métier d’écrivain parce que je pense qu’on peut plus vivre du journalisme. Ensuite, je pense que le métier d’écrivain ne m’aurait pas déplu. Je peux toujours écrire des livres à côté. Pour être journaliste, je pense qu’il faut avoir un bon relationnel avec les gens, il faut être très curieux et avoir une bonne culture générale. Si je rencontrais une journaliste dans le web, j’aimerai bien qu’elle me parle de ce qu’elle pense de l’avenir du journalisme surtout en presse écrite. J’aimerai qu’elle me parle un peu du data journalisme que je ne connais pas vraiment. J’aimerai savoir aussi s’il y a une différence entre la façon d’écrire sur le web et sur le papier. J’aimerai aussi qu’elle me parle du salaire d’un journaliste. Il y a une journaliste que j’aime bien qui écrit pour Libération qui s’appelle Sabrina Champenois. Elle utilise pas mal le lyrisme dans ses articles. J’aimerai bien pouvoir écrire comme ça. Le fond, c’est forcément important. C’est pour cette raison que l’on écrit un article, c’est pour informer. J’attache quand même une importance assez forte à la forme. C’est quand même pour ça que je veux faire de la presse écrite. CHAIMA AHMARCHI (Meilleure amie d’Alex) Alexandra était une élève très assidue qui voulait toujours réussir. Dès qu’elle avait une mauvaise note, elle voulait se rattraper, ce qui fait qu’elle se dépassait toujours plus. L’année dernière, nous avions parlé de la police. Je sais qu’elle voulait tenter l’école de police et je l’avais vivement encouragé dans ce domaine parce que je trouvais que ça collait bien avec son caractère, avec sa personnalité. Elle est fougueuse, pleine de vitalité, prête à se battre pour ses valeurs donc je trouvais que ça collait bien, donc je l’encourageais. Mais c’est vrai que je l’encourageais plutôt pour le journalisme. Le journalisme est fait pour Alexandra, c’est ce que je pense. Pas parce que je suis son amie, mais depuis que je la connais, elle a toujours aimé écrire. Elle a toujours eu ce besoin et elle a toujours aimé ce contact avec l’actualité. La curiosité, c’est sa plus grande qualité comme son plus grand défaut. Je trouve que pour être journaliste, il faut cette notion de curiosité sinon ça ne sert à rien. Mais c’est son plus grand défaut parce que par moment il faut garder son jardin secret. J’ai lu des articles d’Alexandra qu’elle postait sur un réseau social, par moment on va avoir des écrits qui vont être assez fluides mais plats, sans un renouveau on va dire. Et dès qu’Alexandra écrit quelque chose, on sent cette vitalité, cette fougue. ALEXIS BROCAS (Professeur d’Alex – Journaliste) J’ai eu Alexandra comme élève dans le cadre des cours que je donnais à la Sorbonne. Depuis cette année, j’ai donné des cours d’écriture journalistique et d’initiation aux techniques journalistiques. Vous vous doutez bien qu’il est difficile de juger quelqu’un entièrement sur ses notes, Alexandra m’a rendu tous les devoirs qu’il fallait et même davantage. J’ai un système de notation un peu particulier dans lequel mes élèves peuvent me rendre tout ce qu’ils veulent et je note. Alexandra m’a rendu beaucoup de devoirs, en particulier plusieurs synthèses et elle a terminé l’année, si je me souviens bien, avec une moyenne de 14, ce qui est une des meilleures notes. C’était une très bonne élève qui était présente aux cours, ce qui n’est pas évident parce que je ne faisais pas l’appel pendant mes cours donc les élèves venaient s’ils voulaient et Alexandra a été présente, je crois, à quasiment tous les cours. Elle m’a fait l’effet de quelqu’un plutôt volontaire, de plutôt discret mais en même temps qui n’hésitait pas à me rendre des choses et à signifier sa différence ne serait-ce que par quelques détails vestimentaires. C’est quelqu’un qui semble avoir un fort caractère. Je pense que c’est aussi pour ça qu’elle m’a demandé de lui donner des cours, c’est pour que l’on baptise une revue, qui à la base devait être une revue papier, on a vite perçu les avantages du net et donc on en a fait une revue en ligne qui est une revue culturelle sur le quartier de la Sorbonne, sur le quartier Latin. C’est organisé comme une véritable revue, c’est-à-dire qu’il y a des chefs de rubriques qui se sont déterminés, des élèves qui se sont décrétés journaliste pour certaines rubriques et ensuite ils sont tous partis enquêter dans leur sens et ils ont ensuite rapporté leurs articles. Ça avait l’objectif d’être à la fois culturel et décalé. Je dois avouer que j’étais très heureusement surpris par le résultat. Il y avait des choses excellentes, très amusantes. Et bien sûr Alexandra a abondamment participé à cette revue. Après se dessinent vite des caractères particuliers, vous sentez bien que ça va accrocher, que ça va marcher et il me semble qu’Alexandra est parmi ceux-là. LE PARISIEN MAGAZINE.FR (Paris 75) Donc là, on se trouve dans la partie papier du magazine Le Parisien. Avant la réunion de la rédaction, il y a aussi des réunions le lundi, des réunions de service, par exemple service sociétés où on propose nos sujets au chef de service. Et ensuite la deuxième réunion le mercredi où on propose nos sujets cette fois-ci aux rédacteurs en chef. Pendant mon reportage, le photographe a fait une sorte de making of. Donc je vais aller montrer les photos à Mathilde qui est au web pour qu’elle me montre comment on peut alimenter mon article sur le site internet du Parisien Magazine. MATHILDE BOIREAU (Data journaliste) Qu’est-ce-que tu penses de l’avenir de la presse écrite ? Je ne pense pas que la presse écrite va mourir demain parce qu’on aura toujours besoin de journaliste papier. Simplement, je pense que le web n’est pas l’ennemi de la presse écrite. Il y a des choses qui peuvent se faire en synergie. C’est assez compliqué parce que le web a un peu changé la façon d’écrire pour les journalistes, ce sont des phrases plus succinctes et beaucoup plus directes. Après le web au contraire offre une super plate-forme d’expressions. Il y a des blogs, ce n’est pas un gros mot, beaucoup de journalistes tiennent des blogs où ils peuvent s’exprimer. Il y a des genres qui ne sont pas forcément dans notre culture, des éditos, des chroniques. Le web n’est pas contraint par le format, tu peux écrire assez long. Est-ce-qu’ il y a une différence entre la façon d’écrire sur le web et la façon d’écrire sur le papier ? Oui totalement. La première chose, c’est qu’il existe des contraintes techniques. En fait, ce qui fait rester sur une page quand on tourne un magazine, ce n’est pas du tout la même chose que ce qui incite le lecteur à cliquer sur un lien donc il y a des formes d’écriture beaucoup plus rapides et très codifiées mais ce n’est pas pour autant que les articles vont devenir juste des listes à puces et juste des phrases qui font trois mots. Est-ce-que tu peux m’expliquer ce que tu fais dans le web ? Je fais beaucoup de choses complètement différentes, c’est-à-dire que ce ne sont que des métiers qui gravitent autour du journalisme, mais il y a plein de spécificités. Je ne fais pas qu’écrire des articles. Ce qu’on a vu pour Le Parisien magazine, je fais l’édition web, je fais également ce que l’on appelle Community Manager, c’est-à-dire s’occuper des réseaux sociaux, Facebook, twitter…Après, je suis aussi data journaliste. La matière première du data journaliste est les chiffres. Ça se présente de façon un peu barbare avec des feuilles Excel ou des gros tableaux avec beaucoup de chiffres dedans. Mais en fait, c’est très porteur d’informations. Je suis en Master à la fac, master journalisme, est-ce-que tu penses que c’est compliqué de trouver du travail dans le journalisme quand on sort de fac ? Après fac ou école, je n’ai pas fait d’école de journalisme et j’ai trouvé un emploi assez rapidement. C’est une situation un peu à part, mais l’école de journalisme en fait offre une très bonne formation technique, très professionnalisant donc c’est forcément un plus. Après, est-ce absolument nécessaire ? Je ne pense pas et j’en suis un peu l’exemple. Ce qu’on attend surtout de la part des étudiants récemment diplômés, c’est d’être très ouvert d’esprit, d’être très curieux, vraiment aimer l’actualité et de montrer que l’on sait s’adapter à plein de situations changeantes car la presse change beaucoup. Depuis que je veux faire le métier de journaliste, on n’arrête pas de me répéter que c’est bouché donc ça me fait un peu peur mais si je veux vraiment y arriver, je pense que je peux le faire et c’est juste une question de motivation. J’ai trouvé le travail de Mathilde intéressant mais pour l’instant le web ne m’attire pas forcément. Je me dis que je ne vais peut-être pas avoir le choix plus tard parce que le web est plus un métier d’avenir que la presse écrite. J’attends les résultats du CELSA qui est une école de journalisme et si ça ne marche pas je retenterai des concours d’école l’année prochaine. J’ai parlé avec des journalistes qui m’ont dit que c’était quand même mieux de faire une école que juste l’université. Parce que je pense que c’est plus facile d’accéder après au métier que si on sort de la fac.